L’Eglise de Miquelon est la plus ancienne de l’Archipel. La construction eut lieu entre 1862 et 1865 et l’édifice fut inauguré le 1er novembre de cette même année.

Lorsque les Acadiens arrivèrent à Miquelon en 1763, ils étaient très pauvres et n’avaient donc pas les moyens de financer la construction d’une église. C’est le père Ardilliers (curé venu avec Dangeac), l’un des neufs héritiers d’une famille aisée qui, avec sa sœur religieuse au couvent Notre-Dame des Ardilliers près de Saumur sur la Loire, avança vraisemblablement une partie de l’argent nécessaire à la construction. C’est donc en hommage à ce prêtre qu’un siècle plus tard, on plaça à nouveau cette église sous le vocable NOTRE-DAME DES ARDILLIERS. 

Le plafond de l’église, à l’origine, était composé d’une seule nef plafonnée ; mais avec le vent violent que nous connaissons, tout le bâtiment bougeait. Vers 1900-1905 Mgr Oyehnard alors curé de Miquelon, le partagea en 3 nefs voûtées, tel qu’il est aujourd’hui. On dut aussi y ajouter des tirants transversaux en fer soutenus en leur milieu par des barres descendant du sommet de la toiture. Tous les poteaux qui soutiennent les voûtes furent recueillis auprès des habitants par ce même curé. Ils provenaient de pièces de bois trouvées sur le rivage. Le clocher, supporté à l’Est par la toiture, bougeait lui aussi. Mgr Oyehnard fit donc placer par l’intérieur deux poteaux pour le soutenir. L’un est le mât d’une goélette de la « Morue Française » échouée à l’Est du village et l’autre le grand mât de la goélette « Ali-Baba ». (recouverts d’un plaquage, les mâts sont aujourd’hui peu identifiables)

L’église a été classée Monument Historique en 2011.

Elle mesure:

L: 30,15 m

l: 14,26 m

H: 4,29m sous voûte.

Le coq et la croix surplombant le clocher datent de 2018 et sont l’oeuvre de Rémi CREZE.

Les vitraux

 Les vitraux de l’église sont de styles bien différents.

Les plus récents, en verrières pleines,  sont dus au maître-verrier Fabien Schultz.

Le vitrail au-dessus de la porte principale rappelle le plumage d’un paon.

À la fin de l’Antiquité et au Moyen Âge, on croyait que la chair du paon était imputrescible. Pour cette raison, il est devenu symbole d’immortalité, symbole de la résurrection.

Le 1er vitrail en entrant par la porte latérale représente Notre-Dame de Mirande.

L’étang de Mirande étant situé au nord de l’île de Miquelon.

Les vitraux suivants vont par paires en se faisant face.

– à gauche le père Liberman et à droite le frère André

Jacob LIBERMANN est né le 12 avril 1802 à Saverne (en Alsace).

Son père étant rabbin, il fut éduqué dans la plus stricte orthodoxie juive.

A 24 ans, il se convertit au christianisme et reçoit le baptême catholique à Paris (le 24 décembre 1826), prenant alors le prénom de François. 

Il veut devenir prêtre, mais une importante maladie _ l’épilepsie_ retardera son ordination sacerdotale jusqu’au 18 septembre 1841: il a 39 ans.

3 jours plus tard, il fonde un institut missionnaire – la Société du St Sacré-Coeur de Marie- qui fusionnera en 1848 avec la Congrégation du St-Esprit (les Spiritains) dont il devient le 1er Supéreiur Général et dont il sera considéré comme co-fondateur.Il meurt à Paris le 2 février 1852.

Le père LIBERMANN a été déclaré Vénérable par le pape Pie X le 19 juin 1910.

La présence des spiritains re­monte au temps de la Nou­velle-France. Le premier mis­sionnaire formé par le séminaire du Saint-Esprit, fondé par Claude-Fran­çois Poullart des Places en 1703, arrive à Québec en 1732. Les Spiritains ont assumés la mission dans l’archipel de St-Pierre et Miquelon jusqu’en 2018 (rattachement au diocèse de La Rochelle).

