Bienheureux Jean-Baptiste Souzy 

Béatifié le 1er octobre 1995 par Jean-Paul II

Jean-Baptiste Souzy est un prêtre rochelais dont la vie tranquille aurait pu ressembler à tant d’autres existences de prêtres du XVIIIe siècle, s’il n’y avait eu la Révolution. Vicaire à Saint-Barthélémy de La Rochelle, puis curé d’Ardillières en Aunis de 1762 à 1769, il devint chanoine de la cathédrale et bientôt syndic du chapitre. C’est alors qu’il refusa de prêter le serment constitutionnel et entra en clandestinité. Arrêté, il fut déporté à Rochefort. Détenu sur le vaisseau ‘Les Deux Associés’, il montra une immense fermeté d’âme face aux conditions épouvantables de la détention, en tentant même d’organiser la vie spirituelle de ses codétenus. Il mourut d’épuisement le 27 août 1794, très peu de temps après le débarquement sur l’île Madame. Il a été béatifié avec 63 de ses compagnons de déportation en 1995, et il est fêté le 18 août.

Depuis 1910, chaque deuxième quinzaine d’août, a lieu un pèlerinage diocésain en souvenir des prêtres déportés.

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LE BIENHEUREUX JEAN-BAPTISTE SOUZY ET SES COMPAGNONS

N’ayant pas voulu prêter serment à la constitution civile du clergé du 12 juillet 1790, 829 prêtres et religieux, de 35 départements de France, ont été « déportés » à Rochefort, à partir d’avril 1794, sur deux vaisseaux négriers français, les « Deux Associés » et le « Washington », pour être envoyés en Guyane. Ces navires, ancrés dans la rade de l’Île d’Aix, ne partirent jamais en raison de leur état et du blocus anglais qui interdisait la sortie en haute mer. Dans le but inavoué de les faire disparaître clandestinement et sans bruit, les équipages leur firent subir les pires souffrances. Ce dessein faillit réussir car, en dix mois, 547 d’entre eux moururent par suite des mauvais traitements qui leurs furent infligés et furent enterrés, pour la majorité d’entre eux, sur l’Île d’Aix et l’Île Madame. Ce n’est qu’après la chute de Robespierre (28 Juillet 1794) que la Convention se vit obligée de libérer ceux qui restaient : 282, à partir du 5 février 1795. Les supplices qui amenèrent rapidement leur mort, les vertus dont ils donnèrent l’exemple en souffrant pour leur foi, ont permis de les considérer comme martyrs.

Le 1er octobre 1995, Jean-Paul II, béatifiait 64 d’entre eux, ceux pour lesquels on avait pu réunir suffisamment d’informations. Au début de la messe de béatification, sur la place Saint-Pierre de Rome, Mgr Jacques David (évêque de La Rochelle et Saintes de 1985 à 1996) a ainsi formulé la demande de béatification de Jean-Baptiste Souzy et de ses compagnons, martyrs :

« Voici deux siècles, au cours de l’année 1794, des prêtres diocésains et des religieux (prêtres et frères), au nombre de 829, furent condamnés à la déportation et conduits à Rochefort. Ils furent entassés sur des navires qui devaient partir pour la Guyane. Ils demeurèrent ancrés à l’embouchure de la Charente, près de l’île d’Aix. Le motif de leur arrestation a été leur fidélité à l’Église, refusant de prêter serment à la Constitution civile du clergé, condamnée par Pie VI. 547 d’entre eux ont succombé en quelques mois, suite aux mauvais traitements infligés. Ils ont souffert et ils sont morts en pardonnant à leurs bourreaux. Ils désiraient la réconciliation entre tous les Français. Ils avaient fait le serment, si un jour ils devaient être libérés, d’être discrets sur les mauvais traitements subis. Très Saint Père, l’Église de La Rochelle et Saintes vous demande de béatifier Jean-Baptiste Souzy et 63 de ses compagnons. Ils appartiennent à quatorze diocèses de France et à douze instituts religieux. Ils sont des témoins de la fidélité et de la réconciliation. »

L’Île d’Aix

226 prêtres sont inhumés dans l’église de l’Île d’Aix, dont 37 prêtres béatifiés. Le premier pèlerinage eut lieu en 1908. Un calvaire fait aussi mémoire des prêtres enterrés sur l’Île.

