L’histoire religieuse de l’île est indissociable de son histoire globale, laquelle est très liée à celle de la “grande pêche”.

C’est la pêche, principalement à la morue, qui a valu à l’île aux chiens d’accueillir d’abord des établissements de pêche et de traitement du poisson, puis une population résidente.

La pêche met les hommes en lien direct avec la création et les confronte à la question existentielle de la vie et de la mort: les marins, parfois superstitieux, sont presque toujours profondément croyants.

Chrétiens catholiques, ils seront accompagnés par des prêtres et des religieuses et exprimeront leur foi à travers divers monuments : église, calvaire, chemin de croix, cimetière…

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C’est à l’initiative de son curé, le père Lavolé, que le nom de l’île fut changé; le nom d‘”île aux chiens” (en référence probable au poisson appelé chien de mer) à connotation devenue négative fut remplacé non par le vocable ‘île Notre-Dame des Marins” comme l’aurait souhaité le curé mais le simple ‘île aux marins” le 2 mai 1931.

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Liste des curés de la Paroisse:

– GUEGUEN 1874-1890

– CADORET 1890-1891

– METAYER  1982-1908

– BRACQ 1908-1910

– ROCHER 1910-1912

– SALLES 1912-1916

– LAVOLE  1916-1928

– DUGAST 1928-1932

– CARDINAL 1932-1934

– LE BRIS 1934-1966

Le chemin de croix

Le chemin de croix extérieur zigzague d’une station à l’autre.

12 des croix portent le nom d’habitants de l’île “morts pour la France” pendant la 1ère Guerre Mondiale.

Les tableaux métalliques sont un don du père Yves Lavolé.

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Le chemin de croix est une dévotion populaire permettant de méditer sur la Passion de Jésus depuis sa condamnation à mort jusqu’à sa mise au tombeau en 14 stations.

1ère station: Jésus est condamné à mort.

Jn19,10 Pilate lui dit alors : ” C’est à moi que tu refuses de parler ! Ne sais-tu pas que j’ai le pouvoir de te relâcher comme j’ai le pouvoir de te faire crucifier ?

Jésus a déjà accepté son sort: tête penchée, mains croisées. Il ne cherche pas à fuir. Sa vie, il la donne pour le salut du monde.

2ème station; Jésus est chargé de sa croix

Is 53,4 En fait, ce sont nos souffrances qu’il a portées, ce sont nos douleurs qu’il a supportées, et nous, nous l’estimions touché, frappé par Dieu et humilié. 

Dieu n’envoie pas le mal; Dieu ne fait pas mourir.

Face au drame de la mort, le christianisme n’a d’autre réponse que celle d’un Dieu solidaire des hommes jusqu’à partager et porter ses souffrances.

3ème station: Jésus tombe pour la 1ère fois

Ph 2 [6] lui qui est de condition divine n’a pas considéré comme une proie à saisir d’être l’égal de Dieu. 
[7] Mais il s’est dépouillé, prenant la condition de serviteur, devenant semblable aux hommes, et, reconnu à son aspect comme un homme,  [8] il s’est abaissé, devenant obéissant jusqu’à la mort, à la mort sur une croix.

Ne dirait-ton pas qu’il va embrasser le sol d’où nous sommes tirés comme pour le bénir de ses larmes?

4ème station: Jésus rencontre sa mère

Loin d’être abattue alors qu’elle voit son fils conduit à la mort, Marie est là debout et comme bénissant son fils: Marie est Notre-Dame du perpétuel secours, la stella maris tant vénérée par les pêcheurs.

Sainte Mère du Rédempteur, Porte du ciel, toujours ouverte,

Étoile de la mer,

viens au secours du peuple qui tombe et cherche à se relever.

Tu as enfanté, ô merveille! celui qui t’a créée, et tu demeures toujours vierge.

Accueille le salut de l’ange Gabriel et prends pitié de nous, pécheurs.