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Bien qu’il ne soit jamais venu dans l’archipel, le vitrail représente le père LIBERMANN devant l’église de Miquelon…

Le frère André

De son vrai nom Alfred PESSETTE, il est né le 10 août 1845 au Québec.

Jeune homme, il a travaillé aux USA pour gagner sa vie, comme beaucoup de canadiens d’alors.

vers l’âge de 25 ans, ilentre chez les Pères de Ste Croix, pour être frère. Là comme portier du collège, il a une grande influenece sur les jeunes et les moins jeunes, chez lesquels il répand la dévotion à St-Joseph dond il déborde lui-même, rêvant de lui construire un oratoire.

certes, il n’a pas un cent pour cela, mais les miracles qu’il accomplit à profusion (surtout des guérisons qu’il attribue toujours à St-Joseph) lui amène des donations, si bien que son oratoire sera inauguré un an après sa mort survenue le 5 janvier 1937.

En mai 1982, le pape Jean-Paul II l’a proclamé Bienheureux.

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Le vitrail représente Frère André debout devant la statue de St-Joseph portant l’Enfant Jésus dans ses bras avec en fond la basilique dédiée à ce grand saint sur le Mont Royal _ Montréal, Canada.

  • A gauche Notre-Dame de MONTON et à droite Notre-Dame des retrouvés

La Vierge de Monton, une des statues les plus hautes de France, visible de l’A75, entre Clermont-Ferrand et Issoire, s’érige sur le plateau qui domine le village de Monton où la vue s’étend sur un panorama exceptionnel, un des plus beaux d’Auvergne. La table d’orientation nous permet de voyager à l’intérieur de ce panorama gigantesque.

Cette Vierge monumentale dont s’honore la vieille cité auvergnate est d’origine relativement récente puisqu’elle fut érigée à la suite d’une mission prêchée en 1863 par les Pères Capucins Flavien et Théodore. Financée à l’époque par souscription, Notre-Dame de Monton reste la propriété des habitants du village de Monton.

Son inauguration solennelle eut lieu en 1869 et depuis cette date, chaque année le dernier week-end d’août, se tient à cet endroit un pèlerinage très suivi.

Le père HEUDES  a exercé son ministère à Clermont-Ferrand de 1976 à 1985.

Le 3 mai 1914 naissait à l’Ile aux Chiens, Frédéric Victorien HEUDES. Fils de père « Pied Rouge » et de mère Miquelonnaise, c’est à l’âge de 10 ans, qu’il partit faire ses études en Métropole pour ne revenir à Saint-Pierre qu’à l’âge de 17 ans en 1931. Il s’en retourna, puis en 1933, entra au noviciat et fit ses premiers vœux de religion. Après deux années de philosophie à Mortain dans la Manche et une année de théologie à Chevilly, il part enseigner le français, l’histoire et la géographie au Canada, au Collège St-Alexandre près d’Ottawa. En 1939, la guerre éclata ; impossible donc de regagner la France. Après un séjour près de New-York, il est mobilisé en 1940, puis embarqué sur le navire Champlain pour se rendre en France. Il entre à la caserne du 8ème Génie le 1er mai. A la fin du mois de juillet 1940, il est démobilisé, puis part terminer ses études à Chevilly. Il sera ordonné prêtre le 9 avril 1945, avant de revenir à Saint-Pierre pour y célébrer sa première messe en compagnie des Pères Auguste Gervain, Pierre Gervain et Georges Briand. Il y restera 11 ans, de 1945 à 1956 et enseignera au Collège Saint-Christophe. En 1956, il est nommé rédacteur de langue française à l’agence Fides du Vatican, poste qu’il occupera pendant 20 ans. Pour cause d’asthme, il doit revenir en France, et plus précisément à Clermont-Ferrand où il reste de 1976 à 1985. C’est alors que Monseigneur Maurer lui demande de rentrer dans l’archipel afin de remplacer le père Jean qui doit partir. Après un an à Saint-Pierre, il est nommé curé de Miquelon le 21 septembre 1986. Le père Heudes décéda le 28 novembre 1994, à l’âge de 80 ans.

