Découvrez les églises de Agudelle, Fontaines d’Ozillac, Ozillac, St Maurice de Laurençanne,
St Simon de Bordes, Tugéras et Villexavier :
Église Saint Eutrope d’AGUDELLE
Seul monument restant, mais important témoin actuel d’une histoire longue et tourmentée, l’église d’Agudelle doit ses dimensions imposantes à la proximité du prieuré Notre-Dame, fondé en ces lieux par la puissante abbaye de La Couronne. Déjà très dépeuplée à la fin de la guerre de Cent Ans au XVe siècle, la paroisse d’Agudelle voit ensuite les bâtiments conventuels ruinés au cours des guerres de religions au XVIIème siècle. Seule l’église, moins endommagée, est alors remise en état. Sans doute au XVIIème siècle, on reconstruit le clocher actuel. A l’intérieur, il faut remarquer particulièrement la chaire en pierre avec son escalier établi dans la maçonnerie, les statues de saint Eutrope et de sainte Rose de Lima, ainsi que le vitrail moderne, au thème et aux teintes étudiés, posé dans la belle fenêtre ogivale, qui éclaire magnifiquement le chœur. Dédiée à saint Eutrope, cette église a été longtemps le lieu d’une dévotion populaire très marquée, pour sa fête du 30 avril et pour la Toussaint.
Église Saint Martin de FONTAINES-d’OZILLAC
L’église, placée sous le patronage de saint Martin de Tours (316-397), a été soigneusement restaurée et équipée à l’extérieur comme à l’intérieur dans les années récentes. Elle joue à nouveau pleinement, de ce fait, son rôle de lieu du rassemblement et de la prière communautaires des paroissiens catholiques. Mais elle accueille aussi, grâce à la qualité de l’acoustique et à cause de son esthétique et du confort qu’elle offre, des manifestations culturelles de grande qualité, tout particulièrement les concerts organisés par « l’Association du Val de Seugne ».
C’est également sur le territoire de la commune qu’est située la petite chapelle de Notre-Dame de la Compassion, veillée par ses deux cyprès. Cette chapelle, érigée au XVIIIème siècle sous le vocable de Notre-Dame des Sept Douleurs, a gardé particulièrement la mémoire des 112 paroissiens de Fontaines, dont 47 enfants de moins de dix ans, victimes de la famine, de septembre 1693 à juillet 1694. Chaque année, le soir du 15 août, une procession aux flambeaux en pérennise le souvenir dans la prière et l’action de grâces.
Église Saint Michel d’OZILLAC
La première église d’Ozillac fut construite au XIIème siècle, à l’époque romane, dans les dépendances du château, dont il ne reste que des vestiges. Datent de cette époque les chapelles latérales et le fond de l’abside. Pour l’essentiel, c’est au XVème siècle qu’elle a été reprise, restructurée et agrandie dans sa configuration actuel, à l’exception des voûtes du transept détruites par les calvinistes lors des guerres de Religion et reconstruites entre 1602 et 1707. Une chambre de tir a été aménagée en haut de chacun des contreforts qui flanquent la façade.
D’anciennes archives indiquent que le prieuré d’Ozillac dépendait en 1638 et 1645 du prieuré de Saint-Eutrope-les-Saintes… L’église est sous le patronage de saint Michel, archange. Un témoin du XIXème siècle mentionne qu’une foire renommée se tenait à Ozillac le 24 août. N’est-ce pas la raison pour laquelle la fête locale, aujourd’hui encore, est celle de la Saint-Louis, le 25 août ?…
Église de Saint-Maurice-de-Laurençanne
Saint-Maurice-de-Lauençanne (commune de Tugeras-Saint-Maurice), église Saint-Maurice
Cette église est dédiée à Saint-Maurice, chef de la légion thébaine, composée de soldats chrétiens qui furent massacrés par l’empereur Maximien Hercule au Ive siècle. Elle est construite sur un plan rectangulaire très simple.
La nef unique mène, après la descente de quelques marches, jusqu’au chevet droit percé d’une petite baie.
L’église dans son ensemble a beaucoup souffert. Les parties hautes ont été abattues à une période antérieure. En effet, les voûtes du chœur et de l’avant-chœur ont disparu, mais il en reste les amorces et les faisceaux de colonnes de style gothique.
On peut observer des graffiti sur la façade ouest de l’église, dont un bateau et une tête assez bien conservés.