5ème station: Jésus tombe pour la 2ème fois

Is 53,7 Brutalisé, il s’humilie ; il n’ouvre pas la bouche, comme un agneau traîné à l’abattoir, comme une brebis devant ceux qui la tondent : elle est muette ; lui n’ouvre pas la bouche. 

Quel contraste entre la main gauche de Jésus ici, comparé à la fameuse main tendue de la scène de la création de Michel-Ange !

6ème station: Véronique essuie la face de Jésus

Véronique est l’image de la compassion: elle tombe sur ces genoux pour se mettre au niveau de Jésus lui-même à genoux.

Elle le rejoint dans sa souffrance.

Le transfert de l’image de Jésus sur le linge et le signe du transfert de Jésus lui-même ee nous lorsque nous savons rejoindre celui qui souffre. 

 Ph 3,20-21 nous attendons, comme sauveur, le Seigneur Jésus Christ, qui transfigurera notre corps humilié pour le rendre semblable à son corps de gloire

7ème station: Simon de Cyrène désigné pour aider Jésus

Ac 17,24-25 Le Dieu qui a créé l’univers et tout ce qui s’y trouve, lui qui est le Seigneur du ciel et de la terre, n’habite pas des temples construits par la main des hommes et son service non plus ne demande pas de mains humaines, comme s’il avait besoin de quelque chose, lui qui donne à tous la vie et le souffle, et tout le reste

Dieu s’est fait homme jusqu’à avoir besoin de l’aide des hommes.

De même, c’est généralement à travers l’action des hommes que Dieu vient en aide aux hommes.

8ème station: Jésus rencontre des femmes de Jérusalem

Lc 23,28-31  Filles de Jérusalem, ne pleurez pas sur moi, mais pleurez sur vous-mêmes et sur vos enfants. ” Car voici venir des jours où l’on dira : “Heureuses les femmes stériles et celles qui n’ont pas enfanté ni allaité. ” ” Alors on se mettra à dire aux montagnes : “Tombez sur nous “, et aux collines : “Cachez-nous. ” Car si l’on traite ainsi l’arbre vert, qu’en sera-t-il de l’arbre sec ?

En arrière plan, parmi les arbres, on distingue un palmier (c’est le seul panneau qui en montre un): symbole à la fois de victoire et martyre.

La sortie de Jésus de Jérusalem sous les pleurs de femmes renvoie à son entrée dans Jérusalem sous les acclamations.

Jn 12,12-13   Jésus arrivait à Jérusalem ; ils prirent des branches de palmiers et sortirent à sa rencontre. Ils criaient : ” Hosanna ! Béni soit au nom du Seigneur celui qui vient, le roi d’Israël. ” 

9ème station: Jésus tombe pour la 3ème fois

Ps 118,13 Tu m’avais bousculé pour m’abattre, mais le SEIGNEUR m’a aidé

Comme si cela ne suffisait pas, un homme semble frapper Jésus pour le faire encore tomber.

Ne sommes-nous pas complice parfois du malheur qui s’acharne sur tel ou tel: diffamation, calomnie, exclusion, rejet… ?

10ème station: Jésus est dépouillé de ses vêtements

Ph 2,6-7 ui qui est de condition divine n’a pas considéré comme une proie à saisir d’être l’égal de Dieu. Mais il s’est dépouillé

La scène est ici inhabituelle: au lieu de dépouiller Jésus de ses vêtements, les soldats regardent ailleurs; un homme manipule le liquide d’une bassine…

Peut-être est-ce ici une allusion au baptême où nous recevons un vêtement blanc:

Ga 3,27 vous tous qui avez été baptisés en Christ, vous avez revêtu Christ. 

Ro 6,3  ignorez-vous que nous tous, baptisés en Jésus Christ, c’est en sa mort que nous avons été baptisés ? 

11ème station: Jésus est cloué sur la croix

Jn 20,25 (Thomas) leur dit : “Si je ne vois pas dans ses mains la marque des clous, si je ne mets pas mon doigt dans la marque des clous, et si je ne mets pas ma main dans son côté, je ne croirai pas.”

1er panneau où n’apparaissent avec Jésus que des soldats.