Notre-Dame des retrouvés

 Le R.P. VAULOUP, né en 1884, à St-Ouën-le-Brisoult (Orne), d’une honorable famille de cultivateurs, il avait fait ses études littéraires au petit séminaire. Après la rhétorique, se sentant attiré depuis longtemps vers l’apostolat en pays de Missions, il entra dans la Congrégation du St-Esprit.

Il s’embarqua, en octobre 1920 pour les îles St-Pierre et Miquelon, et Mgr Oster, alors Préfet Apostolique, le nomma curé de la quasi-paroisse de Miquelon.

Il est surtout un événement dont le souvenir s’est cristallisé dans la mémoire des Miquelonnais. En mars 1924, au retour d’une visite chez un paroissien éloigné, le Père Vauloup fut surpris par une tempête de poudrin à environ 500 m du bourg. Il perdit connaissance et resta ainsi toute la nuit, du 27 au 28 mars, étendu par terre, son cheval à côté de lui. On ne le découvrit qu’au petit jour, après de pénibles recherches au milieu de la tourmente. On le crut aveugle et gelé; mais la Sainte Vierge invoquée par toute la paroisse, montra une fois de plus, dans cette grande détresse, qu’on ne l’invoque pas en vain. Contre toute attente, et malgré les pronostics pessimistes du docteur, le Père Vauloup fut sauvé. Sa convalescence, aussi rapide que complète – dix jours après l’accident, il avait pu dire la sainte messe – frappa les paroissiens; et ils n’oublièrent pas la promesse faite.

21 août 1927 – : Inauguration du monument de la plaine (ND des retrouvés). Le monument lui-même consiste en une élégante construction en ciment armé. Il a été exécuté par un pêcheur miquelonnais, M. Curet, d’après le plan fourni par M. Sentenac, Officier de la Marine. La statue en fonte de la Vierge de Lourdes surmonte une colonne reposant sur un large socle ; quatre colonnettes soutiennent un baldaquin. Une plaque de marbre, rappelant cette date du 27-28 mars 1924, porte l’inscription suivante, toute de circonstance:

NOTRE-DAME DES RETROUVÉS, PRIEZ POUR NOUS.

  • A gauche le père LAVAL et à droite le père Daniel BROTTIER

Jacques Désiré Laval, né le 18 septembre 1803 à Croth (Eure, France), mort le 9 septembre 1864 à Sainte-Croix (île Maurice), est un prêtre et missionnnaire spiritain.

Plus qu’une simple figure religieuse, le père Laval aura été, de par sa bonté et son dévouement, un exemple pour la société mauricienne. En traitant les affranchis comme ses semblables, chose impensable dans la société coloniale de l’époque, il leur a rendu leur dignité, leur humanité, et aura pavé la route à une île Maurice plus juste et plus équitable.

Le Père Jacques-Désiré Laval fut béatifié par le pape Jean-Paul II le 29 avril 1979. Ce fut la première béatification de Jean-Paul II.

Daniel Brottier, né à La ferté–Saint-Cyr en Loir-et-Cher le 7 septembre 1876 et mort à Paris le 28 février 1936, est un missionnaire spiritain français, ensuite nommé directeur de la fondation des orphelins apprentis d’Auteuil.

Il est béatifié par le pape Jean-Paul II le 25 novembre 1984.

  • à gauche St Hubert et à droite Notre-Dame des Ardilliers

St Hubert, évêque de Tongres-Maastricht (✝ 727)

 La tradition légendaire raconte cette belle histoire du cerf qu’il vit durant une chasse, un jour de Vendredi-saint, et qui lui apparut avec une croix entre ses bois “Chasser un jour pareil ? pourquoi ne vas-tu pas prier?” Dès le XIe siècle, il était le patron des chasseurs.

La chapelle Notre-Dame-des-Ardilliers se trouve à Saumur, sur les quais de la loire.

En 1454 un agriculteur, en labourant son champ, découvre dans l’« ardille » (argile, mot qui donnera son nom, d’après la légende, à Notre-Dame-des-Ardilliers) une statuette en pierre d’une trentaine de centimètres de haut représentant une pieta. Le paysan l’emporte chez lui. À deux reprises il découvre la pieta revenue à son lieu de découverte, proche d’une fontaine déjà connue pour ses vertus bienfaisantes. Dès lors des dévotions vont commencer autour de cette statue placée dans une niche sous un arceau de pierre.

