Eglise Saint-Georges
L’église Saint-Georges est un édifice bâti au XIIe siècle. En calcaire, fin XVe et début XVe siècle, les travées ouest de la nef sont doublées par un second vaisseau au sud, et un clocher carré est élevé. Pour faire face aux Guerres de Religion, une chambre haute est édifiée; présence d’un souterrain-refuge. Au XIXe siècle, le collatéral tardif est divisé par un mur de refend longitudinal, et reçoit un léger voûtement; le chevet est percé d’une baie géminée néo-romane. L’église Saint-Georges et son portail sont inscrites par arrêté du 5 décembre 2000 aux Monuments Historiques. Ainsi, l’église présente des particularités intéressantes:
La façade occidentale: La façade occidentale de l’église, bien que reconstruite, est cependant la partie curieuse de cet édifice. Elle a conservé entre deux courts pilastres arrêtés en pointe et sous un oculus, empli d’un vitrail représentant Saint-Joseph, son portail roman à trois voussures, complété par un cordon à pointe de diamant, le tout en légère avancée, disposition assez rare en Saintonge. La grande voussure est garnie de gros bâtonnets en croix;les deux autres de motifs spéciaux.D’abord une suite de grandes feuilles traversées par un ruban ondulé, puis des feuilles doubles (ou des fleurs), plus petites. Les deux colonnes des pieds-droits ont conservé deux chapiteaux romans travaillés et historiés. Le chapiteau de gauche est orné dé deux sirènes (trigone) mordues aux oreilles par des poissons.
Le mur sud, le Clocher : Du côté sud l’ancien carré du transept est couvert d’une coupole sur pendentif, intégrée au clocher latéral. Ce clocher carré construit en grande partie en moellons, sur l’ancien croisillon sud, comprend deux étages; le premier a sur chaque face une ouverture non stylée, le second, deux, entre les pilastres.
La cloche en bronze, a été fondue en 1594. (H: 67, la: 71). Elle est classée dans la liste au titre d’objet par les Monuments Historiques le 5/12/1908.
A l’angle, un cadran solaire en pierre apparaît. Le mur oriental du chevet, surmonté d’un pignon ajouré de meurtrières, est percé de deux fenêtres jumelées de style roman moderne avec pour vitraux d’un côté la Vierge Marie et de l’autre Joseph. Au-dessus s’ouvre un petit oculus avec pour vitrail Saint -Georges en tenue de soldat romain avec une lance prêt à terrasser la Dragon… . Au dessus encore, à la limite de la toiture, deux fenêtres de guet apparaissent.
Le Mur Nord : Sur le mur latéral. Nord, se voient encore des restes de corniches de modillons et quelques arcs d’anciennes ouvertures murées. À hauteur du chevet existe une fenêtre à colonnettes (XIIIe siècle).
A l’intérieur de l’église : Trois travées voûtées sur croisées d’ogives à quatre branches sont séparées par des groupes de trois colonnes à chapiteaux garnis de gros feuillages.
Très surprenant, en entrant par la petite porte sur la gauche, on voit le premier pilier orienté en devers côté sud. .. Une véritable petite « Tour de Pise » ! ! !
Le chœur est encadré de quatre massifs de cinq colonnes inégales, couvert d’une coupole sur pendentifs, a porté vraisemblablement l’ancien clocher que l’actuel, déplacé, a remplacé. La nerf a donc été restaurée dès la fin de l’époque romane et a reçu des voûtes d’ogives. Elle possède un sanctuaire à chevet plat et, sous le clocher, une petite coupole montée sur pendentifs
Une chapelle à plusieurs travées, ajoutée au XVe siècle, fait deuxième nef. Il existe sous l’église une crypte, ossuaire accolé à une petite salle avec une voûte en encorbellement, sous laquelle part le souterrain-refuge.
Au-dessus de la crypte, le mur laisse apparaît des peintures sous le tableau, peinture à l’huile, objet classé aux Monuments Historiques le 23-10-1991. Il représente comme iconographie Saint-Nicolas, l’enfant, angelot, la nuée. La légende de Saint-Nicolas, évêque de Myre en Lycie, au IVe siècle, aurait ressuscité trois petits enfants mis à mort par un boucher pour être servis en nourriture. Il est donc le saint-patron de tous les jeunes garçons.