L’Île Madame

Longue de 1 km et large de 600 m. l’île Madame constitue le point extrême de l’estuaire de la Charente. Son nom lui vient de l’Abbaye-aux-Dames de Saintes, dont elle est l’une des propriétés. La Croix de galets, à l’entrée de l’île, marque l’emplacement où furent découverts par le chanoine Lemonnier, le 12 décembre 1913, quatre corps disposés en croix, les bras croisés sur la poitrine. 254 prêtres déportés ont été enterrés sur l’Île Madame, dont 24 bienheureux. Le premier pèlerinage officiel du diocèse, le 18 août 1910, eut lieu à l’Île Madame. Dans le fortin de l’Île, une chapelle expiatoire fut érigée en 1912. On trouve aussi sur l’Île un oratoire dédié à Marie, édifié par les Sœurs de l’Orphelinat de la Marine de Rochefort.

Le Sanctuaire de Port-des-Barques

Le calvaire a été béni le 18 août 1910, à l’occasion du premier pèlerinage diocésain à l’Île Madame.

Des prêtres et des religieux prêtres furent aussi enterrés à Fouras, au Fort Lupin, où des calvaires ou des plaques rappellent leur souvenir. Une seconde déportation de prêtres eut lieu après 1795, et jusqu’en 1802. Des prêtres refractaires furent alors détenus à Brouage, à Rochefort, à Saint-Martin-de-Ré, au Château-d’Oléron, à la Maison d’arrêt de La Rochelle, ou déportés en Guyane.

Quelques faits sur les prêtres déportés

Au long de leur capttivité et de leur martyre, c’est en vain que les geoliers essayèrent de les empêcher de prier. Ceux qui avaient une bonne mémoire récitaient les psaumes pendant que d’autres faisaient le guet. On fut finalement obligé d’accepter qu’ils prient publiquement avant et après leurs maigres repas. Leur patience et leur égalité d’humeur étonnèrent leurs gardiens. Le règlement qu’ils s’étaient donné disait en effet : « Ils ne se livreront point à des inquiétudes inutiles sur leur délivrance […] Ils regarderont aussi comme un défaut de résignation à la volonté de Dieu les moindres murmures, les plus légères impatiences, et surtout cette ardeur excessive à rechercher les nouvelles favorables. »

Résolutions rédigées par les Déportés détenus sur le navire « les Deux Associés »

Ils ne se livreront point à des inquiétudes inutiles sur leur délivrance ; mais ils s’efforceront de mettre à profit le temps de leur détention, en méditant sur leurs années passées, et formant de saintes résolutions pour l’avenir, afin de trouver, dans la captivité de leur corps, la liberté de leur âme. Ils regarderont aussi comme un défaut de résignation à la volonté de Dieu les moindres murmures, les plus légères impatiences, et surtout cette ardeur excessive à rechercher les nouvelles favorables, qui ne peuvent qu’introduire dans leur âme cet esprit de dissipation si contraire au recueillement continuel dans lequel ils doivent vivre, et à cette soumission sans bornes à la volonté de Dieu, qui doit leur ôter toute inquiétude sur l’avenir.

Si Dieu permet qu’ils recouvrent, en tout ou partie, cette liberté après laquelle soupire la nature, ils éviteront de se livrer à une joie immodérée, lorsqu’ils apprendront la nouvelle. En conservant une âme tranquille, ils montreront qu’ils ont supporté sans murmure la croix qui leur avait été imposée, et qu’ils se disposaient à la supporter plus longtemps encore, avec courage et en vrais chrétiens qui ne se laissent pas abattre par l’adversité. S’il était question de leur rendre leurs effets, ils ne montreront aucune activité à les réclamer ; mais ils feront avec modestie et dans l’exacte vérité la déclaration qui pourrait leur être demandée ; ils recevront, sans se plaindre, ce qui leur sera donné : accoutumés, comme ils doivent l’être, à mépriser les biens de la terre et à se contenter de peu, à l’exemple des apôtres.