  • A gauche la Trinité et à droite l’eucharistie

La colombe symbolise l’Esprit Saint

L’agneau représente le Fils de Dieu, Jésus.

Les poissons et les coquilles st-Jacques rappellent les produits de la mer qui font la richesse de Miquelon; dons de Dieu le Père, le Créateur.   

Dans l’eucharistie, Jésus formalise son sacrifice sur la Croix: il se donne lui-même en nourriture. 

Le blé symbolise le pain devenant son Corps.

Le raisin et la coupe symbolisent la vin devenant son Sang versé pour le salut du monde.

Dans le sanctuaire

  • A gauche la Cène et à droite la Pentecôtes

Jn 13,25-26  Se penchant alors vers la poitrine de Jésus, le disciple lui dit : ” Seigneur, qui est-ce ? ” Jésus répondit : ” C’est celui à qui je donnerai la bouchée que je vais tremper. ” Sur ce, Jésus prit la bouchée qu’il avait trempée et il la donna à Judas Iscariote, fils de Simon. 

Remarquez que Juda n’est pas différentiable parmi les Douze: pour le moment ils ont tous une auréole.

Ac1,24 -2,3  [24] Et l’on fit alors cette prière : ” Toi, Seigneur, qui connais les cœurs de tous, désigne celui des deux que tu as choisi, [25] pour prendre, dans le service de l’apostolat, la place que Judas a délaissée pour aller à la place qui est la sienne. ” [26] On les tira au sort et le sort tomba sur Matthias qui fut dès lors adjoint aux onze apôtres.

[1] Quand le jour de la Pentecôte arriva, ils se trouvaient réunis tous ensemble. 
[2] Tout à coup il y eut un bruit qui venait du ciel comme le souffle d’un violent coup de vent : la maison où ils se tenaient en fut toute remplie ; [3] alors leur apparurent comme des langues de feu qui se partageaient et il s’en posa sur chacun d’eux.

Bien que cela ne soit pas spécifié dans les Écritures, la Tradition place Marie auprès des Douze parmi lesquels Matthias a remplacé Juda, le jour de Pentecôte.

Ici, l’Esprit descendant sur l’assemblée est représenté par une colombe.

Jn 1,32 J’ai vu l’Esprit, tel une colombe, descendre du ciel

  • A gauche la mort de Jésus et à droite sa résurrection

Jn 19,18-19 ils le crucifièrent ainsi que deux autres, un de chaque côté et, au milieu, Jésus. 
Pilate avait rédigé un écriteau qu’il fit placer sur la croix : il portait cette inscription : ” Jésus le Nazôréen, le roi des Juifs. ” 

La triple ovale ou amande représente les cieux ouverts pour l’éternité.

Ac 13,29-30  ils l’ont descendu du bois et déposé dans un tombeau. Mais Dieu l’a ressuscité des morts 

Historiquement, le tombeau de Jésus était probablement une grotte fermé par une pierre ronde.

Le bloc rectangulaire du tombeau ici représenté symbolise la création dans ce qu’elle a d’éphémère. 

Autres vitraux dans le fond de l’église et à la tribune

– la fête des marins: en bas, doris et chalutiers, et descendant vers eux des rubans fleuris, tels que ceux dont est parée la statue de la Vierge portée ce jour-là en procession sur la cale pour les bénédictions des navires et de la mer;

Lors de la fête des marins, une statue de la Vierge en Doris était portée en procession au milieu des bannières.

Notre-Dame des marins

– oculus des chevaux de Miquelon-Langlade


– oculus d’un vol de mouettes et de goélands ( un vitrail semblable est visible dans le chœur de la chapelle de Langlade).


Les peintures

C’est en 1865, l’année même de l’inauguration de l’église que l’empereur Napoléon III fit don à l’église de la reproduction de l’Assomption par Murillo (peintre espagnol 1618-1682), tableau qui orne le choeur.

L’Assomption de Marie, qui est appelée Dormition dans la tradition orientale, est la croyance religieuse orthodoce et catholique selon laquelle la Vierge Marie, mère de Jésus, n’est pas morte comme tout un chacun mais est entrée directement dans la gloire de Dieu (ce qu’on traduirait communément par « montée au ciel ») en son corps et son âme.


