Chemin néocatéchuménal

Pourquoi est-il nécessaire, dans notre paroisse, de vivre  une catéchèse pour adultes,

qui reprend la réalité de notre baptême ?

Le moteur et la mission même de la paroisse sont « les paroissiens », hommes et femmes qui vivent sur le territoire de Lagord, Nieul sur Mer, L’Houmeau et Marsilly.

Parmi eux, certains ont reçu le baptême, quand ils étaient enfants ou adultes. Lors du baptême, l’Église a pris en charge à travers l’éducation chrétienne que nous avons reçue (catéchisme, première communion, profession de foi, confirmation, …) le fait de nous porter à la « maturité de la foi », c’est-à-dire de manifester dans notre vie ce que le baptême signifie. Or souvent et à cause des changements d’époque et des traditions, nous sommes restés avec l’affirmation que le baptême nous a fait devenir « fils de Dieu », sans tout mettre en œuvre pour que cela soit visible.

Que nous dit la Parole de Dieu à propos du baptême ?

C’est vrai que la Parole de Dieu dit que nous sommes « fils de Dieu ». Mais qu’est-ce que signifie cela ?

Saint Paul explique dans ses lettres :

« Mais vous, ce n’est pas ainsi que l’on vous a appris à connaître le Christ, si du moins l’annonce et l’enseignement que vous avez reçus à son sujet s’accordent à la vérité qui est en Jésus. Il vous faut abandonner votre premier genre de vie et dépouiller le vieil homme qui va se corrompant au fil des convoitises décevantes, pour vous renouveler par une transformation spirituelle de votre jugement et revêtir l’Homme Nouveau qui a été créé selon Dieu dans la justice et la sainteté de la vérité » (Ephésiens 4,20-24).

« Nous le savons : l’homme ancien qui est en nous a été fixé à la croix avec lui pour que le corps du péché soit réduit à rien, et qu’ainsi nous ne soyons plus esclaves du péché. Car celui qui est mort est affranchi du péché. Et si nous sommes passés par la mort avec le Christ, nous croyons que nous vivrons aussi avec lui. » (Romains 6,6-8)

« Plus de mensonge entre vous : vous vous êtes débarrassés de l’homme ancien qui était en vous et de ses façons d’agir, et vous vous êtes revêtus de l’homme nouveau qui, pour se conformer à l’image de son Créateur, se renouvelle sans cesse en vue de la pleine connaissance. » (Colossiens 3,9-10)

Pour réaliser ce passage du vieil homme à l’homme nouveau, l’Église primitive appelait ce temps « catéchuménat ».

Le « baptême » signifie « plongée, immersion » dans la mort du Christ. Il était signifié par l’immersion de tout le corps dans une piscine baptismale pour signifier que nous avons été dépouillés de notre corps de péché. En sortant de l’eau, on revêtait les nouveaux baptisés d’un vêtement blanc pour signifier la nature nouvelle du Christ.

Cette caractéristique du baptême qui consiste à dépouiller le vieil homme (orgueil, attachement à l’argent, luxure, colère, avidité, envie, rejet des choses de Dieu) n’a pas été souvent prise en compte dans l’initiation chrétienne et dans la formation des chrétiens comme dans l’Église primitive. Il faut aussi savoir que l’Eglise a dû faire face à des changements sociétaux très graves, qui ont mis à la lumière ce manque.

Pourquoi l’Église, dans le Concile Vatican II, a demandé de rétablir le catéchuménat, même pour les baptisés ?

Face aux changements de la société et le constat que la plupart des baptisés vit avec cette conscience que le baptême nous a faits « fils de Dieu » mais sans que cela soit une réalité visible et missionnaire, l’Église, lors du Concile Vatican II (et à travers les documents qui ont suivi, comme le Rituel de l’Initiation Chrétienne des Adultes), a redécouvert que le baptême n’est pas un événement magique et isolé, mais le début d’un cheminement qui dure toute la vie.

Le catéchuménat, qui était à l’origine une préparation au sacrement du baptême, est désormais considéré comme une initiation chrétienne permanente, destinée aussi bien aux baptisés qu’aux non-baptisés, où il ne s’agit plus d’une étiquette, mais d’une véritable décision consciente.

Dans ce cheminement, l’Église nous enseigne ainsi à vivre pleinement notre baptême et notre filiation divine avec joie, chaque jour, même face aux épreuves, à la maladie et aux difficultés quotidiennes.

Le catéchuménat insiste sur la conversion des mœurs. Si le baptême nous fait « fils de Dieu », le catéchuménat nous apprend à agir en fils de Dieu. Le Concile a voulu que les chrétiens soient des signes clairs pour le monde. Pour que ce signe soit visible, il faut une formation solide qui aide à transformer la manière de vivre, de travailler et d’aimer.

Pourquoi avons-nous besoin de catéchèses pour adultes et qu’est-ce que le Chemin Néocatéchuménal ?

Le Chemin Néocatéchuménal, « comme un itinéraire de formation catholique valide pour la société et les temps actuels » (Jean-Paul II, Lettre Ogniqualvolta, 30 août 1990, in AAS 82, (1990) 1515), propose de reparcourir les étapes de notre baptême, en commençant par une catéchèse pour adultes.

En parcourant les mêmes étapes que les premiers chrétiens vivaient dans le catéchuménat, nous pourrons dans une petite communauté découvrir ainsi la richesse immense que notre baptême peut nous donner dans la vie de tous les jours.