Le Carême avec Dilexi Te – Troisième dimanche

6 Mar 2026

Poursuivons notre temps du carême avec Léon XIV et son exhortation apostolique :

Dilexi te, Je t’ai aimé.

Pour ce troisième dimanche de carême, découvrez Valérie, aumônière d’hôpital dans le doyenné de Haute-Saintonge, qui témoigne de sa mission auprès des personnes malades, âgées et des soignants.

Parole de Dieu

La Samaritaine lui dit : « Comment ! Toi, un Juif, tu me demandes à boire, à moi, une Samaritaine ? » – En effet, les Juifs ne fréquentent pas les Samaritains. 

Jésus lui répondit : « Si tu savais le don de Dieu et qui est celui qui te dit : ‘Donne-moi à boire’, c’est toi qui lui aurais demandé, et il t’aurait donné de l’eau vive. »

Elle lui dit : « Seigneur, tu n’as rien pour puiser, et le puits est profond. D’où as-tu donc cette eau vive ? Serais-tu plus grand que notre père Jacob qui nous a donné ce puits, et qui en a bu lui-même, avec ses fils et ses bêtes ? » 

Jésus lui répondit : « Quiconque boit de cette eau aura de nouveau soif ; mais celui qui boira de l’eau que moi je lui donnerai n’aura plus jamais soif ; et l’eau que je lui donnerai deviendra en lui une source d’eau jaillissant pour la vie éternelle. »

(Mt 17, 2-5)

Prière

Seigneur de la Vie,

nous venons à Toi le cœur et l’esprit remplis des noms et des histoires de nos frères et sœurs affligés par la maladie.

Dans leur souffrance, ils implorent Ta miséricorde ; nous demandons la grâce de savoir les accompagner et les aimer en portant leur souffrance.

Toi qui connais la douleur et la souffrance, donne-nous la force de Ton Esprit afin que, en suivant l’exemple du bon Samaritain, nous puissions vivre la mission de nous faire proches en faisant toujours le bien, comme un appel profond pour chaque être humain.

Marie, notre Mère, que nous invoquons comme Notre-Dame de Lourdes, porteuse de Dieu et attentive à la douleur et aux souffrances de l’humanité, prends-nous par la main et conduis-nous jusqu’à ton Fils Jésus, que nous ne nous arrêtions jamais de consoler, de guérir et de faire le bien.

Amen

Dilexi Te

Depuis les temps les plus reculés, les chrétiens ont compris que la connaissance libère, donne de la dignité et rapproche de la vérité. Pour l’Église, enseigner aux pauvres est un acte de justice et de foi. Inspirée par l’exemple du Maître qui enseignait aux gens les vérités divines et humaines, elle a assumé la mission de former les enfants et les jeunes, surtout les plus pauvres, à la vérité et à l’amour.

Léon XIV, §68

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Pour aller plus loin…

Le rôle des femmes consacrées dans les soins de santé

En prenant soin des malades avec une affection maternelle, comme une mère prend soin de son enfant, de nombreuses femmes consacrées ont joué un rôle encore plus répandu dans les soins de santé aux pauvres.

Les Filles de la Charité de Saint Vincent de Paul, les Sœurs Hospitalières, les Petites Sœurs de la Divine Providence et de nombreuses autres congrégations féminines, ont été une présence maternelle et discrète dans les hôpitaux, les maisons de santé et les maisons de retraite. Elles ont apporté réconfort, écoute, présence et, surtout, tendresse. Elles ont construit, souvent de leurs propres mains, des structures sanitaires dans des lieux dépourvus d’assistance médicale. Elles ont enseigné l’hygiène, assisté aux accouchements et administré des médicaments avec une sagesse naturelle et une foi profonde. Leurs maisons sont devenues des oasis de dignité dont personne n’était exclu. Le toucher de la compassion était le premier remède.

Sainte Louise de Marillac écrivait à ses sœurs, les Filles de la Charité, leur rappelant qu’elles avaient reçu « une bénédiction de Dieu toute particulière pour le service des pauvres malades de  hôpitaux ».

Léon XIV, §51

Aimer le Seigneur là où il est le plus défiguré

Aujourd’hui, cet héritage se perpétue dans les hôpitaux catholiques, dans les centres de soins ouverts dans des régions reculées, dans les missions sanitaires opérant dans les forêts, dans les centres d’accueil pour toxicomanes et dans les hôpitaux de campagne en zones de guerre.

La présence chrétienne auprès des malades révèle que le salut n’est pas une idée abstraite, mais une action concrète. En soignant une blessure, l’Église annonce que le Royaume de Dieu commence chez les plus vulnérables.

Ce faisant, elle reste fidèle à Celui qui a dit : « J’étais […] malade et vous m’avez visité » (Mt 25, 35.36). Lorsque l’Église s’agenouille auprès d’un lépreux, d’un enfant sous-alimenté ou d’un mourant anonyme, elle réalise sa vocation la plus profonde : aimer le Seigneur là où il est le plus défiguré.

Léon XIV, §52

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