
Présentation du Père Fada Toby
Prêtre engagé, il se distingue par une parole franche, pastorale et profondément enracinée dans la vie quotidienne des fidèles.
Son apostolat s’articule autour de trois axes essentiels :
- l’annonce de l’Évangile dans un contexte social et religieux exigeant,
- l’accompagnement des communautés chrétiennes rurales,
- la prise de parole publique sur des sujets touchant à la dignité humaine, la solidarité et la cohérence de vie chrétienne.
Le Père Toby est également très présent sur les réseaux sociaux, où il partage homélies, réflexions, messages d’espérance et interpellations spirituelles. Sa page Facebook constitue un espace vivant de dialogue et d’enseignement :
Page Facebook du Père Fada Toby : https://www.facebook.com/fadatoby
Par son style direct, son humour discret et sa profondeur spirituelle, le Père Toby rejoint un large public, au Burkina Faso comme ailleurs. Ses écrits et interventions invitent chacun à une foi authentique, incarnée et responsable.
Ces derniers jours, beaucoup de choses circulent sur internet à propos de la Fraternité Saint-Pie X et de sa relation avec Rome. Des vidéos, des articles, des messages partagés ici et là parlent d’excommunication, de schisme, de rupture avec le pape. Certains y voient la preuve d’une Église divisée. D’autres pensent au contraire qu’il s’agit d’un petit groupe qui s’éloigne, pendant que l’Église elle-même reste unie autour du Saint-Père. Beaucoup de fidèles, en voyant passer ces informations, ne savent plus très bien quoi en penser. C’est pour cela qu’il est utile de reprendre calmement, étape par étape, ce qui s’est réellement passé, depuis le début jusqu’à aujourd’hui. Je vous invite à lire attentivement.
1. Tout commence avec le concile Vatican II. Le 25 janvier 1959, le pape Jean XXIII annonce qu’il veut réunir tous les évêques du monde pour réfléchir à la vie de l’Église.
2. Le concile a lieu du 11 octobre 1962 au 8 décembre 1965. Jean XXIII l’ouvre, mais il meurt avant la fin. C’est le pape Paul VI qui termine le travail.
3. Ce concile ne crée pas de nouveaux dogmes. Il propose une nouvelle façon de vivre la foi. Par exemple : la messe en langue locale, une participation plus active des fidèles, et un dialogue plus ouvert avec les autres religions. Le concile publie aussi des textes importants, comme la déclaration sur la liberté religieuse, appelée Dignitatis Humanae. Ces documents cherchent à mieux expliquer la foi catholique face au monde moderne, sans changer ce que l’Église croit depuis toujours.
4. Beaucoup de catholiques sont contents de ces changements. Mais d’autres ont peur qu’on perde le sens du sacré et la tradition.
5. C’est là qu’intervient Mgr Marcel Lefebvre. C’est un missionnaire respecté, ancien supérieur général des Spiritains. Il participe au concile et signe les documents.
6. Après le concile, il devient critique. Il pense que certaines réformes vont trop loin et abîment la tradition catholique.
7. Avant Vatican II, la messe était très différente : presque tout en latin, avec beaucoup de silence et de solennité. Pour certains, les changements ont été un choc. Le prêtre célébrait tourné vers l’autel, dans une posture qui exprimait le mystère de Dieu. Le chant grégorien accompagnait souvent la célébration, donnant à la prière une grande beauté et une grande solennité.
8. Mgr Lefebvre pense que la foi est présentée de façon plus faible après le concile, surtout dans la formation des prêtres et la liturgie.
9. En 1970, il fonde la Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X (FSSPX), pour former des prêtres fidèles à la messe traditionnelle.
10. Au début, l’Église reconnaît cette Fraternité. Il y a des tensions, mais le dialogue continue.
11. Puis Mgr Lefebvre critique publiquement l’Église : la nouvelle messe, l’œcuménisme, la liberté religieuse. Il craint que le dialogue avec les autres religions ne fasse perdre de vue l’unicité du Christ et de l’Église catholique. Pour lui, reconnaître un droit civil à la liberté religieuse revient à mettre, en pratique, toutes les religions sur le même plan.