Les autres œuvres picturales sont de Madame Yvette DETCHEVERRY née NICOLAS.

Joseph, charpentier

Grotte de Lourdes

Les apparitions de Lourdes sont des apparitions mariales manifestées à une jeune fille âgée de quatorze ans, Bernadette SOUBIROUS en 1858.  Celle-ci déclara avoir assisté à dix-huit apparitions d’une femme se présentant comme étant l’Immaculée Conception.

Le dogme de l’Immaculée Conception (proclamé solennellement le 8 décembre 1854 par le pape Pie IX) signifie que Marie, mère de Jésus-Christ, fut conçue exempte du péché originel.

La constitution dogmatique de Vatican II, Lumen gentium en 1964, précise qu’elle a été « rachetée de façon éminente en considération des mérites de son Fils » (LG 53)

Ce dogme n’est pas directement lié au dogme de la virginité perpétuelle de Marie ni à celui de la conception virginale de Jésus.   _______

La grotte a été faite au printemps 1988 par 2 ouvriers bénévoles de Miquelon (MM. Joseph ORSINI et Robert GASPARD). Elle est entourée d’une peinture inspirée du paysage de Lourdes (réalisée par MMe Yvette DETCHEVERRY).

Pour la Nativité, la grotte de Lourdes disparaît au profit d’une magnifique crèche…

crèche 2018

La chapelle du St Sacrement

Le crucifix en bois était autrefois placé sur une grande croix dominant le Calvaire (colline Nord de Miquelon) et béni le 2 mai 1815.

Au pied de la croix:

– à gauche: Marie, la mère de Jésus; le disciple bien-aimé, Jean; et Marie de Magdala.

– à droite : un soldat romain.

Les fresques du bas de la voute de la nef représentent à gauche des scènes de l’Ancien Testament et à droite des scènes du Nouveau Testament.

Le sacrifice d’Abraham

Gn 22,12 L’Ange dit : “N’étends pas la main contre l’enfant ! Ne lui fais aucun mal ! Je sais maintenant que tu crains Dieu : tu ne m’as pas refusé ton fils, ton unique.”

Le don de la Loi au Mont Sinaï

Ex 24,17 La gloire du SEIGNEUR apparaissait aux fils d’Israël sous l’aspect d’un feu dévorant, au sommet de la montagne. 

Le roi David dansant devant l’Arche d’Alliance

1 Ch 15,29 Quand l’arche de l’alliance du SEIGNEUR arriva dans la Cité de David, Mikal, fille de Saül, se pencha à la fenêtre. Elle vit le roi David qui sautait et dansait

Le jugement de Salomon

1R 3,27  le roi prit la parole et dit : ” Donnez à la première le bébé vivant, ne le tuez pas ; c’est elle qui est la mère. ” 

La Nativité de Jésus

Lc 2,7 elle accoucha de son fils premier-né, l’emmaillota et le déposa dans une mangeoire

Le Baptême de Jésus

Mt 3,16-17 Dès qu’il fut baptisé, Jésus sortit de l’eau. Voici que les cieux s’ouvrirent et il vit l’Esprit de Dieu descendre comme une colombe et venir sur lui.  Et voici qu’une voix venant des cieux disait : ” Celui-ci est mon Fils bien-aimé, 

La multiplication des pains

Jn 6,13 ils remplirent douze paniers avec les morceaux des cinq pains d’orge qui étaient restés à ceux qui avaient mangé. 

La pêche miraculeuse

Lc 5,8-9 Simon Pierre tomba aux genoux de Jésus en disant : ” Seigneur, éloigne-toi de moi, car je suis un coupable. ”  C’est que l’effroi l’avait saisi, lui et tous ceux qui étaient avec lui, devant la quantité de poissons qu’ils avaient pris ; 

Les statues

pieta

La Bible ne rapporte pas cet épisode mais il est probable que Marie ait été présente au pied de la croix lorsque Joseph d’Arimathée en fit descendre le corps de Jésus.

Ici s’exprime la douleur de tout parent face au drame de la mort d’un enfant.

