Une attaque dévastatrice a frappé une église catholique dans la localité de Komanda, située dans la province d’Ituri, à l’est de la République Démocratique du Congo (RDC), dans la nuit de samedi 26 à dimanche 27 juillet. Cette attaque, attribuée aux Forces Démocratiques Alliées, un groupe rebelle ayant prêté allégeance à l’État Islamique, a causé la mort plusieurs dizaines de fidèles catholiques dans une église, avant de s’en prendre à plusieurs commerces et maisons.
L’église de Komanda a été visée alors qu’une veillée de prière rassemblait un grand nombre de fidèles, dont des jeunes du mouvement Croisade eucharistique. Le dernier bilan de l’ONU fait état de 19 femmes, 15 hommes et neuf enfants tués à l’arme blanche. Le curé de la paroisse, l’abbé Aimé Lokana Dhego, relate pour sa part que plusieurs autres chrétiens ont été enlevés. Les assaillants s’en sont pris ensuite à des maisons et des commerces qu’ils ont incendiés. D’autres habitants ont été tués sans que l’on connaisse actuellement le nombre exact de victimes.
Cette attaque intervient après plusieurs mois d’une relative accalmie dans la région, ce qui rend l’événement d’autant plus préoccupant pour les populations locales. « Ces attaques ciblées contre des civils sans défense, notamment dans des lieux de culte, sont non seulement révoltantes mais aussi contraires à toutes les normes en matière de droit de l’homme et de droit international humanitaire », a déclaré Vivian van de Perre, (représentante spéciale adjointe du secrétaire général de l’ONU, chargée de la protection et des opérations).



