Un mot de bienvenue… et un commentaire des lectures de ce dimanche !

Nous aurons la joie d’accueillir à partir de jeudi prochain Sœur Marie Linh de la congrégation des sœurs de Marie Reine de la Paix qui viendra renforcer la communauté déjà existante. Nous retrouverons bien sûr avec joie les sœurs Marie Thérèse et Marie Thoa au retour de leur retraite spirituelle annuelle.

Un évènement important toutefois pour notre diocèse : la nomination d’un évêque coadjuteur en la personne de Monseigneur Pierre Antoine Bozo, jusqu’à présent évêque de Limoges, originaire du diocèse de Sées en Normandie, le pays natal de Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus que nous connaissons tous. L’évêque coadjuteur vient collaborer avec l’évêque encore en place. Il devient automatiquement évêque diocésain lors du départ de ce dernier. Monseigneur Colomb ainsi reste notre évêque mais il sera secondé par Mgr Bozo qui prendra sa suite lorsqu’il cessera ses activités diocésaines au jour de sa retraite canonique. L’évêque coadjuteur se distingue ainsi de l’évêque auxiliaire qui en principe est nommé dans un autre diocèse lorsque l’évêque qu’il est venu aider achève sa mission.

Nous souhaitons la bienvenue à ces deux nouvelles figures, sœur Marie Linh pour notre paroisse et Mgr Bozo pour notre diocèse. Nous serons très heureux de faire leur connaissance et je ne doute pas que nous mettrons tout en œuvre pour que l’un et l’autre trouvent harmonieusement leur place chez nous.

Un mot enfin des lectures de demain. C’est toujours Saint-Luc que nous lisons de manière suivie. Peut-être sommes-nous frappés par la finale de ce passage d’évangile : « il y a des derniers qui seront premiers et des premiers qui seront derniers » (Lc. 13 ,30). Il ne faut pas nous arrêter à ce simple verset mais bien observer pourquoi Jésus est amené à le prononcer.

  • Au départ une simple question : « N’y-a-t-il que peu de gens qui soient sauvés ? » Qui pose cette question ? Nous ne le savons pas. C’est « quelqu’un » nous dit l’évangile. C’était une question qui faisait l’objet de discussions à cette époque. Notons que Jésus n’y répond pas directement. Il ne dit pas que telle ou telle catégorie de personnes seront sauvés et d’autres non. Il s’adresse à tous en prenant l’image de la porte.
  • « Efforcez-vous d’entrer par la porte étroite ». C’est une fois encore à la conversion que le Seigneur nous invite, à la maîtrise de notre vie. Il ne nous dit pas que le salut n’est réservé qu’à un petit nombre qui auraient été préalablement choisis. Tous y sont appelés mais cela ne se fera pas sans leur participation. Franchir la porte étroite, c’est chercher toujours à mener une vie plus authentiquement chrétienne. Il en va de notre responsabilité.
  • Entrer par la porte étroite, mais avant qu’elle soit fermée car alors il sera trop tard. La conversion, la recherche d’une vie toujours plus parfaite n’est pas à remettre sans cesse à demain. C’est aujourd’hui qu’il faut se réveiller. Ne perdons pas de temps. Combien de fois entendons-nous ce rappel dans l’Évangile.
  • Enfin une précision nous est donnée qui nous invite à lire ce passage de l’Évangile dans une double perspective comme c’est souvent le cas. La personne, anonyme, qui s’adresse à Jésus parle bien sûr au nom de son peuple. Jésus insiste une fois encore auprès des juifs de son temps et plus particulièrement ceux qui exercent une responsabilité au sein du peuple sur la nouveauté qui est la sienne. Il ne vient pas contester la révélation faite par Dieu à son Peuple, il vient la contempler et l’achever.  Le salut désormais n’est plus une question ethnique, voire presque génétique, tous les hommes sont appelés au salut. Il y a une vision universaliste une fois encore dans ce passage d’évangile qui fait comme un écho à la prophétie d’Isaïe que nous avons entendue en première lecture : « Je viens rassembler toutes les nations, de toute langue » … « De toutes les nations ils ramèneront tous vos frères » … « Je prendrai même des prêtres te des lévites parmi eux ».
  • Ainsi le salut peut-il être entendu à un double niveau. Niveau personnel bien sûr. Nous devons sans relâche chercher à faire dans nos vies la volonté de Dieu. Mais aussi au plan universel. De la même manière que Jésus révolutionnait la pensée de l’antiquité en annonçant que la seule appartenance au peuple juif n’était pas un gage de salut, nous savons aussi que si notre baptême nous engage dans un chemin de témoignage et de salut, celui-ci ne se réalisera que si nous demeurons fidèles à ce baptême.

Très bonne semaine à tous

Père Bernard de Lisle