Le Carême avec Dilexi Te – Dimanche des Rameaux

28 Mar 2026

Entrons dans la Semaine Sainte avec Léon XIV et son exhortation apostolique :

Dilexi te, Je t’ai aimé.

Nous avons marché tout le temps du carême avec ces enseignements, pour apprendre à écouter et à répondre au cris des pauvres. 

Laissons-nous toucher par la Parole de Dieu, qui nous montre Jésus, acclamé comme un roi en entrant dans Jérusalem, et qui pourtant « s’est anéanti, prenant la condition de serviteur », qui « s’est abaissé, devenant obéissant jusqu’à la mort, et la mort de la croix. »

En cette Semaine Sainte, ouvrons notre cœur et nos mains pour nos frères et sœurs les plus pauvres : ceux qui mendient devant notre église, les malades, les personnes âgées, les détenus, les jeunes en perte de repères, ceux qui ont faim, qui souffrent de la guerre…

Parole de Dieu

Ils amenèrent l’ânesse et son petit,
disposèrent sur eux leurs manteaux,
et Jésus s’assit dessus. Dans la foule, la plupart étendirent leurs manteaux sur le chemin ; d’autres coupaient des branches aux arbres et en jonchaient la route.
Les foules qui marchaient devant Jésus et celles qui suivaient
criaient : « Hosanna au fils de David !
Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur ! Hosanna au plus haut des cieux ! »

Comme Jésus entrait à Jérusalem, toute la ville fut en proie à l’agitation,
et disait : « Qui est cet homme ? » Et les foules répondaient : « C’est le prophète Jésus, de Nazareth en Galilée. »

(Mt 21, 7-11)

Prière

Notre Père,

Rends notre oreille plus attentive à ta Parole et aux plus démunis. 

Fais que notre jeûne passe aussi par la langue, 

afin que diminuent les paroles qui blessent 

et que grandisse l’espace pour la voix de l’autre.

Fais que nos communautés deviennent des lieux 

où le cri de ceux qui souffrent soit accueilli 

et où l’écoute engendre des chemins de libération, 

pour que nous soyons plus prompts et plus diligents 

à contribuer à l’édification de la civilisation de l’amour.

D’après Léon XIV, Message pour le carême 2026

Dilexi Te

L’Évangile montre que cette pauvreté touchait tous les aspects de la vie du Christ. Dès son entrée dans le monde, Jésus fait l’expérience des difficultés liées au rejet. L’évangéliste Luc, racontant l’arrivée à Bethléem de Joseph et de Marie, alors sur le point d’accoucher, observe avec regret : « Il n’y avait pas de place pour eux dans le logement ». Jésus naît dans d’humbles conditions ; dès sa naissance, il est couché dans une mangeoire ; et très tôt, pour le sauver de la mort, ses parents fuient en Égypte. Au début de sa vie publique, il est chassé de Nazareth après avoir, dans la synagogue, annoncé en Lui l’accomplissement de l’année de grâce dont se réjouissent les pauvres. Il n’y a pas de lieu accueillant, même pour sa mort : ils le conduisent hors de Jérusalem pour le crucifier. C’est à cette condition que l’on peut résumer de manière claire la pauvreté de Jésus. Il s’agit de la même exclusion qui caractérise la définition des pauvres : ils sont les exclus de la société. Jésus est la révélation de ce privilegium pauperum. Il se présente au monde non seulement comme le Messie pauvre, mais aussi comme le Messie des pauvres et pour les pauvres.

Léon XIV, § 19

Pour aller plus loin…

La pauvreté radicale du Christ

L’histoire vétérotestamentaire de la prédilection de Dieu pour les pauvres et du désir divin d’écouter leur cri – que j’ai brièvement rappelée – trouve en Jésus de Nazareth sa pleine réalisation. [14] Dans son incarnation, Il « s’est dépouillé prenant la condition d’esclave ; devenant semblable aux hommes et reconnu à son aspect comme un homme » ( Ph 2, 7), Il nous a apporté le salut sous cette forme. Il s’agit d’une pauvreté radicale, fondée sur sa mission de révéler le vrai visage de l’amour divin (cf. Jn 1, 18 ; 1 Jn 4, 9). C’est pourquoi, dans l’une de ses admirables synthèses, saint Paul peut affirmer : « Vous connaissez, en effet, la libéralité de notre Seigneur Jésus Christ, qui pour vous s’est fait pauvre, de riche qu’Il était, afin de vous enrichir par sa pauvreté » ( 2 Co 8, 9).

Léon XIV, §18

Porter la bonne nouvelle aux pauvres

Au début de son ministère public, Jésus se présente dans la synagogue de Nazareth en lisant le rouleau du prophète Isaïe et en appliquant à lui-même la parole du prophète : « L’Esprit du Seigneur est sur moi, parce qu’il m’a consacré par l’onction, pour porter la bonne nouvelle aux pauvres » (Lc 4, 18 ; cf. Is 61, 1). Il se manifeste donc comme Celui qui, aujourd’hui dans l’histoire, vient réaliser la proximité aimante de Dieu, qui est avant tout une œuvre de libération pour ceux qui sont prisonniers du mal, pour les faibles et les pauvres. Les signes qui accompagnent la prédication de Jésus sont en effet une manifestation de l’amour et de la compassion avec lesquels Dieu regarde les malades, les pauvres et les pécheurs qui, en raison de leur condition, sont marginalisés par la société mais également par la religion. Il ouvre les yeux des aveugles, guérit les lépreux, ressuscite les morts et annonce aux pauvres la bonne nouvelle : Dieu s’est fait proche, Dieu vous aime (cf. Lc 7, 22). Cela explique pourquoi Il proclame : « Heureux, vous les pauvres, car le Royaume de Dieu est à vous » (Lc 6, 20). Dieu montre en effet une prédilection pour les pauvres : c’est d’abord à eux que s’adresse la parole d’espérance et de libération du Seigneur et, par conséquent, même dans la pauvreté ou la faiblesse, personne ne doit plus se sentir abandonné. Et l’Église, si elle veut être celle du Christ, doit être l’Église des Béatitudes, l’Église qui fait place aux petits et qui marche pauvre avec les pauvres, le lieu où les pauvres ont une place privilégiée (cf. Jc 2, 2-4).

Léon XIV, §21

Pourquoi beaucoup continuent-ils à penser qu’ils peuvent exclure les pauvres ?

Il apparaît alors clairement que « de notre foi au Christ qui s’est fait pauvre, et toujours proche des pauvres et des exclus, découle la préoccupation pour le développement intégral des plus abandonnés de la société ». Je me demande souvent pourquoi, malgré cette clarté des Écritures à propos des pauvres, beaucoup continuent à penser qu’ils peuvent tranquillement les exclure de leurs préoccupations.

Léon XIV, §23

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