Gisant de Ste Thérèse

Marie-Françoise Thérèse Martin, en religion sœur Thérèse de l’Enfant Jésus et de la Sainte-Face, également connue sous les appellations sainte Thérèse de Lisieuxsainte Thérèse de l’Enfant-Jésus ou encore la petite Thérèse, est une reliogieuse carmélite française née à Alençon dans l’Orne en France le 2 janvier 1873 et morte à Lisieux en France le 30 septembre 1897.

Considérée par Pie XI comme l’« étoile de son pontificat », elle est béatifiée et canonisée dès 1925. Religieuse cloîtrée, elle est paradoxalement déclarée sainte patronne des missions et, avec Jeanne d’Arc, canonisée en 1920, proclamée « Patronne Secondaire de la France». Enfin, elle est proclamée Docteur de l’Église par Jean-Paul II en 1997 pour le centenaire de sa mort.

St Antoine de Padoue

Fernando Martins de Bulhões, en religion Frère Antoine, né en 1195 à Lisbonne et mort le 13 juin 1231 près de Padoue (Italie) est un prêtre franciscain, maître de doctrine spirituelle, prédicateur de renom et thaumaturge, qui fut canonisé en 1232, moins d’un an après sa mort, et déclaré docteur de l’Église en 1946. 

Les récits le concernant contiennent de nombreux épisodes surnaturels, comme sa faculté de bilocation, celle de se faire entendre et comprendre des poissons, ou l’épisode selon lequel il aurait une nuit tenu l’Enfant Jésus dans ses bras.

Il est souvent invoqué pour retrouver ce qui est perdu…

Archange Michel et Ste Jeanne d’Arc

Entre 1870 et 1914, lorsque l’Alsace et la Lorraine étaient annexées à l’Allemagne, le culte de Jeanne d’Arc _ celle qui avait chassé l’envahisseur Anglais _ c’est très largement répandu en France. Jeanne est généralement associée à l’archange Michel car c’est à lui (ainsi qu’aux Stes Catherine et Marguerite) que Jeanne attribue la voix céleste lui ayant demandé d’être pieuse, de libérer le royaume de France de l’envahisseur et de conduire le dauphin sur le trône.

Jeanne est née vers 1412 à Domrémy. et est morte sur le bûcher le 30 mai 1431 à Rouen. 

Elle sera béatifiée en 1909 puis canonisée en 1920 et déclarée patronne secondaire de la France.

Statue de Jeanne: Jeanne brandit l’épée à la manière d’une croix _elle n’a probablement jamais combattu elle-même directement à l’épée; à ses pieds, son étendard, blanc (couleur du roi) et marquée des mots “Jhésus Maria”

Statue de l’archange Michel:

Ap 12,7 Michaël et ses anges combattirent contre le dragon

Pierre et Paul

Pierre et Paul sont considérés comme les 2 colonnes de l’Église, l’un apôtre des juis et l’autre des païens. Ils ont tous les deux subis le martyre à Rome. Tous 2 sont associés lors d’une même fête le 29 juin.

Statue de Pierre:  2 clefs.

Mt 16,18-19 Tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Église, et la Puissance de la mort n’aura pas de force contre elle. 
[19] Je te donnerai les clés du Royaume des cieux ; tout ce que tu lieras sur la terre sera lié aux cieux, et tout ce que tu délieras sur la terre sera délié aux cieux. 

la ceinture évoque le martyre de Pierre. 

Jn 21,18 En vérité, en vérité, je te le dis, quand tu étais jeune, tu nouais ta ceinture et tu allais où tu voulais ; lorsque tu seras devenu vieux, tu étendras les mains et c’est un autre qui nouera ta ceinture et qui te conduira là où tu ne voudrais pas. 

Statue de Paul: l’épée évoque à la fois la langue acérée de Paul pour annoncer l’Évangile et l’épée qui lui a tranchée la tête.

Ep 6-16-17 Prenez surtout le bouclier de la foi, il vous permettra d’éteindre tous les projectiles enflammés du Malin. Recevez enfin le casque du salut et le glaive de l’Esprit, c’est-à-dire la parole de Dieu. 

La sainte famille : Jésus, Marie et Joseph

Joseph

Bien que charpentier, Joseph porte ici un manteau royal pour évoquer son ascendance davidique. Il port aussi un lys, symbole de pureté.