Ils ne satisferont point les curieux qu’ils pourraient rencontrer sur leur route ; ils ne répondront point aux vaines questions qu’ils leur feraient sur leur état passé ; ils leur laisseront entrevoir qu’ils ont supporté leurs peines avec patience, sans les leur raconter en détail, et sans montrer aucun ressentiment contre ceux qui en ont été les auteurs et les instruments.

Ils se comporteront avec la plus grande modération et la plus exacte sobriété dans les auberges ; ils se garderont bien de faire la comparaison, surtout devant des étrangers des mets qu’on leur servira avec leur ancienne nourriture, et de paraître y mettre trop de jouissance ; l’empressement pour la bonne chère deviendrait un grand sujet de scandale pour les fidèles qui s’attendent à retrouver dans les ministres de Jésus-Christ les imitateurs de sa pénitence.

Arrivés dans leur famille, ils ne montreront point trop d’empressement à raconter leurs peines ; n’en feront part qu’à leurs parents et amis, et encore avec beaucoup de prudence et de modération ; ils n’en parleront jamais en public et ne cèderont point aux instances qu’on pourrait leur faire à cet égard. Ils observeront chez eux et chez les autres une égale frugalité, ne recherchant pas les repas, et s’y comportant, lorsqu’ils croiront devoir accepter les invitations qui leur seront faites, avec autant de modestie que de sobriété.

Ils se condamneront au silence le plus sévère et le plus absolu sur les défauts de leurs frères et les faiblesses dans lesquelles auraient pu les entraîner leur fâcheuse position, le mauvais état de leur santé et la longueur de leur peine ; ils conserveront la même charité à l’égard de tous ceux dont l’opinion religieuse serait différente de la leur ; ils éviteront tout sentiment d’aigreur ou d’animosité, se contentant de les plaindre intérieurement, et s’efforçant de les ramener à la voie de la vérité par leur douceur et leur modération.

Ils ne montreront aucun regret de la perte de leurs biens, aucun empressement à les recouvrer, aucun ressentiment contre ceux qui les possèdent ; mais ils recevront sans murmure les secours que la nation pourra leur accorder pour leur subsistance, toujours contents du simple nécessaire, tant pour les vêtements que pour la nourriture.

Ils ne feront ensemble, dès à présent, qu’un coeur et qu’une âme, sans acception de personnes, et sans montrer d’éloignement pour aucun de leurs frères, sous quelque prétexte que ce soit. Ils ne se mêleront point de nouvelles politiques, se contentant de prier pour le bonheur de leur patrie et de se préparer eux-mêmes à une vie nouvelle, si Dieu permet qu’ils retournent dans leurs foyers, et à y devenir un sujet d’édification et des modèles de vertu pour les peuples, par leur éloignement du monde, leur application à la prière et leur amour pour le recueillement et la piété.

Enfin, ils liront de temps en temps ces Résolutions pour s’en pénétrer, et s’affermir dans la pratique des sentiments qui les ont dictées.

Liste des prêtres martyrs, béatifiés le 1er octobre 1995.

