Homélie du 02/02/2025

Nous célébrons la fête de la Présentation du Seigneur au Temple. Que nous dit cette fête ?

C’est d’abord la célébration de la rencontre entre l’Ancien et le Nouveau Testament, entre la prophétie et son accomplissement, entre figure et réalité, entre l’attente et l’accomplissement. En bref, c’est la rencontre entre un monde qui attend et l’accomplissement qu’est le Christ.

Aujourd’hui, nous regardons Jésus comme Celui qui est l’accomplissement ; comme Celui qui est la véritable nouveauté ; comme Celui qui est celui tant attendu qui est enfin venu ; comme Celui qui est parmi nous comme Sauveur et Rédempteur.

Sans Christ, il n’y a pas d’accomplissement pour notre vie. Sans Lui, il n’y a pas d’accomplissement authentique de notre existence. Sans Lui, nous sommes toujours vieux et jamais jeunes et vraiment nouveaux. Sans Lui, le monde ne peut pas connaître cette nouveauté qu’il recherche désespérément et qu’il se trompe parfois en expérimentant, car en réalité, la seule vraie nouveauté est toujours Lui, le Christ, le véritable accomplissement, la vraie nouveauté et la vraie réalisation.

Aujourd’hui, c’est la célébration de notre rencontre avec Lui, de la rencontre de nous, hommes et femmes, avec Celui qui vient accomplir, donner un sens et sauver notre vie.

C’est la fête de la lumière, car aujourd’hui la lumière vient éclairer les ténèbres et l’obscurité. Aujourd’hui, Celui qui est la vraie lumière vient vaincre les ténèbres et l’obscurité qui caractérisent la vie du monde – et aussi de nos cœurs – sans Lui. Car Celui qui est lumière illumine les ténèbres de notre cœur, blessé par le péché et le mal. Si la célébration de la rencontre signifie la célébration du Christ qui est la nouveauté, l’accomplissement, le Sauveur de notre vie, la célébration de la lumière signifie qu’aujourd’hui nous regardons vers Jésus comme Celui qui illumine les ténèbres et l’obscurité du monde et de chacun de nous.

Aujourd’hui c’est la fête de la Consolation. Et la consolation est toujours Lui, le Seigneur, car Il est la vérité qui vainc l’erreur et le doute, Il est le chemin qui nous sort d’un labyrinthe dénué de sens, Il est la vie qui l’emporte sur la mort, Il est la miséricorde qui pardonne nos péchés. Il est la consolation du monde et de notre existence.

Il est beau, en cette fête, de regarder Jésus comme Celui qui est l’accomplissement, la lumière et la consolation. C’est pour nous – nous en sommes convaincus – parce que sans Jésus nous ne connaissons pas une véritable réalisation et un véritable accomplissement de notre vie, parce que sans Jésus nous ne connaissons pas la vraie lumière qui vainc les ténèbres, parce que sans Jésus il n’y a pas de possibilité de une véritable consolation qui descend jusqu’au plus profond de l’âme.

Nous sommes cependant également conscients d’un autre fait. Au temple, la Vierge remet le petit enfant Jésus au prêtre pour qu’il l’offre au Père. Puis il fait aussi un autre geste : il offre cet enfant au vieux Siméon, c’est-à-dire qu’il l’offre à un monde qui attend l’accomplissement, la lumière, la Consolation ; vers un monde qui attend le Christ, pour être sauvé et racheté. Et si Jésus est notre accomplissement, notre lumière, notre consolation, il ne peut pas ne pas l’être, à travers nous, aussi pour le monde.

Comme Notre-Dame livre l’Enfant Jésus à Syméon, devenant son Sauveur, nous aussi sommes appelés à le livrer au monde, car le monde a besoin de son accomplissement, de sa lumière, de sa consolation. Nous apprenons de Notre-Dame que Jésus n’est pas seulement pour Elle, Il est aussi pour le monde qui a besoin de Lui ; non seulement parce qu’elle est son accomplissement, mais parce qu’elle est l’accomplissement de tout homme, non seulement parce qu’elle est sa lumière, mais parce qu’elle est la lumière de tout homme, non seulement parce qu’elle est sa consolation, mais parce qu’elle est la consolation de chaque homme.

Père Victor