Cette façade est de style roman, avec son portail à trois voussures en plein cintre, flanqué de chaque côté d’un arc aveugle.
Il y a dans la nef, l’entrée d’un souterrain en partie accessible, donnant sur deux salles qui durent servir de refuge aux temps anciens.
On remarque deux enfeus au nord et au sud de la nef.
Le clocher de forme octogonale est couvert d’une flèche en ardoise et abrite une cloche en bronze datée de 1629.
Souterrain-refuge, découvert le 8 février 1969.
Église de St-SIMON-de-Bordes
De l’église romane du XIIème siècle subsistent la façade principale avec son porche, les murs nord et sud avec leurs fenêtres allongées et leurs corniches ornées de modillons, et la tour d’escalier, seul reste du clocher primitif. Les voûtes en ogive des trois travées de la nef sont du XIIIème siècle. Quant à l’abside à chevet plat et les deux bras du transept, ils datent du milieu du XIXème. Le petit campanile édifié sur le mur nord abrite une cloche fondue au XVème siècle… pour Villexavier. Aurait-elle fait, elle aussi, à la Révolution, le détour par le district de Pons, comme celles d’Arthenac arrivée à Saint-Fort ou de Fléac à Saint-Palais-de-Phiolin ?
Selon une attestation assez ancienne, l’église de Saint-Simon serait sous le patronage des apôtres saint Philippe et saint Jacques.
Église Notre-Dame de l’Assomption de TUGÉRAS
Sur un territoire habité dès la Préhistoire, l’église – construite au XIIème siècle et dont il reste plusieurs chapiteaux historiés – fut en partie détruite en 1574, au moment des guerres de Religion. La restauration importante qui s’ensuivit lui a valu la façade et les voûtes ogivales actuelles.
Elle est dédiée à Notre-Dame de l’Assomption et de la Consolation. Ce dernier vocable attestant l’existence d’une très ancienne confrérie de Notre-Dame de Consolation établie dans l’église de Tugéras. Un carme de Jonzac desservant la paroisse de Tugéras de 1600 à 1621 le confirme explicitement. On peut encore noter que, deux siècles plus tard, cette paroisse fut la première à recevoir les missionnaires diocésains institués à Saintes en 1820, avec l’approbation de l’évêque de l’époque, Mgr Paillou et de son vicaire général le vénérable Père Baudouin… Longue histoire du passé où s’enracine le présent !
Église Saint Christophe de VILLEXAVIER
Une église dédiée à Saint Christophe, mais qui est ce saint ? Un saint à la jonction de l’histoire et de la légende, mais n’oublions pas que pour les hommes du Moyen Âge, « legenda » ne veut pas dire « merveilleux », « imaginaire » mais « ce qui mérite d’être dit ». Plusieurs martyrs syriens ont porté ce nom, fêtés tant le 9 mai que le 25 juin. Et puis la tradition s’est interrogée sur ce beau nom de « Christophoros » (« Celui qui porte le Christ » en grec). On raconte que c’était un homme d’une force herculéenne, vivant de rapines et de la terreur qu’il inspirait. Décidant de se mettre au service de l’être le plus puissant du monde, il se plaça sous les ordres de l’empereur, mais celui-ci craignait le démon. Ayant recherché le démon, il se rendit compte que celui-ci tremblait au signe de la Croix. Désireux de rencontrer le Crucifié, Christophe prit conseil d’un ermite qui lui laissa seulement comme consigne de se mettre au service de son prochain. Il mit alors sa force prodigieuse en se faisant passeur sur un guet particulièrement dangereux, prenant allègrement vieillards et enfants sur son dos tout en se riant de leur faible poids.
Vint un jour un enfant, seul, qui lui demanda à franchir le torrent. Christophe le plaça sur ses épaules. Avançant dans l’eau, l’enfant devenait de plus en plus lourd, bientôt ses genoux plièrent : « Mais qui es-tu mon enfant ? Tu pèses aussi lourd que le monde.
– Je suis celui qui crée le monde, répondit Jésus, et je suis venu t’annoncer que bientôt tu me rejoindras par ton martyr. »
Et il en fut ainsi. Et Christophe devint le saint patron des voyages. Puissions-nous tous être des « Christophoros » en nous mettant toujours plus au service de nos frères, surtout aux passages difficiles de l’existence.

















