Depuis des siècles il va, par les mêmes chemins,
Cherchant de jour en jour le lieu de son repos,
Il va malgré sa peine et ses bien lourds fardeaux,
Il continue sa route, le peuple des humains.
Tant de choses il a vues, depuis le premier jour
Où, le tirant de l’ombre et de l’obscurité,
Ne lui demandant rien que sa fidélité
Dieu le créait du sol, du limon dur et lourd.
En lui donnant son souffle Il n’avait d’autre but
Que de lui révéler l’amour qu’il lui portait
Amour irrésistible, amour pur et parfait.
Tout cela était bon. Mais il y eût la chute,
Drame de l’origine : le père des humains
Et la mère avec lui, tremblants et pleins d’effroi
De s’être librement affranchis de la Loi
Ne connurent alors plus que les jours incertains.
Ensemble s’engageant en une quête folle,
Ils coururent le monde, cherchant sans fin le lieu
Où refaire leurs forces, perdus dessous les cieux
Cherchant un repos sûr où l’âme se console.
Ce fût hélas en vain. Ils ne connurent plus
Qu’un monde divisé aux brûlantes alarmes
Ils le virent alors soumis au bruit des armes
Cet endroit pur et beau que Dieu avait voulu.
Mais ils gardaient encor de la grâce première
Le souvenir diffus au fond de leur esprit.
Ils recherchaient toujours confusément aussi
La très vive splendeur de ce Dieu de lumière.
Ils la cherchaient partout. Dans les gloires humaines
Et dans les grands combats et les grandes richesses.
Ils ne pouvaient savoir dans leur grande faiblesse
Que c’est au milieu d’eux qu’il fallait que Dieu vienne
C’est dans l’obscurité de la nuit de Noël
Qu’humble, pauvre et discret Jésus voudra venir
Sans éclat et sans bruit, sans rien à quoi tenir
Qu’à cette humaine vie si fragile et si belle.
Ce soir à Bethléem l’espérance jaillit
Renouvelant le monde, mieux qu’en son premier jour,
Donnant à tous les hommes d’accueillir son amour.
Nous t’attendons, Seigneur, pour nous donner la vie
Très bon temps de l’Avent à tous.
Père Bernard de Lisle
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