Découvrez les églises de Champagnac, Meux, Moings,
Saint Maurice de Tavernole, Réaux :
Église Saint Pierre de CHAMPAGNAC
L’église date du XIIIe siècle. L’édifice alors en mauvais état et sa façade ont été restaurés au XIXe. Champagnac, possession royale, a échappé aux destructions des guerres de Religion. L’abbé Yves Blomme estime que sa grande et belle nef reproduit le vaisseau central de Barbezieux. Son clocher octogonal a été construit sur une base carrée massive, et chacun de ses pans est orné d’une grande fenêtre à cintre brisé, comportant une colonnette centrale. La cloche de 900 kg porte une longue inscription se terminant ainsi : « … J’ai été fondue en Décembre 1824, par l’autorité de Monsieur Jean-Baptiste Duret, Maire de Champagnac et Monsieur Jean Frappé, curé de la paroisse et Monsieur Pierre Tanguidé, trésorier ».
L’église de Champagnac est sous le patronage de saint Pierre-aux-Liens.
Église Saint Martin de MEUX
Bien que remaniée à plusieurs reprises, l’église de Meux garde bien des éléments de style roman de son origine au XIIème siècle. Comme pour plusieurs autres dans la région, son chœur et son chevet ont été haussés dans un but de défense. En témoignent les fenêtres étroites, la meurtrière dans l’escalier de l’ancien clocher disparu au début du XIXème siècle et surtout la chambre haute fortifiée qui surplombe le chœur. Un campanile double a été construit sur le pignon de la façade.
Toute proche du château de Meux, l’église garde la trace de son voisinage seigneurial dans cette épitaphe en vers pour Jérôme-Philippe Chesnel de Meux :
Pour éclairer à mes neveux.
On a vu mes armes en France
Et, dedans l’église, mes vœux.
A l’ennemi, ma contenance
Était celle d’un noble preux
Et je me retrempais ma vaillance
A l’autel du maître des cieux…
L’église de Meux est sous le patronage de saint Martin.
Église Saint Martin de MOINGS
La nef de l’église, déjà construite au XIème siècle, fut complétée au siècle suivant par le chevet et le clocher remarquablement ouvragé. De la même époque (1130-1140), datent les importants graffitis qui tapissent les deux côtés du chœur. Litre funéraire, armoiries seigneuriales et peintures murales attestent l’impact, à diverses époques, de l’organisation de la société et de la Foi de la population. Comme bien d’autres en France et chez nous, elle est dédiée à saint Martin de Tours (316-397). Mais pourquoi donc la notoriété sans égale de saint Martin en Gaule, après sa mort en 397 ? Pour cela, il faut situer avec exactitude sa personne, sa vie et son apostolat au regard des deux mutations majeures de cette fin du IVème siècle. La première, c’est la proscription du paganisme et l’affirmation de la Foi catholique comme religion de l’Empire.
Église de St-MAURICE-de-TAVERNOLE
L’église actuelle, qui vient d’être magnifiquement restaurée et rendue au culte après les importants dégâts de la tempête du 29 décembre 1999, se situe à proximité du logis de Saint Maurice. Cela suffit-il pour en déduire qu’elle en aurait été primitivement la chapelle et que les seigneurs voisins y auraient eu leur sépulture ? Les avis sont encore à ce sujet partagés. En toute hypothèse, elle n’est sans doute pas sur l’emplacement dans le bourg de l’ancienne église du Moyen-Âge complètement disparue. Par ailleurs. l’inscription gravée sur une des poutres dégagées lors des récents travaux – Ce temple a este faict en l’an 1604 – autorise-t-elle à penser qu’elle fut d’abord un temple protestant ? Le dernier curé de Saint-Maurice fut l’abbé Monnereau qui partit en exil en 1792 et y mourut.
L’existence et l’histoire de saint Maurice et de ses nombreux compagnons martyrs (morts vers 304) nous sont connues par la « Passion des martyrs d’Agaune » (aujourd’hui Saint-Maurice dans le canton suisse du Valais) écrite vers la moitié du VIème siècle par saint Eucher, évêque de Lyon
Église Saint Vincent de RÉAUX
L’église, de style roman, est dédiée à saint Vincent. Sa façade et les murs extérieurs de la nef ont fait l’objet d’un premier ravalement qui devrait inclure prochainement le reste des murs extérieurs et l’intérieur de l’édifice. Sur le territoire de la commune se trouvent également des vestiges de l’ancien hôpital de la Grand-Vaux qui fut sans doute une léproserie, à l’époque où ce terrible mal sévissait encore dans nos contrées (faute de thérapie efficace, on s’employait alors à tenter d’éviter la contagion en isolant les malades à l’écart des villages habités). Sans doute, l’absence de constructions a-t-elle favorisé l’aménagement du terrain d’aviation de Neulles-Jonzac, dans cette belle vallée !














