« Vous êtes le sel de la terre » « Vous êtes la lumière du monde ».
Jésus ne nous invite pas à devenir sel de la terre et lumière du monde mais il nous révèle ce que nous sommes. Jésus ne nous dit pas ce que nous devons faire mais il nous rappelle ce que nous sommes déjà. Etre sel de la terre et lumière du monde ne sont pas donc un objectif à atteindre mais c’est la nature même d’être disciples. C’est son identité, ses caractéristiques, son rôle. Si les disciples ne sont pas sel de la terre et lumière du monde, ils sont comme le sel devient fade, ne sert rien
1) Vous êtes le sel de la terre
Le sel donne de gout aux aliments, rendre plus savoureux la nourriture (sans sel les plats sont fades). C’est exactement le rôle de chaque disciple. Sa présence doit porter de gout de vivre au milieu de la société où il vive. Dans quel sens ? En apportant la joie de vivre, la paix, l’amour.
Le sel met en valeur le goût particulier de chaque aliment. Voilà l’attitude de disciple: met en valeur ce qui est bon dans l’autre, rendre meilleur la vie des autres. Au service des autres, se consacrer la vie pour le bien des autres (altruiste). Chaque fois que nous commençons à ridiculiser les autres, les humilier, les maltraiter, les critiquer, les notre sel est devenu fade et ne sommes inutiles.
Le sel conserve les aliments pour éviter la pourriture, la décomposition et de tuer les germes. Le disciple est donc appelé à préserver, éloigné de la société, les dangers, les germes corrosifs qui polluent la vie des personnes. Il s’agit de résister à la dégradation morale, au péché. Le disciple élimine ce qui pourrait pourrir et ce qui peut gâcher la vie de l’autre: ex : la haine, l’égoïsme, la corruption, l’injustice, la violence, l’abus des plus faibles.
2) Vous êtes la lumière du monde
Que votre lumière brille devant les hommes : alors, en voyant ce que vous faites de bien, ils rendront gloire à votre Père qui est aux cieux
La lumière disperse les ténèbres et nous permet de voir clairement les choses, de savoir où l’on va. Le disciple est donc appelé à dissiper les ténèbres de l’erreur, de l’indifférence, de l’égoïsme, de l’injustice, de l’incertitude.
A travers les bonnes œuvres que nous faisons, les gens voient le chemin de la vie. Le bien que nous faisons illuminent et inspire le parcours des autres pour accéder à la bonne voie. La conduite exemplaire éclaire ceux qui vivent dans l’obscurité de l’erreur et qui sont incapables d’apercevoir nettement le chemin de la vertu.
La première lecture, le prophète Isaïe, nous explique comment devenons-nous être lumière des nations: partage ton pain avec celui qui a faim, accueille chez toi les pauvres sans abri, couvre celui que tu verras sans vêtement, ne te dérobe pas à ton semblable, marcher dans la juste. Alors ta lumière se lèvera dans les ténèbres et ton obscurité sera comme la lumière de midi.
C’est juste un exemple mais la liste est très longue. Chaque fois que nous faisons du bien, notre lumière brille. Pour être lumière, il faut vivre les vertus et éviter les vices. Chaque fois que nous nous laissons influencer par ces vices, nous donnons un faux témoignage et nous éloignons notre prochain de la vérité. Si, au contraire, nous exercerons les vertus et accomplirons de bonnes œuvres, nous serons la lumière.
La lumière du chrétien est une lumière qui apaise, qui réconforte, qui relève, qui redonne vie. Cette lumière n’éblouit pas, elle n’est pas violente ou bruyante, elle est douceur et sourire.
Frères et sœurs, nous sommes le sel de la terre et la lumière du monde. A travers les bonnes œuvres que nous faisons chaque jour, nous donnons de saveur à la vie, nous conservons la société dans la dégradation et nous illuminons le monde dans les ténèbres du péché. Prenons donc conscience de rôle que nous avons, en tant que chrétien disciple de Jésus, au milieu de société où nous vivons.