On n’est jamais tenu d’obéir à un ordre inhumain, contraire à la dignité de l’homme, à la grandeur de Dieu.

Thomas a eu raison de douter, de ne pas croire bêtement et naïvement…

12ème station: Jésus meurt sur la croix

Lc 23,33  Arrivés au lieu dit ” le Crâne ” , ils l’y crucifièrent ainsi que les deux malfaiteurs, l’un à droite, et l’autre à gauche. 

Dans la souffrance, rien ne distingue l’innocent du criminel. La souffrance n’a aucune valeur salvifique en elle-même; seule l’amour peut lui donner du sens.

  1Co 13,3 Quand je distribuerais tous mes biens aux affamés, quand je livrerais mon corps aux flammes, s’il me manque l’amour, je n’y gagne rien.

13ème station: le cadavre de Jésus est descendu de la croix

Jn 19,38 Après ces événements, Joseph d’Arimathie, qui était disciple de Jésus, mais en secret par peur des Juifs, demanda à Pilate de pouvoir enlever le corps de Jésus. Pilate le permit. Ils vinrent donc et enlevèrent son corps.

Joseph a fini par dépasser sa peur et par faire ce qui est bien; il n’a pu sauver Jésus, il prendra au moins soin de son corps.

Il est humain d’avoir peur, peur de la souffrance, peur de la mort… il est encore plus humain de savoir reconnaître ses peurs et dans la foi de savoir les dépasser.

14ème station: le corps de Jésus est mis dans un tombeau

Mis à part Jésus, seule Marie a une auréole. Elle seule, dans l’amour pour son fils, ne doute pas malgré l’évidence apparente du caractère définitif de la mort.

Même Jean, le disciple bien-aimé, ne retrouvera foi en Jésus qu’au matin de la Résurrection.

Jn 20,8-9 C’est alors que l’autre disciple, celui qui était arrivé le premier, entra à son tour dans le tombeau ; il vit et il crut. En effet, ils n’avaient pas encore compris l’Écriture selon laquelle Jésus devait se relever d’entre les morts. 

Calvaire du cimetière

Au cœur du cimetière, un magnifique calvaire:

– le Christ en croix

– Marie, la mère de Jésus

– Jean, le disciple bien-aimé

– Marie-Madeleine.  

La croix est un instrument de torture et de mort. En tant que tel, elle ne peut que suggérer le dégout et l’effroi.

Ce n’est donc pas tant la croix que nous vénérons que le Christ Jésus sur la croix; la croix devient crucifix; symbole de l’amour sans limite de Dieu pour nous.

He 2,14 Jésus, se trouve, à cause de la mort qu’il a soufferte, couronné de gloire et d’honneur. Ainsi, par la grâce de Dieu, c’est pour tout homme qu’il a goûté la mort.

Jn 19,25 Près de la croix de Jésus se tenaient debout sa mère,

Marie a les bras croisés sur sa poitrine comme pour retenir en elle sa douleur: Jésus est le fruit de son sein, son enfant unique et bien-aimé…

Nul ne devrait jamais voir mourir son enfant. Face à un tel drame, difficile de tenir debout: certains y perdent parfois la foi… la mort d’un enfant, la mort de Jésus sur la croix est mort à la conception d’un Dieu Tout-Puissant qui manipulerait nos vies, ferait vivre ou mourir: un tel Dieu ne saurait être ou ne saurait être un Dieu bon or “Dieu est amour” 1Jn4,8

Ne doutons donc pas de lui et comme Marie restons debout face à l’adversité:

Ro8,31-32  Si Dieu est pour nous, qui sera contre nous ? Lui qui n’a pas épargné son propre Fils, mais l’a livré pour nous tous, comment, avec son Fils, ne nous donnerait-il pas tout ? 

Jn 19,26-27 Jésus donc voyant sa mère et, se tenant près d’elle, le disciple qu’il aimait, dit à sa mère : “Femme, voici ton fils.”
Puis il dit au disciple : “Voici ta mère.” Dès cette heure-là, le disciple l’accueillit comme sienne

Le disciple bien-aimé n’est pas nommé: chacun d’entre nous peut s’identifier avec lui.

