Chapelle Saint-Didier
La façade de l’église de Sémillac est à rapprocher de celle de St-Hilaire-du-Bois, de Nieul-Ie-Virouil, d’Echebune, ou de Fontaine-d’Ozillac par sa composition constituée d’une superposition de deux registres.
Le registre inférieur tripartite se compose d’un porche flanqué d’arcatures aveugles. Le déploiement des archivoltes et la profondeur de l’embrasure du porche sont variables.
Le registre supérieur s’élève sur un entablement à mordions. Une suite de petites arcatures en nombre impair peut mettre en évidence parfois un arc central percé d’une baie étroite.
Cette petite église du XIIe siècle a été maintes fois remaniées comme souvent. Elle a toutefois gardé de beaux vestiges, témoins d’un roman archaïque.
Dans le mur nord de la nef, on peut remarquer des petites fenêtres romanes dont le linteau échancré dans une seule pierre est gravé en méplat.
A l’intérieur de la nef, un grand arc brisé dans un épais mur diaphragme repose sur de hautes colonnes engagées dont les chapiteaux sont curieusement décorés de motifs géométriques simples et rares dans la région.
Le chœur reconstruit à l’époque gothique a conservé une double arcature superposée relevant d’un roman archaïque d’un réel intérêt que l’on peut rapprocher du chœur de Bougneau ou de Saint-Thomas-de-Cônac.
L’arcature inférieure a trois cintres dont ne subsistent plus que les tailloirs. Elle est surmontée de trois autres cintres inégaux dont le plus grand au centre sert de voussure à la fenêtre. Les colonnes légèrement galbées portent des chapiteaux à motifs géométriques d’une facture inhabituelle.
Une campagne de restauration a été engagée par la commune en 1994.





