Il y a deux thèmes principaux dans les textes de la liturgie d’aujourd’hui : une promesse de bonheur et une invitation à nous convertir au rêve et à « la mentalité de Dieu».
Dans la 1ère lecture, le prophète Isaïe nous parle de la promesse de bonheur. Dieu enverra un sauveur qui, contrairement à nous, ne jugera pas selon les apparences : «Il jugera les petits avec justice, il tranchera avec droiture en faveur des pauvres du pays.» Ce Messie fera naître un monde nouveau où «le loup habitera avec l’agneau et le léopard couchera avec le chevreau», un monde sans violence, sans haine, sans injustice, une terre d’amitié et de fraternité.
Et le Christ nous dit que cette grande espérance, nous pouvons commencer à la réaliser dès maintenant. Pour faire naître ce rêve de Dieu, Jean Baptiste nous rappelle que nous avons besoin de conversion. Il nous invite à changer de direction et à commencer à vivre ce rêve de paix et d’amour dans vos vies de tous les jours : «Convertissez-vous, car le Royaume des Cieux est tout proche.»
Nous pensons souvent que la conversion c’est seulement pour les autres, mais elle est nécessaire pour chacun et chacune d’entre nous: « le Chrétien est une personne qui se convertit tous les jours ».
Cette nouvelle période de l’Avent sera-t-elle, pour vous, un temps de «renouveau », de «changement», de «conversion»? Ou allez vous continuer à ronronner votre vie, calé confortablement dans votre fauteuil?
La seule manière de vraiment célébrer Noël en chrétien, c’est de le célébrer en converti. Qu’est-ce que je peux changer dans ma vie pour rendre la vie des autres et la mienne plus heureuse? Changer mon tempérament agressif? Ma capacité de démolir les autres? La paresse qui m’empêche de m’engager et de faire quelque chose pour les autres? Corriger mon orgueil qui m’empêche de faire le premier pas et de pardonner?
La conversion n’est jamais faite une fois pour toute. C’est pourquoi, au début de chaque eucharistie, nous nous reconnaissons pécheurs et demandons pardon au Seigneur. Ce qui importe, c’est la persévérance. Ne pas lâcher. Ça prend toute une vie pour devenir un vrai chrétien. Nous sommes donc invités à nous convertir : «Convertissez-vous car le Royaume des Cieux est tout proche».
L’avent nous rappelle que Noël approche. Ne nous laissons pas voler cette fête importante par les grands magasins, les achats de toutes sortes, la grande bouffe, les rencontres de famille, etc… Tout cela est important, mais il y a beaucoup plus profond dans cette période de préparation.
Après l’eucharistie, nous pouvons rentrer chez-nous avec le beau rêve de Dieu en tête et nous demander ce qui peut être changé dans notre vie de tous les jours pour que ce rêve soit un peu plus présent dans nos familles, dans notre voisinage et au travail. Voilà notre vocation de chrétien et voilà le programme que nous propose le temps de l’Avent.
