“vers une sobriété heureuse”

Lecture d’un résumé sous forme d’extraits de la lettre pastorale de Mgr Colomb : Vers une sobriété heureuse.

Vers une sobriété heureuse  (extraits) par Mgr Colomb, 1 mai 2020

Grandir sobrement et joyeusement, c’est vivre de manière eucharistique !

  “La spiritualité chrétienne propose une croissance par la sobriété, et une capacité de jouir avec peu”          (Pape François Laudato Si numéro 222)

Notre terre et notre société sont malades.

La voie de la sobriété apparaît comme le seul chemin. 
L’Eglise peut et doit accompagner le mouvement de la “sobriété heureuse”. Porteuse d’une tradition
pluri millénaire d’un art de vivre tourné vers l’essentiel, elle s’est engagée de manière décisive en faveur d’une “saine croissance” selon les mots du pape François dans l’Encyclique Laudato Si (n°193), saine croissance qui n’est pas décroissance !

C’est un retour à la simplicité qui nous permet de nous arrêter pour apprécier ce qui est petit, pour
remercier des possibilités que la vie offre, sans nous attacher à ce que nous avons ni nous attrister de
ce que nous ne possédons pas” (LS n° 222).

La sobriété et l’histoire du salut

Le monde biblique est un monde de sobriété. La terre qui produit la richesse appartient d’abord à Dieu. 

Partout dans le monde chrétien des hommes et des femmes se sont levés pour rappeler l’essentiel : la recherche d’une vie simple, équilibrée, une vie tournée vers Dieu, tendue vers l’espérance du Royaume à venir et marquée par la fraternité et la solidarité envers les plus pauvres. Car l’essentiel pour le croyant n’est pas d’abord la sauvegarde de la planète. L’essentiel est de se tourner vers ce qui est éternel en usant de manière équilibrée de ce qui est transitoire.

La sobriété dans l’Eglise de notre temps

La sobriété heureuse est un mode de vie qui implique pour les individus et les communautés une réduction volontaire de la consommation afin de réduire l’empreinte que les activités humaines laissent  sur  la  planète,  ses  ressources,  sa  faune,  sa  flore. La  sobriété  heureuse  se  réfère implicitement à des valeurs données pour essentielles ou du moins supérieures aux seuls intérêts et plaisirs individuels : préservation de la nature, bien-être du plus grand nombre, justice sociale, préservation de la paix…  Le croyant ajoutera ă cette liste non exhaustive le respect de la création bénie par Dieu, la protection des faibles, le partage juste des ressources et des richesses tel que revendiqué par les prophètes, porte – paroles de Dieu lui-même.

L’écologie intégrale comme réponse aux crises contemporaines

L’urgence est double, sauver la planète pour sauver l’homme. Pour cela, le pape François nous presse de

 mettre en œuvre l’écologie intégrale qui suppose une “conversion intégrale de la personne” (LS n° 218):

“La violence qu’il y a dans le cœur humain blessé par le péché se manifeste aussi à travers les symptômes

 de maladie que nous observons dans le sol, dans l’eau, dans l’air et dans les êtres vivants” (LS n° 2).

Pour conclure, la liturgie nous demande de traverser l’épaisseur du temps
consacré à Dieu et à Dieu seul, pour sa gloire et pour le salut du monde. Puissions-nous reprendre conscience que le temps appartient à Dieu !

Puissions-nous goûter à nouveau à la gratuité de tout ce qui nous est offert comme un don pour rendre grâce à Dieu, au-delà de tout critère d’utilité et de rentabilité immédiate !

Dans l’Eucharistie, le Seigneur « a voulu rejoindre notre intimité à travers un fragment de matière ».

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Le Psaume (Ps26) du jour disait:

J’ai demandé une chose au Seigneur,
la seule que je cherche :
habiter la maison du Seigneur
tous les jours de ma vie,
pour admirer le Seigneur dans sa beauté
et m’attacher à son temple.

Certes, on ne vit pas d’amour et d’eau fraiche. Il nous faut plus.

Notre dignité humaine exige même d’avoir plus que le strict minimum vital du boire et du manger.

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Anecdote : prêtre avec des vêtements troués, démodés  etc… pas envie d’être comme lui. J’y repense à chaque fois que je me fais blanchir les dents : je ne le fais pas que par coquetterie.

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En fait, le respect de soi et des autres, la beauté comme la spiritualité, font partie du minimum vital de l’humain…

Le tout, à vivre dans une heureuse sobriété…

je suis glorifié en eux.
    Désormais, je ne suis plus dans le monde ;
eux, ils sont dans le monde,