Le dimanche des rameaux
| Parole de Dieu Ils amenèrent l’ânesse et son petit, disposèrent sur eux leurs manteaux, et Jésus s’assit dessus. Dans la foule, la plupart étendirent leurs manteaux sur le chemin ; d’autres coupaient des branches aux arbres et en jonchaient la route. Les foules qui marchaient devant Jésus et celles qui suivaient criaient : « Hosanna au fils de David ! Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur ! Hosanna au plus haut des cieux ! »Comme Jésus entrait à Jérusalem, toute la ville fut en proie à l’agitation, et disait : « Qui est cet homme ? » Et les foules répondaient : « C’est le prophète Jésus, de Nazareth en Galilée. »(Mt 21, 7-11)Voir les lectures du dimanche des Rameaux et de la Passion | Dilexi Te L’Évangile montre que cette pauvreté touchait tous les aspects de la vie du Christ. Dès son entrée dans le monde, Jésus fait l’expérience des difficultés liées au rejet. L’évangéliste Luc, racontant l’arrivée à Bethléem de Joseph et de Marie, alors sur le point d’accoucher, observe avec regret : « Il n’y avait pas de place pour eux dans le logement ». Jésus naît dans d’humbles conditions ; dès sa naissance, il est couché dans une mangeoire ; et très tôt, pour le sauver de la mort, ses parents fuient en Égypte. Au début de sa vie publique, il est chassé de Nazareth après avoir, dans la synagogue, annoncé en Lui l’accomplissement de l’année de grâce dont se réjouissent les pauvres. Il n’y a pas de lieu accueillant, même pour sa mort : ils le conduisent hors de Jérusalem pour le crucifier. C’est à cette condition que l’on peut résumer de manière claire la pauvreté de Jésus. Il s’agit de la même exclusion qui caractérise la définition des pauvres : ils sont les exclus de la société. Jésus est la révélation de ce privilegium pauperum. Il se présente au monde non seulement comme le Messie pauvre, mais aussi comme le Messie des pauvres et pour les pauvres.Léon XIV, § 19P |
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Prière
Notre Père,
Rends notre oreille plus attentive à ta Parole et aux plus démunis.
Fais que notre jeûne passe aussi par la langue,
afin que diminuent les paroles qui blessent
et que grandisse l’espace pour la voix de l’autre.
Fais que nos communautés deviennent des lieux
où le cri de ceux qui souffrent soit accueilli
et où l’écoute engendre des chemins de libération,
pour que nous soyons plus prompts et plus diligents
à contribuer à l’édification de la civilisation de l’amour.
D’après Léon XIV, Message pour le carême 2026
