Saint Hilaire du Bois

Église St Hilaire de St HILAIRE du Bois

 

La façade occidentale, la nef et le clocher de l’église ont été construits au XIIème siècle, dans le style roman de l’époque caractérisé par des voûtes en plein cintre. Au delà du clocher, les deux travées gothiques du chœur ont été ajoutées au XVème siècle et se terminaient par une belle fenêtre gothique malheureusement bouchée par une maçonnerie sans caractère qui laisse cependant deviner son élégance première. La croix en pierre de l’ancien cimetière a été laissée sur l’emplacement qu’il occupait autour de l’église, avant d’être transféré hors du bourg. Au titre de l’Histoire de France, on pourra au moins noter que Claude Arnoul de Poute, seigneur de Saint-Hilaire… et autres lieux, présida l’assemblée des États Généraux, à Saintes, en 1789…

L’église est placée, comme la commune, sous le patronage de saint Hilaire, évêque de Poitiers (vers 315 – vers 367).Avec Saint-Hilaire-du-Bois et, bien entendu, Saint-Hilaire-de-Villefranche, cinq autres églises dans le diocèse sont sous le patronage de saint Hilaire : celles de Coux, d’Hiers-Brouage, de Nantillé, de Pouillac et de Villiers-Couture.Tout récemment, quelques communes autour de Saint-Sulpice-de-Royan ont constitué la nouvelle paroisse de « Saint Hilaire en pays Royannais »…

Hilaire naquit, vers 315, d’une famille païenne de magistrats et de propriétaires fonciers en Aquitaine. Marié, père d’une petite fille, Abra, et encore païen, il découvre Dieu en lisant les Écritures, en particulier Moïse et saint Jean. Une fois baptisé, il reste laïc dans la communauté chrétienne de Poitiers. A la mort de l’évêque, vers 350, les fidèles le désignent par acclamation pour être leur nouveau pasteur. Tout de suite, il s’oppose avec la plus grande vigueur à l’ empereur Constance II qui veut imposer, en Gaule comme dans tout l’empire romain, l’hérésie arienne niant la divinité du Christ. Il est exilé pendant quatre ans en Phrygie, en Asie mineure, où il rédige un monumental « Traité sur la Trinité » qui fait toujours référence, pour « appliquer sa parole malhabile à expliquer des mystères indicibles ». De retour à Poitiers, il y rétablit l’orthodoxie et y ramène la paix. Il consacre les, dernières années de sa vie à l’étude et au gouvernement de son diocèse, encourageant saint Martin de Tours à fonder, à Ligugé le premier monastère de l’Occident, où il aime aller lui-même prier et vivre avec les moines.

Il meurt paisiblement à Poitiers vers 367, jouissant déjà d’une renommée immense dans tout l’empire romain et considéré comme le plus grand des Pères de l’Église de Gaule. En 1851, le Pape Pie le proclamera « docteur de l’Église ». Sa fête est célébrée le 13 janvier.