1. Jean-Baptiste Souzy, prêtre du diocèse de La Rochelle. Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 27 août 1794.
2. Antoine Bannassat, curé de Saint-Fiel (Creuse). Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 18 août 1794.
3. Jean-Baptiste de Bruxelles, chanoine de Saint-Léonard (Haute-Vienne). Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 18 juillet 1794.
4. Florent Dumontet de Cardaillac, aumônier de la comtesse de Provence. Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 5 septembre 1794.
5. Jean-Baptiste Duverneuil (père Léonard), carme de la maison d’Angoulême. Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 1er juillet 1794.
6. Pierre Gabilhaud, curé de SaintChristophe (Creuse). Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 13 août 1794.
7. Louis-Wulphy Huppy, prêtre du diocèse de Limoges (Haute-Vienne). Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 29 août 1794.
8. Pierre Jarrige de La Morelie de Puyredon, chanoine de Saint-Yrieix (Haute-Vienne). Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 12 août 1794.
9. Barthélemy Jarrige de La Morelie de Biars, bénédictin de l’abbaye de Lezat (Ariège). Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 13 juillet 1794.
10. Jean-François Jarrige de la Morelie du Breuil, chanoine de Saint-Yrieix (HauteVienne). Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 31 juillet 1794.
11. Joseph Juge de Saint-Martin, sulpicien, directeur de séminaire. Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 7 juillet 1794.
12. Marcel-Gaucher Labiche de Reignefort, missionnaire à Limoges. Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 26 juillet 1794.
13. Pierre-Yrieix Labrouhe de Laborderie, chanoine de Saint-Yrieix (Haute-Vienne). Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 1er juillet 1794.
14. Claude-Barnabé Laurent de Mascloux, chanoine du Dorat (Haute-Vienne). Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 7 septembre 1794.
16. Joseph Marchandon, curé de Marsac (Creuse). Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 22 septembre 1794.
17. François d’Oudinot de La Boissière, chanoine du diocèse de Limoges (HauteVienne). Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 7 septembre 1794.
18. Raymond Petiniaud de Jourgnac, vicaire général de l’évêque de Limoges (Haute-Vienne). Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 26 juin 1794.
19. Jacques Retouret, carme de la maison de Limoges (Haute-Vienne). Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 26 août 1794.
20. Paul-Jean Charles (frère Paul), moine cistercien de l’abbaye de Sept-Fons (Allier). Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 25 août 1794.
21. Augustin-Joseph Desgardin (frère Elie), moine cistercien de l’abbaye de Sept-Fons (Allier). Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 6 juillet 1794.
22. Pierre-Sulpice-Christophe Favergne (frère Roger), frère des Ecoles chrétiennes à Moulins. Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 12 septembre 1794.
23. Joseph Imbert, jésuite. Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 9 juin 1794.
24. Claude-Joseph Jouffret de Bonnefont, sulpicien, supérieur du petit séminaire d’Autun. Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 10 août 1794.
25. Claude Laplace, prêtre à Moulins. Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 14 septembre 1794.
26. Noël-Hilaire Le Conte, chanoine de la cathédrale de Bourges (Cher). Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 17 août 1794.
27. Pierre-Joseph Le Groing de La Romagère, chanoine à la cathédrale de Bourges (Cher). Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 26 juillet 1794.
28. Jean-Baptiste-Xavier Loir, capucin au Petit-Forez, à Lyon (Rhône). Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 19 mai 1794.
29. Jean Mopinot (frère Léon), frère des Ecoles chrétiennes à Moulins. Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 21 mai 1794.
30. Philippe Papon, curé de Contigny (Allier). Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 17 juin 1794.
31. Nicolas Sauvouret, cordelier à Moulins (Allier). Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 16 juillet 1794.
32. Jean-Baptiste Vernoy de Montjournal, chanoine à Moulins (Allier). Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 1er juin 1794.
33. Louis-Armand-Joseph Adam, cordelier à Rouen. Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 13 juillet 1794.
34. Charles-Antoine-Nicolas Ancel, eudiste à Lisieux. Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 29 juillet 1794.
