Fin novembre, début décembre, l’année semble à bout de souffle avec les jours qui raccourcissent et la nature en berne.
Nous, chrétiens, nous fêtons la solennité du Christ Roi de l’univers pour clôturer l’année liturgique C afin de vivre le temps préparatoire qui nous aide à la fois à inaugurer la nouvelle année liturgique A et à nous préparer à la fête de la Nativité de Jésus.
Le mot « Avent » ne veut pas dire « avant » Noël. Il vient du latin « adventus » qui signifie venue, arrivée. Donc, pendant ce temps, nous attendons qui ?
Jésus viendra ! Mais n’est-il pas déjà arrivé il y a plus de deux mille ans, se disent certains ?
Saint Bernard, dans un sermon de l’Avent, parle de trois venues de Jésus. La première, quand Il s’est fait homme; la dernière, quand Il viendra comme juge. Mais il y a une venue intermédiaire, qui a lieu dans le cœur de chacun. C’est là que se réalisent, au niveau personnel et de l’expérience, la première et la dernière venues. La sentence que Jésus prononcera au jour du Jugement sera celle qui résonne maintenant dans notre cœur. Ce qui n’est pas encore arrivé est dès aujourd’hui une réalité.
L’Avent est un temps de renouvellement parce que nous sommes tous enkystés dans de vieilles habitudes qui ne nous lâchent pas et qui se fossilisent. Si bien que nos vies d’alourdissent.
L’Avent nous permet de revenir au sens ultime de notre vie, à notre espérance qui a un nom : Jésus.
Donc, soyons clairs : L’enjeu de l’Avent, c’est de faire aujourd’hui de la place en soi-même pour Dieu : est-ce que je pense à Dieu dans ma journée ? Est-ce que j’associe à ma vie, à mes choix ? …
« Pendant l’Avent, nous ne préparons pas un berceau pour accueillir un nouveau-né, mais nous préparons notre cœur pour accueillir Dieu fait homme. »
Ce que nous devrions faire ?
Pourquoi ne pas réciter l’Angélus chaque jour, ou chaque dimanche, pour entrer dans le mystère de l’Incarnation ?
Participer aux messes de l’Aurore dans notre paroisse ; elles ont lieu les trois samedis : 6, 13 et 20 décembre, très tôt, à la lueur des bougies. Cette liturgie rappelle que nous sommes des « guetteurs d’aurore » qui attendent dans l’espérance l’avènement du Christ. “Comme un veilleur attend l’aurore, ainsi mon âme te cherche Toi mon Dieu.” (ps. 129)
Soigner chaque dimanche de l’Avent comme un temps de veille active et joyeuse : participer à la messe, inviter ou visiter une personne seule pour partager cette joie de l’attente, prière familiale devant la crèche.
Bon temps de l’Avent !
Père Jean Berchmans NGUYEN, curé
