Soyez miséricordieux comme votre Père est miséricordieux

Homélie du 7e dimanche du Temps ordinaire

Voilà, Chers frères et soeurs dans la foi, la bonne nouvelle dans l’évangile
de Luc aujourd’hui, 7ème dimanche du temps ordinaire. Ce temps, dit
ordinaire, nous offre pourtant des textes magnifiques qui retracent les
débuts de la vie publique de Jésus. Après les noces de Cana, Jésus se
rend à la synagogue de Bethleem « cette parole que vous venez
d’entendre, c’est aujourd’hui qu’elle s’accomplit » et la déception de
l’accueil de son village qui s’en suit, la pêche miraculeuse et l’appel des
1ers disciples, « laissant tout, ils le suivirent », et enfin les béatitudes la
semaine dernière. Nous sommes bien plongés dans la découverte de ce
messie qui nous surprend par ses paroles et ses actes. Il est là où on ne
l’attend pas. Et pourtant, il ne fait que poursuivre le chemin entamé dès la
Genèse.
Soyez miséricordieux comme votre Père est miséricordieux. Dès la
1ère lecture, le ton est donné. David a l’occasion de se venger et de tuer le
roi Saul qui a mobilisé une armée pour le détruire. Et pourtant, il
l’épargne. Il n’oublie pas que Saul lui veut du mal, mais il pardonne, par
crainte du Seigneur. C’est sa foi dans ce Dieu qui a oint le roi Saul qui le
fait basculer dans un acte de paix plutôt qu’un acte de guerre. Je suis
toujours émerveillé de voir ces témoignages de pardon, d’un père qui
pardonne au meurtrier de son enfant, de 2 pays qui décident d’arrêter de
se faire la guerre comme la France et l’Allemagne l’ont fait en 1949.
Quand je pardonne, je libère l’autre, celui qui m’a fait du mal. Cela
n’enlève pas son péché, mais cela le remet en route. Comme Saul, qui
comprend que David l’a épargné et qu’il n’aurait sans doute pas dû
chercher à le détruire, mais plutôt à essayer de le comprendre et trouver
le moyen de vivre ensemble. Combien de conflits auraient pu être évités,
ou ont été évités, parce que l’une des 2 parties a fait cet effort. Et moi, où
j’en suis à propos du pardon ? Qu’est-ce que m’évoque l’invitation, la
supplication de Jésus. Ailleurs, il dira « pardonnez jusqu’à 77 fois 7 fois ».
Ce thème du pardon est récurrent. « Aimez vos ennemis, faites du bien à
ceux qui vous haïssent ». Jésus nous appelle à dépasser notre instinct
animal de violence, de vengeance et de soumission de l’autre. Il nous
demande de prendre un pas de recul, de ne pas se précipiter, de réagir
avec le coeur et la tête. Quand la situation se présente à moi, est-ce que
je me dis « qu’est-ce qu’aurait fait Jésus à ma place ? Il aurait tendu la
main. Mais que c’est dur parfois. Comme fils, comme mari, comme père,
comme ami, combien de fois j’aurais dû faire cela au lieu de blesser ou de