35. Claude Beguignot, chartreux à Saint-Pierre-de-Quevilly, près de Rouen. Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 16 juillet 1794.
36. Jean Bourdon (frère Protais), capucin à Sotteville, près de Rouen. Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 23 août 1794.
37. Louis-François Lebrun, moine bénédictin de la congrégation de SaintMaur. Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 20 août 1794.
38. Michel-Bernard Marchand, prêtre du diocèse de Rouen. Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 15 juillet 1794.
39. Pierre-Michel Noël, prêtre du diocèse de Rouen. Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 5 août 1794.
40. Gervais-Protais Brunel, moine cistercien de Mortagne (Orne). Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 20 août 1794.
41. François François (frère Sébastien), capucin. Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 10 août 1794.
42. Jacques Gagnot (frère Hubert de Saint-Claude), carme de la maison de Nancy. Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 10 septembre 1794.
43. Jean-Baptiste Guillaume (frère Uldaric), frère des Ecoles chrétiennes à Nancy. Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 27 août 1794.
44. Jean-Georges Rehm (père Thomas), dominicain au couvent de Schlestadt (Alsace). Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 11 août 1794.
45. Claude Richard, bénédictin à Moyen-Moutier (Vosges). Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 9 août 1794.
46. Jean Hunot, chanoine à Brienonl’Archevêque (Yonne). Déporté sur le Washington ; mort le 7 octobre 1794.
47. Sébastien-Loup Hunot, chanoine à Brienon-l’Archevêque (Yonne). Déporté sur le Washington ; mort le 17 novembre 1794.
48. François Hunot, chanoine de Brienonl’Archevêque (Yonne). Déporté sur le Washington ; mort le 6 octobre 1794.
49. Georges-Edme René, chanoine à Vézelay. Déporté sur le Washington ; mort le 2 octobre 1794.
50. Lazare Tiersot, chartreux à Beaune (Côte-d’or). Déporté sur le Washington ; mort le 10 août 1794.
51. Scipion-Jérôme Brigeat Lambert, doyen du chapitre d’Avranches (Manche). Déporté sur le Washington ; mort le 4 septembre 1794.
52. Jean-Nicolas Cordier, jésuite. Déporté sur le Washington ; mort le 30 septembre 1794.
53. Charles-Arnould Hanus, curé et doyen du chapitre de Ligny (Meuse). Déporté sur le Washington ; mort le 28 août 1794.
54. Nicolas Tabouillot, curé de Méligny le-Grand (Meuse). Déporté sur le Washington ; mort le 23 février 1795.
55. Antoine, dit Constant, Auriel, vicaire à Calviat et Sainte-Mondane (Lot). Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 16 juin 1794.
56. Elie Leymarie de Laroche, prieur de Coutras (Gironde). Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 22 août 1794.
57. François Mayaudon, chanoine à Saint-Brieuc (Côte-d’Armor) puis à Soissons (Aisne). Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 11 septembre 1794.
58. Claude Dumonet, professeur au collège de Mâcon (Saône-et-Loire). Déporté sur le Washington ; mort le 13 septembre 1794.
59. Jean-Baptiste Laborie du Vivier, chanoine de la cathédrale de Mâcon (Saône-et-Loire). Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 27 septembre 1794.
60. Gabriel Pergaud, génovéfain de l’abbaye de Beaulieu (Côtes-d’Armor). Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 21 juillet 1794.
61. Michel-Louis Brulard, carme de la maison de Charenton. Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 25 juillet 1794.
62. Charles-René Collas du Bignon, sulpicien, supérieur du petit séminaire de Bourges. Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 3 juin 1794.
63. Jacques-Morelle Dupas, vicaire à Ruffec (Charente). Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 21 juin 1794.
64. Jean-Baptiste Ménestrel, chanoine à Remiremont (Vosges). Déporté sur le Washington ; mort le 16 août 1794.

Régions d’origine des déportés

Allier (76 déportés sur les pontons de Rochefort, 62 morts),
Aube (3, 0),
Calvados (3, 2),
Charente (23, 14),
Charente-Maritime (13, 10),
Cher (9, 6),
Corrèze & Haute-Vienne (89, 57),
Côtes-d’Armor (25, 15),
Creuse (21, 14),
Deux-Sèvres (2, 0),
Dordogne (63, 46),
Doubs (6, 4),
Eure-et-Loir (9, 7),
Finistère (30, 9),
Haute-Marne (3, 1),
Ille-et-Vilaine (2, 0),
Lozère (1, 0),
Manche (2, 1),
Marne (4, 2),
Meurthe (48, 38),
Meuse (119, 88),
Savoie et Haute-Savoie (7, 1),
Morbihan (18, 12),
Moselle (47, 30),
Nièvre (1, 0),
Orne (8, 5),
Sarthe (3, 0),
Saône-et-Loire (36, 15),
Seine-et-Marne (1, 0),
Seine-Maritime (80, 71),
Somme (10, 5),
Vienne (35, 16),
Vosges (15, 4),
Yonne (15, 11).