Saint Louis-Marie Grignion de Montfort

Aîné des dix-huit enfants d’un avocat breton, Louis naît en 1673 à Montfort, près de Rennes. A 19 ans, il entre au séminaire Saint-Sulpice de Paris. Ordonné prêtre en 1700, il devient aumônier de l’hôpital de Poitiers. Il partage la table des pauvres malades et regroupe les jeunes filles désireuses de servir les pauvres. Parmi elles, Marie-Louise Trichet et Catherine Brunet. Mais les réformes de Louis-Marie indisposent la bourgeoisie de la ville qui le congédie de l’hôpital.

Attiré par les missions lointaines, il se rend à Rome en 1706 pour demander d’y être envoyé. Le Pape l’envoie… en France comme prédicateur des missions paroissiales. Là encore il déchaîne l’enthousiasme des uns et la colère des autres. Son activité inlassable le met en conflit avec plusieurs évêques. Mais il trouve en celui de La Rochelle – Etienne de Champflour – un protecteur efficace.

Les jeunes filles de l’hôpital de Poitiers déménagent à La Rochelle, où Mgr de Champflour reconnaît leur Congrégation, les Filles de la Sagesse, en 1715.

Dès 1711, Montfort prêche dans à La Rochelle trois missions : une pour les hommes, une pour les soldats et une pour les femmes… Le saint doit fuir la ville à la suite d’une tentative d’empoisonnement contre sa personne. Montfort revient cependant prêcher en Aunis dès l’année suivante: à Thairé, Saint-Vivien, Esnandes et Courçon. En 1714, il revient encore et va même prêcher dans le diocèse de Saintes, à l’île d’Oléron. Sa dernière mission aunisienne est pour Taugon-La Ronde en mars 1715.

Il meurt en 1716 à Saint-Laurent-sur-Sèvre.

Saint Louis-Marie Grignion de Montfort est reconnu aujourd’hui comme Fondateur de trois congrégations religieuses : les Filles de la Sagesse, présentes dans notre diocèse au Chateau-d’Oléron et à La Rochelle, mais aussi les Pères Missionnaires Montfortains et les Frères de saint Gabriel.

Entièrement voué à la Mère de Dieu, saint Louis-Marie écrit « l’Amour de la Sagesse éternelle » et surtout « le Traité de la vraie dévotion à Marie. » Il mène les foules à Jésus par Marie, influençant notamment saint Jean-Paul II, dont la devise – « Totus tuus », « (Je suis) tout à toi » – est issu du Traité de la vraie dévotion à la Sainte Vierge.