12. En 1975, la situation entre Rome et la FSSPX se détériore fortement. Le 6 mai, Mgr Pierre Mamie, évêque de Fribourg, retire l’approbation diocésaine accordée à la Fraternité Saint-Pie X par son prédécesseur, Mgr François Charrière, en 1970. Cette décision est ensuite confirmée par les autorités romaines, qui considèrent que les positions défendues par Mgr Marcel Lefebvre et la Fraternité s’éloignent des orientations pastorales issues du concile Vatican II. Cette étape marque le début d’une période de confrontation plus ouverte entre la FSSPX et les autorités de l’Église.
13. Mgr Lefebvre continue quand même : il ordonne des prêtres et ouvre des séminaires sans autorisation. Malgré cela, de nombreux jeunes hommes continuent de venir se former dans ses séminaires. Le nombre de prêtres et de fidèles attachés à la Fraternité augmente d’année en année, en France, en Suisse et ailleurs.
14. Pour lui, c’est une question de fidélité à la Tradition, même contre l’autorité de l’Église. Pourtant, dans l’Église catholique, l’obéissance au Saint-Père reste nécessaire, même lorsque certaines décisions sont difficiles à comprendre ou à accepter. C’est justement ce point qui sépare la position de Mgr Lefebvre de l’enseignement constant de l’Église sur l’autorité du pape.
15. En 1988, un accord avec Rome est trouvé, puis rompu. Mgr Lefebvre décide de consacrer des évêques sans l’accord du pape.
16. Le 30 juin 1988, il consacre quatre évêques sans permission. Rome déclare aussitôt leur excommunication.
17. En 2009, le pape Benoît XVI lève cette excommunication, comme geste de paix. Mais les désaccords doctrinaux restent.
18. Depuis, la situation n’a jamais été vraiment réglée. Des discussions ont lieu, mais les blocages persistent.
19. En 2026, la Fraternité Saint-Pie X décide de consacrer de nouveaux évêques, sans l’accord de Rome. Elle justifie ce choix par son désir de rester fidèle à la Tradition et par les désaccords doctrinaux qui bloquent le dialogue avec Rome depuis des décennies, notamment sur la liberté religieuse et le concile Vatican II. Dans l’Église catholique, aucun évêque n’est ordonné sans l’autorisation expresse du pape, qui seul a le pouvoir de nommer les évêques. Mais la FSSPX choisit d’ordonner ses propres évêques pour continuer ses activités et assurer la survie de son œuvre, comme elle l’avait déjà fait en 1988.
20. Le 1er juillet 2026, exactement 38 ans après 1988, deux évêques de la Fraternité consacrent quatre nouveaux évêques à Écône, en Suisse, malgré les avertissements du pape Léon XIV. Le lendemain, le Vatican publie un décret déclarant que les six évêques concernés sont excommuniés «latae sententiae», automatiquement, pour un acte de nature schismatique. Cette fois, le décret va plus loin qu’en 1988 : il prévient aussi que les prêtres et les fidèles qui adhèrent formellement à la Fraternité tombent eux-mêmes sous le coup de l’excommunication.
Au terme de ce parcours, une chose reste claire. L’Église catholique n’est pas divisée par le pape, mais par ceux qui choisissent de s’écarter de lui. L’obéissance au Saint-Père n’est pas une simple formalité administrative. Elle est le signe visible de l’unité de toute l’Église autour du successeur de Pierre, à qui le Christ lui-même a confié la mission de garder ses brebis. Aimer l’Église, ce n’est pas seulement aimer sa tradition ou sa liturgie. C’est aussi accepter, dans la foi, l’autorité de celui que le Christ a établi pour la conduire. C’est dans cette obéissance, même quand elle coûte, que se vit la véritable communion.
Notre Dame Mère de l’Église
Priez pour nous
Notre Dame Reine de la paix
Priez pour nous