Le 9 octobre 2025, le pape Léon XIV a publié sa première exhortation apostolique : Dilexi te, Je t’ai aimé.
C’est avec cette lettre « sur l’amour envers les pauvres » que le diocèse de La Rochelle vous propose de marcher, tout au long de ce temps du carême, pour apprendre à reconnaître le Christ en nos frères et sœurs les plus pauvres, pour mieux les aimer et à les servir, et pour convertir nos cœurs.
Chaque semaine, retrouvez sur le site du diocèse, sur ses réseaux sociaux et dans la newsletter du diocèse des témoignages, des extraits de l’exhortation et des textes pour prier.
Bon et saint temps du carême ! Belle montée vers Pâques !
Dans les derniers mois de sa vie, le Pape François prépara, en continuité avec l’encyclique Dilexit nos, une Exhortation apostolique sur l’attention de l’Église envers les pauvres et avec les pauvres, intitulée Dilexi te, imaginant que le Christ s’adresse à chacun d’eux en leur disant : tu as peu de force, peu de pouvoir, mais « moi, je t’ai aimé » ( Ap 3, 9). Ayant reçu en héritage ce projet, je suis heureux de le faire mien – ajoutant quelques réflexions – et de le proposer au début de mon Pontificat, partageant ainsi le désir de mon bien-aimé Prédécesseur que tous les chrétiens puissent percevoir le lien fort qui existe entre l’amour du Christ et son appel à nous faire proches des pauvres. En effet, je pense moi aussi qu’il est nécessaire d’insister sur ce chemin de sanctification, parce que dans « cet appel à le reconnaître dans les pauvres et les souffrants, se révèle le cœur même du Christ, ses sentiments et ses choix les plus profonds, auxquels tout saint essaie de se conformer ».
Léon XIV, Dilexi Te 3
En ce mercredi des Cendres, premier jour du carême,
lisons le message que Léon XIV nous adresse : « Écouter et jeûner. Le Carême comme temps de conversion » !
En voici quelques extraits :
« Importance de laisser place à la Parole à travers l’écoute, car la disposition à écouter est le premier signe par lequel se manifeste le désir d’entrer en relation avec l’autre. »
« Le jeûne constitue une pratique concrète qui dispose à l’accueil de la Parole de Dieu. L’abstinence de nourriture est, en effet, un exercice ascétique très ancien et irremplaçable dans le chemin de conversion. Précisément parce qu’il implique le corps, il rend plus évident ce dont nous avons “faim” et ce que nous considérons comme essentiel à notre subsistance. »
« Pour que le jeûne conserve sa vérité évangélique et échappe à la tentation d’enorgueillir le cœur, il doit toujours être vécu dans la foi et l’humilité. […] personne ne jeûne vraiment s’il ne sait pas se nourrir de la Parole de Dieu. »
« Demandons la grâce d’un Carême qui rende notre oreille plus attentive à Dieu et aux plus démunis. Demandons la force d’un jeûne qui passe aussi par la langue, afin que diminuent les paroles qui blessent et que grandisse l’espace pour la voix de l’autre. Et faisons en sorte que nos communautés deviennent des lieux où le cri de ceux qui souffrent soit accueilli et où l’écoute engendre des chemins de libération, nous rendant plus prompts et plus diligents à contribuer à l’édification de la civilisation de l’amour. »
