Saint Simon de Bordes

Église de St-SIMON-de-Bordes

 

De l’église romane du XIIème siècle subsistent la façade principale avec son porche, les murs nord et sud avec leurs fenêtres allongées et leurs corniches ornées de modillons, et la tour d’escalier, seul reste du clocher primitif. Les voûtes en ogive des trois travées de la nef sont du XIIIème siècle. Quant à l’abside à chevet plat et les deux bras du transept, ils datent du milieu du XIXème. Le petit campanile édifié sur le mur nord abrite une cloche fondue au XVème siècle… pour Villexavier. Aurait-elle fait, elle aussi, à la Révolution, le détour par le district de Pons, comme celles d’Arthenac arrivée à Saint-Fort ou de Fléac à Saint-Palais-de-Phiolin ?

Selon une attestation assez ancienne, l’église de Saint-Simon serait sous le patronage des apôtres saint Philippe et saint Jacques.

Saint Michel est l’un des trois archanges explicitement nommés dans la Bible comme des êtes spirituels porteurs des volontés et projets de Dieu. Michel signifie étymologiquement : « Qui est comme Dieu ? » Il est en effet l’esprit qui fait découvrir que « Dieu est au-delà, au-dessous de tout ». Saint Michel est celui qui dit au prophète Daniel (10/13) : « Je suis venu te faire comprendre ce qui arrivera à ton peuple dans l’avenir… Je t’annoncerai ce qui est écrit dans le livre de la Vérité »… Il est ensuite mentionné dans la Lettre de Jude (1/9) comme : « celui qui conteste avec le diable ». Enfin dans l’Apocalypse de saint Jean (12/7), lors du grand combat qui s’engage au niveau des réalités spirituelles, « Michel et ses anges combattirent contre le dragon et ses anges ». Le grand dragon, l’antique serpent, celui qu’on nomme Diable et Satan, le séducteur du monde entier, fut précipité sur la terre et ses anges avec lui. On trouve là l’origine des représentations conventionnelles de saint Michel, comme sur la bannière patronale d’Ozillac.

Dès le IVème siècle, une basilique est dédiée un 29 septembre – à saint Michel, dans la campagne romaine. Son culte se développe ensuite à partir du VIe siècle sur le mont Gargan, en Italie, puis au Mont-Saint-Michel en France qui devient, à partir de 966, un lieu de pèlerinage parmi les plus célèbres… toujours battu par des vagues impressionnantes de visiteurs et de touristes !… Plus de ceux cents communes françaises portent son nom. Sa fête est célébrée le 29 septembre, avec les deux autres archanges vénérés par l’Église Gabriel et Raphaël.