Église Saint-Etienne.
A l’écart d’un hameau, cette haute église domine le paysage.
Construite au XIIIe siècle, elle a subi d’importantes modifications au XVe siècle puis au XVIIe siècle.
La façade a été reconstruite au XVIIe siècle avec des éléments d’architecture gothique sur une composition tripartite romane.
Le portail est encadré de deux baies aveugles trilobées. La porte ancienne, récemment restaurée, est soulignée par de profondes voussures. La plus petite est en arc légèrement brisé et les autres s’arrondissent progressivement pour finir en plein cintre.
Elles reposent sur des colonnettes à chapiteaux décorés de feuillages d’un côté et sur des chapiteaux nus de l’autre côté. L’ensemble est surmonté d’un haut pignon. Une pierre gravée encastrée dans la maçonnerie mentionne que la façade a été refaite en 1611.
Le haut clocher carré et massif s’appuie sur de lourds contreforts. La variété des tonnes des baies montre bien les interventions successives.
Le chevet plat est percé à l’orient d’une large baie à remplage légèrement désaxée.
Sur le mur sud, une baie romane ornée de pointes de diamant atteste de l’origine de l’édifice.
L’intérieur de la nef est sans voûte. Les travées sont séparées par des faisceaux de colonnes à très petits chapiteaux feuillus. Les fenêtres romanes du chœur sont décorées de tores, de cordons à pointes de diamant et de demi besants opposés.
Retable en bois doré de 1718.


