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   Découvrez les églises de Chaunac,  Léoville,  Messac, Mortiers, St Médard, Vanzac, Vibrac.

Église Saint Sulpice de CHAUNAC

Comme celles de toutes les paroisses dépendant alors de la châtellenie de Montendre, l’église de Chaunac, probablement romane, fut rasée au cours de la troisième guerre de Religion. François de la Rochefoucauld, baron de Montendre, n’était-il pas lui-même, en 1574, l’un des principaux chefs de la religion réformée en Saintonge ! L’église actuelle fut reconstruite au XVIIème siècle et sa façade refaite au XIXème siècle.

Elle est précédée d’un ballet et surmontée d’un campanile ajouré. A l’intérieur de l’église est conservée la cloche fondue en 1546 et que n’ont détruite ni la révolte de 1548 contre l’impôt de la gabelle, ni la démolition de l’église par les huguenots en 1568 et 1569. Cette cloche porte, moulée dans le bronze, l’inscription : Saint « Supplice » de Chaunac, déformation courante en parler saintongeais de saint « Sulpice », le patron de l’église et de la paroisse. Saint Sulpice, évêque de Bourges († vers 647).

Église Saint Christophe de LEOVILLE

 

L’église Saint-Christophe va nous révéler bien des surprises. Passé son porche gothique bâti au XVème siècle, nous découvrons que ce dernier a été élevé devant le portail du XIIIème siècle donnant ainsi naissance à un narthex, chose fort rare en nos contrées saintongeaises. Là se trouvaient autrefois deux autels dédiés à saint Fabien et saint Sébastien, le premier passant pour protéger les troupeaux des épidémies, le second pour sauver les humains de ce terrible fléau des temps anciens qu’était la peste. Restons encore un instant dans le narthex. Une inscription à peine lisible date des années 1793-1794 : « Les Français reconnaissent l’existence de l’Etre suprême et de l’immortalité de l’âme ». La section révolutionnaire de Léoville était particulièrement active en ces années et on envoya le curé réfractaire en déportation !

Passons maintenant dans la nef du XIIIème siècle et nous sommes saisis par la beauté dépouillée du chœur roman d’où se détachent trois petites fenêtres à colonnettes diffusant une triple et unique lumière, témoignage de Foi séculaire rendu à la Sainte Trinité. Témoin des temps troublés de la guerre de Cent-Ans, de la terrible peste noire de 1348-1349, une représentation de la mort couronnée, peinte sur un pilier, est unique dans la région tout comme la petite peinture d’un saint dans une niche qui s’apparente étrangement aux icônes des églises d’Orient. L’église, restaurée par les bons soins de la municipalité en 1996- 1998, vient de retrouver récemment ses stalles anciennes remises en état par les chantiers d’insertion.

Église Saint Félix de MESSAC

 

Depuis le temps de ses premiers habitants à l’époque gauloise, Messac a connu bien des vicissitudes dont témoigne l’existence de souterrains refuges creusés lors des époques troublées (guerre de Cent Ans, guerres de Religion … ), aussi n’est parvenu jusqu’à nous que le mur nord de l’église romane (XIIIe siècle). Il est heureusement toujours possible d’admirer le tabernacle à la riche décoration sculptée comprenant les statues du Christ et de la Vierge à l’enfant (XVIIIe siècle), ainsi que celles de saint Augustin et de saint Félix, le saint patron de l’église.

Église Saint Martin de MORTIERS

 

Autrefois, la paroisse de Mortiers et l’enclave du Breuillet se trouvaient dans le diocèse de Saintes mais, au moins en partie, dans le « Petit Angoumois », donc dans la sénéchaussée d’Angoulême et le ressort du parlement de Paris. En droit, ses habitants n’étaient pas saintongeais mais angoumoisins. L’église Saint-Martin (XVIIème et XIXème siècles) a conservé son « ballet ». Il s’agit d’un hangar qui se trouvait à l’entrée de presque toutes les églises pendant l’Ancien Régime.

A partir du règne de Louis XIII, en effet, les assemblées de la communauté des habitants ne se tiennent plus dans l’église, mais « au devant la principale porte ». Le retable de l’église, qui date du début du XVIIIème siècle, a un décor naïf, très coloré, avec des angelots, des têtes de chérubins, des personnages et des fleurs. L’ensemble formé par le retable, le maître-autel et les gradins semblent dater du début du XVIIIème siècle. Il serait donc l’un des premiers ensembles de ce type dans la région.

Église St MÉDARD

 

De longue date, la paroisse de Saint Médard avait été rattachée à Champagnac comme annexe et son église désignée comme oratoire : le rattachement communal n’étant jamais intervenu, celle-ci reste desservie dans le cadre de l’organisation des célébrations dans la nouvelle paroisse. Pour l’essentiel, l’église est du XVème siècle, d’où le style ogival de ses fenêtres et de ses voûtes sur croisée d’ogives. Sa chapelle nord se situerait à l’emplacement d’un ancien clocher auquel s’est substitué, au fronton de la façade, un double campanier : une seule de ces deux baies abrite une petite cloche. L’église, comme la commune, est sous le patronage de saint Médard.

Église Sainte Quitterie de VANZAC

 

Le site de Vanzac a été habité très tôt. Des éléments de construction datant du Néolithique (du VIème au IIIème millénaire avant notre ère), ainsi que des vestiges protohistoriques (existence de documents « écrits » sur l’histoire de la société) ont été mis en évidence grâce à des vues aériennes. Diverses traces de constructions gallo-romaines ont aussi été découvertes. L’église Sainte-Quitterie a la forme d’un parallélogramme. Elle tient de l’art roman du XIème siècle et du style ogival du XVème siècle. En 1849, une abside, semi-circulaire lui a été ajoutée. Autour de l’abside ont été placées des petites colonnettes à demi-engagées dont les chapiteaux sont ornés de feuilles d’acanthe. La croix de pierre située au Sud témoigne de l’ancien emplacement du cimetière.

Église Saint Vivien de VIBRAC

 

Autrefois, Vibrac dépendait de la châtellerie de Montendre. Pendant les guerres de religion, comme dans les autres paroisses appartenant à la famille de La Rochefoucauld, l’église fut détruite. En 1709, la population de ce qui est maintenant la commune de Vibrac comptait 250 habitants environ. Cette population atteignit même 433 habitants en 1806. Puis la commune fut l’une des premières de cette région à être touchée par l’exode rural.

L’église Saint-Vivien fut reconstruite au XVIIIème siècle et sa façade fut réparée en 1724, comme l’indique une inscription. Elle est ornée d’un campanile.