33e dimanche du temps ordinaire – Année C – 9e Journée mondiale des Pauvres
Chers frères et sœurs,
Ce dimanche est considéré par l’Église comme La Journée mondiale des Pauvres, mais aussi le dimanche du Secours catholique. C’est une invitation à vivre pleinement l’esprit du Jubilé, à trouver un temps pour renouveler notre engament à soutenir et à élever les pauvres, pour que tous puissent vivre dans la dignité. Cela nous amène à réfléchir sur la manière dont la pauvreté est au cœur de l’Évangile. Avec cet avant-dernier dimanche de l’année liturgique qui se terminera dimanche prochain avec la fête du Christ Roi de l’Univers, nous devons faire un point sur la place que nous avons donnée cette année à l’entraide fraternelle apportée aux plus démunis.
Nous avons chanté en commençant cette célébration : « Il est grand le bonheur de donner, bien plus grand que celui de recevoir. » Connaissons-nous ce bonheur de donner ? Donner son temps, donner son savoir-faire, donner son argent, mais toujours donner par amour, sans attendre de retour, et parfois sans aucun remerciement ni même de la reconnaissance.
Donner par amour c’est la mise en pratique de la vertu théologale qu’est la CHARITÉ. Pour vivre véritablement dans la FOI et l’ESPÉRANCE, il est indispensable d’être animé par la CHARITÉ. Ce mot signifie un amour gratuit, un amour directement inspiré par celui de Jésus. Plus que par passion ou par émotion, cet amour doit être le fruit de la volonté de chacun de nous. Nous pouvons parfois avoir une certaine réticence, une pudeur, à employer le nom de pauvres, pour parler des personnes qui rencontrent de très grandes difficultés dans leur vie de tous les jours. C’est pourtant bien leur situation : la pauvreté !
On peut être pauvre par toutes sorte de manque, pauvre dans la foi, pauvre d’amitié, pauvre de reconnaissance, de relations sociales, de travail, de santé, mais il est une pauvreté malheureusement bien concrète qui provoque l’impossibilité de manger à sa faim, de se loger, de se soigner correctement, de s’instruire. Malgré les richesses d’une partie du monde, 356 millions d’enfants vivent dans la grande pauvreté, c’est-à-dire avec moins de 1,70€ par jour. Ces enfants-là peuvent vraiment être considérés comme PAUVRES. Se mettre au service des pauvres, c’est servir Jésus. (Mt 25).
La plus grande vertu chrétienne est la Charité, elle passe par la prière, par une relation intime avec Dieu et doit aboutir à un engament concret auprès de ceux qui nous entourent. Sans cette charité chrétienne, les autres vertus, la foi, l’espérance, et toutes nos autres aptitudes humaines, nos prédispositions à aider les autres ne prendraient pas leur véritable sens. La charité ne remplace pas toutes ces bonnes tendances, elle les anime. La charité est une question de justice, disait la pape François.
Le 8 septembre 1946, naissait le Secours catholique sous l’impulsion de l’abbé Jean Rodhain. Grâce à de nombreux donateurs, l’action de cet organisme d’Église a pu apporter l’entraide nécessaire à des personnes en grande précarité. Reconnu d’utilité publique en 1962, puis grande cause nationale en 1988, le Secours catholique donne chaque année un document statistique sur les situations de pauvreté qui est remis aux pouvoirs publics. Membre observateur de l’ONU, Caritas international organise cette charité pour environ 1 350 000 personnes dont 635 000 enfants. Pour agir au sein de ses 162 antennes nationales, 58 000 bénévoles se mobilisent aux services de leurs frères et sœurs.
Ici, à La Tremblade, pour tout notre secteur paroissial de la Presqu’île d’Arvert, 18 d’entre eux sont sur les pas de Jésus. Comme bénévoles, ils donnent tout d’abord de leur temps et de leur énergie ; le reste ce sont les donateurs qu’ils leur apportent. En bonne coopération avec les Centres communaux d’Action sociale, les Restos du Cœur et la Banque alimentaire, le Secours catholique agit concrètement face à la pauvreté. Puissions-nous, chacun selon nos moyens, participer à cette entraide fraternelle en donnant de notre temps, de nos compétences, de notre argent, pour porter assistance et solidarité à nos frères et sœurs en Jésus Christ. Amen.
Philippe
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