Marie non plus n’est pas nommée, elle devient comme une allégorie de l’Église: elle est “mère de l’Église”.

L’Église nous est confiée et nous sommes confiés à l’Église, Église que nous formons tous ensemble, sur terre comme au ciel, dans la Communion des saints. 

Marie-Madeleine, au pied de la croix, apporte avec elle une amphore contenant les arômates pour l’ensevelissement du corps de Jésus, à moins que ce ne soit une lampe…

Avec la mort de Jésus, les ténèbres recouvrent le monde. Mais déjà s’annoncent peut-être ici les premières lueurs de la résurrection!

Jn 20 [1] Le premier jour de la semaine, à l’aube, alors qu’il faisait encore sombre, Marie de Magdala se rend au tombeau et voit que la pierre a été enlevée du tombeau. 

Grotte de Lourdes

C’est à la dévotion du père Lavolé que nous devons cette reproduction de la grotte de Lourdes inaugurée le 17 octobre 1925.

Les apparitions de la Vierge à Bernadette

Benadette Soubirous va donc régulièrement au catéchisme mais elle connait depuis longtemps par coeur le “Notre Père” et le “Je vous salue Marie”. Elle a l’habitude de prier en famille.

Résumé des 18 apparitions

Ce 11 février 1858 elle va avec sa soeur Toinette et une amie à Massabielle (vieille pierre en bigourdan) pour ramasser du bois mort.

C’est là, que dans le creux du rocher lui apparut la “belle dame”. A son retour à la maison, elle en parle à ses parents qui lui conseillent de n’en rien dire à personne. Ils ont bien assez de soucis comme ça…

Elle retourne à Massabielle le dimanche 14 février et à nouveau la dame lui apparait. Elle reste à genoux, sort son chapelet et prie. Son visage est radieux.

Le jeudi 18 février est le jour de la troisième apparition. La dame lui parle pour la première fois : “Voulez vous me faire la grâce de venir ici pendant 15 jours ?”. Puis elle ajouta “Je ne vous promets pas de vous rendre heureuse en ce monde mais dans l’autre”.

Les rumeurs vont bon train et Bernadette est suivie et traquée par les gens ayant entendu parler des apparitions et voulant la voir et lui donner de l’argent pour qu’elle leur parle. Elle n’acceptera jamais le moindre centime.

Vendredi 19 février, 4ème apparition.

Samedi 20 février, 5ème apparition.

Dimanche 21 février, 6ème apparition.

Le lundi 22 février a été un jour sans apparition.

Mardi 23 février, 7ème apparition.

Mercredi 24 février, 8ème apparition au cours de laquelle la dame parle de nouveau : “Pénitence, pénitence, pénitence. Vous prierez Dieu pour les pêcheurs. Allez baiser la terre pour la conversion des pêcheurs.”.

C’est lors de la 9ème apparition, le Jeudi 25 février que la dame lui dit : “Allez boire à la fontaine et vous y laver” avant d’ajouter “Vous mangerez de cette herbe qui est là”. Bernadette fait donc un trou dans l’herbe, à l’endroit où elle se trouvait. De ce trou va jaillir la source.

Le vendredi 26 février a été un jour sans apparition.

Samedi 27 février, 10ème apparition. Les mêmes paroles que le 24 février sont prononcées.

Dimanche 28 février, 11ème apparition, les mêmes paroles sont de nouveau prononcées.

Lundi 1er mars, 12ème apparition.

Mardi 2 mars, 13ème apparition. La dame lui dit : “Allez dire au prêtre qu’on vienne ici en procession et qu’on y bâtisse une chapelle”. Bernadette va trouver le curé Peyramale, pour lui dire ce que la dame a demandée. Elle ne dira jamais “la Vierge” mais toujours la dame ou “aquero” en bigourdan (“ceci”). Le curé Peyramale se fâche et la met dehors. Le soir elle revient de nouveau voir le curé qui cette fois prends le temps de l’écouter. Il lui dit qu’il veut une preuve et qu’elle doit demander à cette dame de lui dire son nom.

