Quatrième semaine de l'Avent : l'Amour
L’Avent est le temps où l’amour de Dieu se fait chair. Il ne s’agit pas seulement de célébrer un événement passé, mais de laisser cet amour transformer nos vies aujourd’hui. Comme Joseph, qui a accueilli Marie et l’Enfant avec un cœur ouvert, nous sommes appelés à nous faire proches de ceux qui nous entourent, surtout des plus fragiles.
L’amour de Dieu n’est pas une idée, mais une présence qui se vit dans la rencontre, le partage et le don de soi.
Que ce temps, jusqu’à Noël, nous aide à aimer comme Lui nous a aimés, sans mesure et sans condition, pour que nos vies deviennent un chant d’amour offert au monde.
« Le Seigneur lui-même le dit : « À ceci tous reconnaîtront que vous êtes mes disciples : si vous avez de l’amour les uns pour les autres » (Jn 13, 35).Cet amour devient un service communautaire. Je ne me lasserai pas de rappeler que Jésus l’a exprimé avec une grande clarté : « Dans la mesure où vous l’avez fait à l’un de ces plus petits de mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait » (Mt 25, 40). Il te propose de le trouver là aussi, dans chaque frère et chaque sœur, surtout les plus pauvres, les plus méprisés et les plus abandonnés de la société. Quelles belles rencontres ! »
L’amour chrétien brise toutes les barrières, rapproche ceux qui sont éloignés, unit les étrangers, rend familiers les ennemis, franchit des abîmes humainement insurmontables, pénètre dans les replis les plus cachés de la société. De par sa nature, l’amour chrétien est prophétique, il accomplit même des miracles, il n’a pas de limites : il est pour l’impossible. L’amour est avant tout une façon de concevoir la vie, une façon de la vivre. Eh bien, une Église qui ne met pas de limites à l’amour, qui ne connaît pas d’ennemis à combattre, mais seulement des hommes et des femmes à aimer, est l’Église dont le monde a besoin aujourd’hui.
L’Evangile d’aujourd’hui nous parle du plus grand des commandements (cf. Mt 22, 34-40). Un docteur de la loi interroge Jésus à ce sujet et il répond par le «grand commandement de l’amour»: «Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme et de tout ton esprit» et «ton prochain comme toi-même» (v. 37.39). L’amour de Dieu et du prochain, inséparables l’un de l’autre. Arrêtonsnous un instant pour réfléchir à cela.
Le premier: le fait que l’amour pour le Seigneur arrive en premier nous rappelle que Dieu nous précède toujours, il nous anticipe par son infinie tendresse (cf. Jn 4, 19), par sa -proximité, par sa miséricorde, parce qu’il est toujours proche, tendre et miséricordieux. Un enfant apprend à aimer sur les genoux de sa mère et de son père, et nous le faisons dans les bras de Dieu. «Comme un petit enfant contre sa mère», dit le Psaume (131, 2), c’est ainsi que nous devons nous sentir entre les bras de Dieu. C’est là que nous absorbons l’affection du Seigneur, c’est là que nous rencontrons l’amour qui nous pousse à nous donner généreusement. Saint Paul le rappelle lorsqu’il dit que la charité du Christ porte en elle une force qui pousse à aimer (cf. 2 Co 5, 14). Tout part de Lui. On ne peut aimer véritablement les autres si l’on n’a pas cette racine qu’est l’amour de Dieu, l’amour de Jésus.
Et à présent le deuxième aspect qui découle du commandement de l’amour. il lie l’amour de Dieu à l’amour du prochain: cela signifie qu’en aimant nos frères et sœurs, nous reflétons, comme des miroirs, l’amour du Père. Refléter l’amour de Dieu, tel est le but: l’aimer, lui que nous ne voyons pas, à travers le frère que nous voyons (cf. 1 Jn 4, 20). Un jour, sainte Thérèse de Calcutta répondit à un journaliste qui lui demandait si, par ce qu’elle faisait, elle avait l’illusion de changer le monde: «Je n’ai jamais pensé que je pouvais changer le monde! J’ai seulement essayé d’être une goutte d’eau propre, dans laquelle l’amour de Dieu pouvait briller» (Conférence de presse après l’attribution du prix Nobel de la paix, Rome, 1979). Voilà comment elle, si petite, a pu faire autant de bien: en reflétant l’amour de Dieu comme une goutte d’eau. Et si parfois, en la regardant et en regardant d’autres saints, nous finissions par penser qu’ils sont des héros inimitables, repen-sons à cette petite goutte: l’amour est une goutte qui peut changer beaucoup de choses. Et comment fait-on cela? En faisant le premier pas, toujours. parfois, il n’est pas facile de faire le premier pas, oublier des choses…; faire le premier pas. Faisons-le! Voilà la goutte: faire le premier pas. Ainsi, chers frères et sœurs, en pensant à l’amour de Dieu qui nous précède toujours, nous pouvons nous demander: suis-je reconnaissant au Seigneur, qui m’aime en premier? Est-ce que je sens l’amour de Dieu et est-ce que je suis reconnaissant? Est-ce que j’essaie de refléter son amour? Est-ce que je m’engage à aimer mes frères et sœurs, à faire ce deuxième pas?
Que la Vierge Marie nous aide à vivre au quotidien le grand commandement de l’amour: aimer et se laisser aimer par Dieu et aimer les frères.
Les grands moments du Jubilé
Jubilé des Pauvres (16-17 novembre 2025) : « Servir les pauvres n’est pas un geste à faire ‘du haut vers le bas’, mais une rencontre entre égaux » (Pape Léon XIV)
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