L’actualité tragique nous tourne vers cet Orient et nous le rend encore plus proche. Pas seulement en regardant nos pompes à essence !
Saluons d’abord le témoignage de fidélité et de courage de la paroisse catholique de Gaza et des villages chrétiens du Sud-Liban qui ont refusé d’évacuer. Saluons la prise de risques des responsables de l’Oeuvre d’Orient pour leur venir en aide par des convois.
Dans cet Orient bouleversé, il y a des hommes, des femmes, des enfants qui veulent vivre, rester sur leur terre, avoir des projets d’avenir. Si on se focalise sur cette portion d’Orient, appelée Terre Sainte, et sur la question palestinienne par ailleurs bien instrumentalisée, notre impression du moment – et non définitive, car il faut bien garder une forte dose d’espérance – c’est : pas de futur, pas d’avenir à l’horizon, au vu des violences quotidiennes contre les populations civiles, et du déni de
l’existence de l’autre. Les mots ne peuvent tout dire. Les faits sont là : les écoles aussi deviennent des cibles.
Parmi ces populations, il y a des chrétiens, minorité parmi d’autres, qu’on appelle « chrétiens d’Orient ». Appellation facile sujette parfois à des récupérations politiques et médiatiques. Cela les desservirait de vouloir les occidentaliser. Les chrétiens d’Orient sont des orientaux, enracinés chez eux depuis de longs siècles, héritiers des premières églises avec leurs riches liturgies, certaines églises issues des grandes questions théologiques sur la vraie nature du Christ, aux 4ème et 5ème siècles. Ils sont citoyens libanais, israéliens, palestiniens, syriens, jordaniens, irakiens, égyptiens. Citoyens de pays où le Christ a marché, ou bien vers lesquels les premiers chrétiens ont essaimé.
Aujourd’hui, il y a une hémorragie continue de ces communautés, et nous y sommes sensibles. On ne s’intéresse pas à eux seulement parce qu’ils sont chrétiens (donc proches de nous), mais parce qu’ils ont droit à continuer de vivre leur foi sur leur terre, et que leur présence dans la société dépasse en importance leur petitesse numérique, par les services qu’ils rendent dans l’éducation, l’enseignement, la santé, la culture, le patrimoine, au travers des nombreux établissements tenus par les congrégations religieuses. Services ouverts à tous sans distinction d’appartenance religieuse.
Pierres vivantes, ils sont un gage de pluralité et d’ouverture, au point que des non-chrétiens (musulmans) inscrivent leurs enfants dans des écoles chrétiennes. Sans les chrétiens d’Orient, l’Église universelle perdrait ses racines évangéliques.
A la question : on n’y comprend pas grand’chose, on est impuissant, que peut-on faire ?
- prier, individuellement et en communauté, Marie Reine de la Paix.
- s’informer, par exemple en s’abonnant à la revue des Franciscains de la Custodie : « Terre Sainte
Magazine » qui existe depuis 105 ans ! abonnement@terresainte.net - partager, par des dons à l’Oeuvre d’Orient (qui existe depuis 170 ans) pour soutenir les écoles.
donateurs@oeuvre-orient.fr - partir en pèlerinage en Terre Sainte.
Les écoles chrétiennes en Orient, en majorité catholiques, sont un rempart à l’exil et un enjeu
de paix. Survivre dans un contexte d’insécurité physique, morale et financière, est un grand défi.
Jean-Yves Baudry, 24/04/2026
Vous trouverez ici les informations paroissiales du mois de mai.