Mercredi 3 mars, 14ème apparition et nouvelle demande la dame pour la chapelle.

Jeudi 4 mars, 15ème apparition sans demande et dernier jour de la quinzaine.

Les autorités de la ville empêchent à présent l’accès à la grotte. Elle sera interrogée plusieurs fois par la police mais ne variera jamais dans ses déclarations. On veut lui faire dire qu’elle a vu la vierge mais elle continuera à dire “la dame” ou “aquero”.

Le jeudi 25 mars, elle pourra retourner à la grotte. Ce sera la 16ème apparition. Bernadette demande son nom à la dame qui lui répond “Que soy era l’immaculada Concepciou” (je suis l’immaculée Conception). Bernadette n’a pas compris, elle ne connait pas ces mots. Elle part répéter la phrase à monsieur le curé et pour ne pas l’oublier, la répète tout le long du chemin. L’abbé Peyramale est convaincu que Bernadette ne peut pas avoir inventé. Le dogme de l’immaculée Conception étant un dogme nouveau dans la religion catholique, Bernadette ne pouvait de fait pas comprendre cette expression. Bernadette transmet toujours fidèlement ce qu’elle a vu et entendu. Sur le chemin du retour, elle dit “je suis bien contente, j’ai fait ma commission”.

Après avoir été menacée de prison, à la fin de la 17ème apparition du Mercredi 7 avril à laquelle le juge était venu assister, la flamme du cierge de Bernadette se mit à lécher sa main, sans la brûler. Un docteur présent sur les lieux, le docteur Douzous, confirmera les faits. C’est le miracle du cierge.

La 18ème et dernière apparition date du vendredi 16 juillet et il n’y eut pas de parole.

Le message de la vierge Marie à Bernadette se résume par “Prière et pénitence”.

Marie tient en main un chapelet; instrument de prière par l’intercession de Marie, Marie ne l’utilise évidemment pas elle-même: c’est pour nous comme ce le fut pour Bernadette, une invitation à la prière.

Souvent, la récitation du chapelet est l’occasion de méditer sur un mystère de la vie de Jésus: le chapelet est une prière christique: à Jésus par Marie. On appelle cette prière un Rosaire.

Comment réciter le chapelet

1. Choisissez une série de mystères ou un épisode de la vie de Jésus particulier. Ensuite, commencez le chapelet par le le Signe de la croix, suivi de la récitation du «Je crois en Dieu» (Symbole des Apôtres).

2. Récitez le Notre Père. Dites un Je vous salue, Marie pour chacun des trois grains.

3. Dites le Gloire soit au Père entre les deux grains. Annoncez le premier mystère et l’intention qui y est associée, et dites le Notre Père.

4. Dites un Je vous salue Marie pour chacun des dix grains.

5. Dites le Gloire soit au Père.

6. Annoncez et méditez le deuxième mystère et dites le Notre Père . Répétez les étapes 6 et 7 pour les 3ème, 4ème, et 5ème Mystères.

Signe de la Croix

Au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit. Amen.

Le Symbole des Apôtres

Je crois en Dieu, le Père tout-puissant, Créateur du ciel et de la terre. Et en Jésus Christ, son Fils unique, Notre-Seigneur, qui a été conçu du Saint Esprit, est né de la Vierge Marie, a souffert sous Ponce Pilate, a été crucifié, est mort et a été enseveli, est descendu aux enfers, le troisième jour est ressuscité des morts, est monté aux cieux, est assis à la droite de Dieu le Père tout-puissant, d’où il viendra juger les vivants et les morts.

Je crois au Saint-Esprit, à la sainte Eglise catholique, à la communion des saints, à la rémission des péchés, à la résurrection de la chair, à la vie éternelle. Amen.

Notre Père

Notre Père qui es aux cieux, que ton nom soit sanctifié, que ton règne arrive, que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel.

