Le Carême avec Dilexi Te – Cinquième dimanche

20 Mar 2026

Poursuivons notre temps du carême avec Léon XIV et son exhortation apostolique :

Dilexi te, Je t’ai aimé.

Notre monde est particulièrement marqué par la guerre, par la mort. Pour ce cinquième dimanche du carême, le dernier avant la fête des Rameaux, nous vous invitons, avec les évêques de France, à prier et à jeûner d’une façon particulière pour la paix, et à poser des gestes concrets de solidarité auprès des communautés du Moyen-Orient.

Parole de Dieu

Marthe dit à Jésus : « Seigneur, si tu avais été ici, mon frère ne serait pas mort. Mais maintenant encore, je le sais, tout ce que tu demanderas à Dieu, Dieu te l’accordera. »

Jésus lui dit : « Ton frère ressuscitera. »

Marthe reprit : « Je sais qu’il ressuscitera à la résurrection, au dernier jour. »

Jésus lui dit : « Moi, je suis la résurrection et la vie. Celui qui croit en moi, même s’il meurt, vivra ; quiconque vit et croit en moi ne mourra jamais. Crois-tu cela ? »

Elle répondit : « Oui, Seigneur, je le crois : tu es le Christ, le Fils de Dieu, tu es celui qui vient dans le monde. »

(Jn 11, 21-27)

Prière

Seigneur Jésus, 

Par ta mort et ta résurrection, tu as fait triompher le bien sur le mal.

Tu nous donnes l’Esprit Saint Consolateur, qui ne nous abandonne jamais, nous réconforte dans nos besoins et nous fortifie par sa grâce.

Vois la souffrance de populations entières qui, écrasées par le poids de la violence, de la faim et de la guerre, implorent la paix. 

Donne nous d’écouter leur cri, de prier et d’agir pour que cesse toute violence et que ceux qui souffrent puissent retrouver la sérénité.

Toi dont le cœur frémit de compassion, rends-nous capables de transmettre ta consolation, de montrer que la paix est possible et qu’elle germe en chacun de nous si nous ne l’étouffons pas. 

Donne aux responsables des nations d’écoutent tout particulièrement le cri de tant d’enfants innocents, afin de leur garantir un avenir qui les protège et les console.

Certains que Tu ne manqueras pas de susciter des cœurs et des mains qui apportent aide et consolation, des artisans de paix capables de réconforter ceux qui sont dans la souffrance et la tristesse, nous voulons adresser notre prière à notre Père : “Que ton règne vienne !”.

D’après Léon XIV,
Jubilé de la consolation, 15 septembre 2025

Dilexi Te

Dieu est amour miséricordieux et son projet d’amour, qui s’étend et se réalise dans l’histoire, consiste avant tout à descendre parmi nous afin de nous libérer de l’esclavage, des peurs, du péché et du pouvoir de la mort. Le regard miséricordieux et le cœur rempli d’amour, il s’est tourné vers ses créatures, prenant soin de leur condition humaine, et donc de leur pauvreté. C’est précisément pour partager les limites et les fragilités de notre nature humaine qu’Il s’est fait Lui-même pauvre, qu’Il est né dans la chair comme nous, que nous l’avons connu dans la petitesse d’un enfant couché dans une mangeoire et dans l’humiliation extrême de la croix, là où Il a partagé notre pauvreté radicale qui est la mort.  

Léon XIV, §16

Pour aller plus loin…

L'option préférentielle de Dieu pour les pauvres

On comprend bien pourquoi on peut aussi parler théologiquement d’une option préférentielle de Dieu pour les pauvres […] Cette “préférence” n’indique pas une exclusion ou une discrimination envers d’autres groupes, qui seraient impossibles en Dieu. Elle entend souligner l’action de Dieu qui est pris de compassion pour la pauvreté et la faiblesse de l’humanité tout entière et qui, voulant relever et inaugurer un Règne de justice, de fraternité et de solidarité, a particulièrement à cœur ceux qui sont discriminés et opprimés, demandant à nous aussi, son Église, un choix décisif et radical en faveur des plus faibles.

Léon XIV, §16

Sainte Thérèse de Calcutta

Sainte Thérèse de Calcutta, canonisée en 2016, est devenue une icône universelle de la charité vécue jusqu’à l’extrême en faveur des plus indigents, des exclus de la société. Fondatrice des Missionnaires de la Charité, elle a consacré sa vie aux mourants abandonnés sur les routes de l’Inde. Elle recueillait les rejetés, lavait leurs blessures et les accompagnait jusqu’à leur mort avec une tendresse qui était prière. Son amour des plus pauvres parmi les pauvres a fait qu’elle ne s’est pas seulement occupée de leurs besoins matériels, mais elle leur a aussi annoncé la bonne nouvelle de l’Évangile : « Nous voulons annoncer la Bonne Nouvelle aux pauvres : que Dieu les aime, que nous les aimons, qu’ils sont quelqu’un pour nous, que, eux aussi, ont été créés par la même main amoureuse de Dieu pour aimer et pour être aimés. Nos pauvres gens, nos splendides gens, sont des gens tout à fait dignes d’amour. Ils n’ont pas besoin de notre pitié ni de notre compassion. Ils ont besoin de notre amour compréhensif, ils ont besoin de notre respect, ils ont besoin que nous les traitions avec dignité ». Tout cela venait d’une spiritualité profonde qui considérait le service des plus pauvres comme le fruit de la prière et de l’amour, générateur de paix véritable comme le rappela le Pape Jean-Paul II aux pèlerins venus à Rome pour sa béatification : « Où Mère Teresa a-t-elle trouvé la force de se mettre tout entière au service des autres? Elle la trouva dans la prière et dans la contemplation silencieuse de Jésus-Christ, de sa Sainte Face, de son Sacré Cœur. Elle l’a dit elle-même :  “Le fruit du silence c’est la prière :  le fruit de la prière c’est la foi ; le fruit de la foi c’est l’amour ; le fruit de l’amour c’est le service ; le fruit du service c’est la paix”. […] La prière emplissait son cœur de la paix du Christ et lui permettait de faire rayonner cette paix sur les autres ». Teresa ne se considérait pas comme une philanthrope ou une militante, mais comme une épouse du Christ crucifié, qui servait avec un amour total les frères souffrants.

Léon XIV, §77

Une voix qui réveille, qui dénonce

Il incombe donc à tous les membres du Peuple de Dieu de faire entendre, même de différentes manières, une voix qui réveille, qui dénonce, qui s’expose même au risque de passer pour des “idiots”. Les structures d’injustice doivent être reconnues et détruites par la force du bien, par un changement de mentalités, mais aussi, avec l’aide des sciences et de la technique, par le développement de politiques efficaces pour la transformation de la société. Il faut toujours se rappeler que la proposition de l’Évangile n’est pas seulement celle d’une relation individuelle et intime avec le Seigneur. La proposition est plus large : « elle est le Royaume de Dieu (cf. Lc 4, 43) ; il s’agit d’aimer Dieu qui règne dans le monde. Dans la mesure où il réussira à régner parmi nous, la vie sociale sera un espace de fraternité, de justice, de paix, de dignité pour tous. Donc, aussi bien l’annonce que l’expérience chrétienne tendent à provoquer des conséquences sociales. Cherchons son Royaume ».

Léon XIV, §97

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