Samedi 13 décembre 2025, à 14h30, la cathédrale Notre-Dame de Paris célébrera la béatification de cinquante martyrs français, victimes de la barbarie nazie pendant la Seconde Guerre mondiale. Ces hommes et ces femmes, morts « en haine de la foi » entre 1944 et 1945, seront officiellement reconnus par l’Église catholique pour leur courage et leur fidélité inébranlable, jusqu’au sacrifice ultime.
Cette cérémonie, présidée par le cardinal Jean-Claude Hollerich, revêt une dimension particulière. Elle s’inscrit à la fois comme un hommage à la mémoire de ces héros de la foi et comme un geste fort de réconciliation, rappelant à tous l’importance de la résistance spirituelle face à l’oppression. Leur béatification, annoncée par le décret pontifical signé le 20 juin 2025 par le pape Léon XIV, consacre leur statut de martyrs, offrant ainsi un témoignage lumineux pour les générations présentes et futures.
Parmi ces 50 figures, on compte 14 prêtres, 3 séminaristes et 33 laïcs, dont 19 membres de la Jeunesse ouvrière chrétienne et 14 Scouts de France. Tous ont péri dans les camps de concentration, unis par une même foi. Leur histoire collective, marquée par la persécution et la violence, devient aujourd’hui un symbole d’espoir et de résilience, invitant chacun à méditer sur la force de la conviction et la valeur de la liberté intérieure.
Dans notre province ecclésiastique, Colbert Lebeau, membre de la JOC, sera particulièrement mis à l’honneur à l’occasion d’une messe d’action de grâce présidée par Mgr Beau dimanche 14 décembre à 10h30 à Chatellerault. Dans le diocèse de Tulle, Marcel Touquet, également membre de la JOC, sera l’un des martyrs béatifiés.
Religieux franciscains : Gérard Cendrier (1920-1944), mort au camp de concentration de Buchenwald ; Paul Le Ber (1920-1945), mort au camp de concentration de Buchenwald ; Joseph Paraire (1919-1945) mort dans un « convoi de la mort » ; et André Boucher (1920-1945) mort à Buchenwald.
Prêtres diocésains : Raymond Cayré (1915-1944), mort de typhus au camp de concentration de Buchenwald ; Jules Grand (1905-1945), mort à Buchenwald ; Maurice Rondeau (1911-1945), mort à l’hôpital bavarois de Cham ; Antoine Charmet (1906-1945), mort de tuberculose à Buchenwald ; Louis Doumain (1920-1944), mort au camp de concentration de Zöschen ; Pascal Vergez (1910-1944), mort de typhus à Zöschen ; Pierre de Porcaro (1904-1945), mort de typhus à Dachau ; René Giraudet (1907-1945), interné à Bergen-Belsen, malade du typhus, mort à Paris ; et Jean Batiffol (1907-1945) mort à Mauthausen.
Membres de la JOC : Jean Lépicier (1921-1945), mort à Buchenwald ; Bernard Lemaire (1920-1944), mort de typhus à Buchenwald ; Maurice Grandet (1920-1944), mort de typhus à Buchenwald ; René Ponsin (1923-1945), mort à Buchenwald ; Claude-Colbert Lebeau (1922-1945), mort à Zöschen ; Jean Chavet (1922-1945), mort du typhus à Mauthausen ; André Parsy (1922-1944), interné à Zöschen, mort à Trebitz ; André Vallée (1919-1945), mort à Flossenbürg ; Henri Marrannes (1923-1945), mort à Zwickau ; Louis Pourtois (1919-1945), mort à Mauthausen ; Camille Millet (1922-1945), mort à Flossenbürg ; Marcel Carrier (1922-1945), mort à Neustadt lors de la « marche de la mort » ; Alfredo Dall’Oglio (1921-1944), italien naturalisé français, mort à Wuhlheide ; Marcel Touquet (1914-1945), mort à Ravensbrück ; Lucien Croci (1919-1945), mort à Barth ; Jean Mestre (1924-1944), mort peu après son arrestation ; Jean Perriolat (1920-1945), mort à Mauthausen ; René Rouzé (1922-1945), mort à Dora-Mittelbau ; et Henri Euzenat (1920-1945), mort à Dachau.
Scouts de France : Louis Didion (1917-1945), mort à Buchenwald ; Robert Saumont (1919-1945) mort à Buchenwald ; Bernard Morizot (1924-1945), interné à Buchenwald et fusillé ; Jean Bernier (1920-1945) interné à Dachau, mort d’épuisement après l’évacuation du camp à l’hôpital d’Emmendingen ; René Boitier (1917-1945), interné à Dachau, mort d’épuisement après l’évacuation du camp ; Robert Défossez (1920-1945) mort de septicémie à Buchenwald ; Jean Préhu (1920-1945) mort à Dachau ; Maurice-Philippe Bouchard (1916-1944), mort à Buchenwald ; Raymond Louveaux (1913-1944) mort à Buchenwald ; Gaston Raoult (1921-1945) mort dans la mine de Bad Salzungen ; Bernard Perrin (1921-1945) interné à Mauthausen, mort à Gusen ; Eugène Lemoine (1920-1945), mort à Zöschen ; Robert Beauvais (1922-1945), mort à Neuengamme ; et Joël Anglès d’Auriac (1922-1944), décapité à Dresde.