Donne-nous aujourd’hui notre pain de ce jour; pardonne-nous nos offenses, comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés; et ne nous laisse pas entrer en tentation, mais délivre-nous du mal. Amen


Je vous salue, Marie

Je vous salue, Marie, pleine de grâce, le Seigneur est avec vous, vous êtes bénie entre toutes les femmes, et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni.

Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort. Amen.

Gloire soit au Père

Gloire soit au Père, et au Fils et au Saint-Esprit. Comme il était au commencement, maintenant, et toujours dans les siècles des siècles. Amen.

L’Immaculée (de) conception:

Marie, par une grâce venant déjà de la mort et de la résurrection de son Fils Jésus, a été préservée des conséquences du péché originel, dès sa conception.

Elle anticipe ainsi la condition qui sera celle du nouveau baptisé… mais, à la différence des baptisés, une grâce supplémentaire de Dieu permettra à Marie de demeurer jour après jour immaculée. 

Cru depuis longtemps par beaucoup de chrétiens, le dogme fut officiellement proclamé par le pape Pie IX le 8 décembre 1854. C’est une vérité de foi dite secondaire ou non-essentielle, proposée à la foi des fidèles catholiques sans avoir pour autant de caractère exclusif ou excommunicatoire. 

De même, bien que reconnues officiellement, les apparitions de Lourdes n’ont aucun caractère de foi obligatoire y compris pour les catholiques.

Duc in altum

Avant 1928, le site du Mont à Regrets servait comme support à une statue de la Vierge Marie.

C’est le père LAVOLÉ, quoique ayant une grande dévotion mariale, qui, juste avant son départ, est à l’origine de l’érection de la Croix actuelle.

Regardant vers le large, le Christ en Croix porte le nom de “Duc in altum”

Il s’agit de la version latine de la parole de Jésus au pécheur Simon-Pierre: “Avance en eau profonde”

Lc 5 [4] Quand il eut fini de parler, il dit à Simon :

” Avance en eau profonde et jetez vos filets pour attraper du poisson. ” 

“Duc in altus” :ans le vocable marin local, cela pourrait s’entendre par “mets ton doris à l’eau et va courageusement”.


Ile aux vainqueurs

La triste mémoire du lazaret de l’île aux vainqueurs est à jamais associée à heureuse figure de soeur Césarine.

Soeur Césarine (1845-1922) , née Virginie CAVAIGNAC à Lugan le 22 mars 1845.

Très tôt elle manifeste ses aspirations de vie religieuse et voit son vœux se réaliser le 17 septembre 1866. Quelques jours plus tard elle part en Chine, mais atteinte d’ophtalmie elle doit rentrer en métropole 18 mois plus tard.

En 1869 Mère Marie Joseph Vernet supérieure principale des communautés aux Îles-Saint-Pierre et Miquelon, rentrée en France pour prendre part au Chapitre compte bien ne pas faire seule la traversée de retour. Elle a besoin d’une aide soignante pour seconder l’infirmière-chef de l’hôpital militaire à St-Pierre. Elle choisit Sr Césarine.

Après une interminable traversée, Elles arrivent le 14 septembre 1869.
Voici donc sœur Césarine promue aide-soignante à l’Hôpital de Saint-Pierre.
En avril 1870 elle part s’occuper du lazaret de Île aux vainqueur ou elle restera huit quarantaines, cumulant en même temps, les fonctions d’infirmière, de directrice, de cuisinière, etc… puis en 1886 elle est désignée pour s’occuper des varioleux à trois kms de la ville sur la route de savoyard dans un établissement vétuste appelé «Robinson».

Deux médailles d’or première classe lui sont décernées en 1885-1887 
en 1892 elle reçoit la croix de chevalier de la légion d’Honneur. 
puis en 1903 un témoignage de satisfaction du Ministre de la santé.

En 1904 les écoles et les hôpitaux sont laïcisés et sœur Césarine doit se retirer de hôpital.

En mars 1922, elle prend froid. Et après huit jours de vives souffrances elle meurt d’une pneumonie double le 9 mars.