S’agit-il de faits divers ou de faits de société ? Je ne me sens pas la compétence pour répondre à cette question. Toutefois, les évènements graves qui nous sont rapportés trop souvent par les réseaux d’information quels qu’ils soient ne peuvent nous laisser indifférents. L’un des derniers en date, celui du meurtre d’un jeune garçon de quatorze ans qui refusait de donner son téléphone à ses agresseurs nous a tous beaucoup frappés. Comme moi vous avez sûrement entendu d’innombrables commentaires sur ce fait d’autant plus dramatique qu’il n’est pas isolé et nous laisse entrevoir une situation sociale bien dégradée. Que faut-il faire ? Faut-il comme on l’entend beaucoup créer de nouvelles places de prison ? Faut-il encore repenser tout le système pénal de notre pays ? En tant que membre de notre communauté nationale, j’ai bien sûr mes idées sur la question mais celles-ci n’ont guère de place dans ce modeste éditorial mensuel, ce n’est pas le lieu. Je pense d’ailleurs que le problème est plus vaste que cela. Pourquoi me direz-vous parler de cette question ici et aujourd’hui ? Ma réponse est simple. Si je pense en effet qu’on ne peut laisser impunis des faits aussi tragiques que celui que je viens d’évoquer, je trouve étrange que l’on aborde si peu le sujet de l’éducation. Comment imaginer un seul instant que des adolescents puissent spontanément adopter une conduite sage et respectueuse des autres alors qu’ils n’ont eu d’autre école que la rue, les copains plus ou moins sûrs ou les réseaux sociaux sur lesquels circule tout et n’importe quoi, aussi bien l’appel à la vengeance que la promesse d’un argent facile à obtenir ? On nous a menti. Contrairement à ce qu’on nous présente comme vérité intangible depuis le siècle des Lumières, l’homme ne naît pas spontanément bon et pur. Il porte en lui la violence des origines et a besoin d’être éduqué. On ne le rappellera jamais assez. Tout éducateur, qu’il soit parent ou enseignant soucieux de bien faire le sait d’instinct. Encore faut-il en avoir les moyens. Et j’en viens à notre propos. L’Église, celle dont nous sommes membres par notre baptême, a été longtemps précurseur en ce domaine. Au cours des siècles, y compris dans les périodes les plus troublées elle a toujours eu à cœur de proposer l’instruction et l’éducation dont toute personne a besoin. C’est pourquoi il nous faut aujourd’hui renouveler cette proposition en l’adaptant à la nouveauté de notre temps. Je me demande si nous n’avons pas facilement baissé les bras car, c’est vrai, la tâche est rude. Mais je me pose souvent la question. Quelle horizon de vie, quelle espérance proposons-nous à ces jeunes si nombreux dans notre paroisse ? J’ai souvent l’occasion de circuler sur nos routes et dans nos villages et j’ai bien souvent le cœur serré en croisant ces cars scolaires emplis de cette jeunesse à laquelle plus aucun idéal de vie n’est proposé, si ce n’est la perspective de quelque évènement sportif ou pseudo culturel, sans doute intéressant mais qui ne comblera jamais la soif spirituelle enfouie au cœur de toute personne humaine. Peut-être suis-je bien pessimiste, mais je crois sincèrement que tout est lié. Pourquoi, au nom d’une laïcité devenue folle, refuser à tous ces jeunes l’espérance à laquelle ils ont droit ? L’Évangile peut donner sens à toute vie en étant une véritable école de liberté. C’est ce que nous tentons bien modestement de faire à notre échelle avec notre groupe d’accueil des enfants du mardi soir et les diverses activités proposées pendant les vacances scolaires. Il en va de notre responsabilité de disciples du Christ. Éduquer ou punir ? C’est le titre que j’ai choisi pour ces quelques lignes. La punition est certainement nécessaire et s’impose dans les situations tragiques que je viens d’évoquer mais je crois encore plus que l’effort d’éducation est premier et doit mobiliser tous nos efforts. Voilà pourquoi j’ai voulu aborder ce thème ce mois ci. Loin de nous lamenter, soyons pleins d’espérance et prenons tous, chacun à son niveau, notre part dans ce travail d’humanisation tel que nous le propose l’Évangile.
Père Bernard de Lisle
Mois paroissial – FEVRIER 2025
anticipées
dimanche
Sam 1
18h00 – Rioux
Dim 2
10h30 – Cravans
Sam 8
18h00 – Préguillac
Dim9
10h30 – Cravans – Messe de la Santé et Sacrement des malades
Sam 15
17h30 – Saint Léger
Dim 16
10h30 – Cravans
Sam 22
18h – Thaims
Dim 23
10h30 – Cravans
Sam 1 Mar
18h – Préguillac
Dim 2
10h30 – Cravans
Messes : (cf. annonces de la semaine)
La Sainte messe est célébrée : Chaque jour : à l’église de Gémozac ou à l’oratoire de la Maison des religieuses, 26, rue Carnot à Gémozac. L’heure et le lieu peuvent varier en fonction des disponibilités du prêtre (se reporter à la feuille de semaine) chaque semaine : le jeudi à 18h00 à l’église de Gémozac Dans les maisons de retraite : Vendredi 21 février à 15h30 : maison de retraite « les Pervenches » Vendredi 28 février à 15h : maison de retraite « le Domaine » de Cravans
Prières
Exposition du Saint-Sacrement chaque jeudi à 17h à Gémozac (possibilité de confession) Prière à l’Archange Saint Michel le samedi 1er Mars à 10h à Pons
Sépultures de Janvier
Le 2 à Saint André : Mme Jeannine Bernard ; le 10 à Tesson : M.Guy Boireaud ; à Gémozac M. Gilbert Bougnoteau ; le 13 à Gémozac : M. Gabriel Monnois ; Mme Jeannine Donnadille ; le 24 à Cravans : Mme Gisèle Allain ; à Gémozac : Mme Moïsette Perochain ; le 27 à Gémozac : M. Jacques Vallantin ; Mme Christelle Contant ; le 29 à Gémozac : Madame Liliane Elbé ; à Montpellier : Mme Chantal Hillenmeyer ;
Catéchisme et Aumônerie
Enfants du catéchisme : samedi 1er février de 10h à 12h à la maison des Sœurs Jeunes de l’aumônerie : le 1er Février au salon de la B.D. chrétienne à Angoulême Patronage le mercredi 26 Février de 14h à 17h à la Maison des sœurs
Rencontres
Equipe du Rosaire : le 19 février à 15h à la Sacristie MCR : Jeudi 20 février à 15h à la maison des Sœurs Groupe biblique : 21 février de 14h30 à 16h30 à la maison paroissiale