Marie

Marie est ici représentée de manière allégorique.

une couronne sur la tête: elle est la 1ère parmi les saints du ciel, comme une reine

sous ses pieds un serpent: elle est la nouvelle Eve, ayant résisté (par grâce spéciale de Dieu) au péché

un Sacré-Cœur: Marie nous montre que nous pouvons nous associer au cœur très aimant de Dieu

Ste Anne avec Marie

La Bible ignore les parents de Marie, connus par la Tradition comme Anne et Joachim.

Anne aurait appris à Marie à prier et à lire. Ici, les chiffres romains sur le livre font références aux 10 commandements.

Ste Thérèse de l’Enfant Jésus 1873-1897

Sainte Thérèse: statue signé Jean-Jacques KAAFFI ?

Thérèse Martin (en religion sœur Thérèse de l’Enfant Jésus et de la Sainte Face, plus connue sous l’appellation de sainte Thérèse de Lisieux ou de sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus ou la petite Thérèse), fut une religieuse canonisée.
Fille de Louis et Zélie Martin, elle perdit sa mère à l’âge de quatre ans et demi. Elle fut élevée par ses sœurs aînées Marie et Pauline, jusqu’à leur entrée au carmel de Lisieux. Elle aussi ressentit très tôt un appel à la vie religieuse. Surmontant les obstacles, elle entra au carmel de Lisieux à 15 ans. Après neuf années de vie religieuse, elle mourut de la tuberculose à l’âge de 24 ans.

Le retentissement de ses publications posthumes, dont Histoire d’une âme publiée peu de temps après sa mort, en fit l’une des plus grandes saintes du XXe siècle. Elle fut rapidement béatifiée (1923) et canonisée (1925) puis déclarée sainte patronne des missions (1927) et sainte patronne secondaire de la France avec Jeanne d’Arc (1944). La dévotion à sainte Thérèse s’est développée partout dans le monde.

La nouveauté de sa spiritualité, appelée la théologie de la « petite voie », a inspiré nombre de croyants. Elle propose de rechercher la sainteté, non pas dans les grandes actions, mais dans les actes du quotidien même les plus insignifiants, à condition de les accomplir pour l’amour de Dieu. En 1997, le pape Jean-Paul II a fait d’elle le 33e docteur de l’Église, reconnaissant par-là même l’exemplarité de sa vie et de ses écrits.

Le mobilier

La table de la Parole et de l’eucharistie

Dieu se donne en nourriture spirituelle par sa Parole (la Bible proclamée et commentée) et dans l’eucharistie (le Pain et le Vin consacré et devenu Corps et  Sang de Jésus).

La Parole est proclamée depuis l’ambon puis le livre des Évangiles est exposé sur un pupitre.

L’autel en bois verni a été exécuté dans l’atelier municipal de Miquelon par M. Désiré BRIAND entre 1965 et 1970 du temps du curé Armand LUX.

Le Tabernacle

A l’eucharistie, le Pain consacré devient véritablement le Corps du Christ Jésus (tout en restant en apparence du pain).

S’il n’est pas entièrement consommé lors de la messe, il est conservé pour les messes suivantes, pour être porté aux malades, pour la vénération des fidèles, dans un coffret appelé Tabernacle. Le mot Tabernacle renvoie à la Tente de la Rencontre du temps de l’Exode des juifs dans la désert avec Moïse.

Une lumière rouge indique que la réserve est en service, que Dieu est présent.

Le tabernacle est ici à double ouverture. L’une donne sur l’église et porte un motif représentant une colombe, symbolisant l’Esprit Saint, invoqué à l’eucharistie dans la prière dite d’épiclèse.

Sanctifie ces offrandes
  en répandant sur elles ton Esprit;
  qu’elles deviennent pour nous
  le corps et le sang
  de Jésus, le Christ, notre Seigneur.

L’autre donne sur la sacristie et représente un agneau et une croix, symbolisant le Christ Jésus. 

  Heureux les invités au repas du Seigneur!
  Voici l’Agneau de Dieu
  qui enlève le péché du monde.

Le baptistère

Mc 16,15-16 Et il leur dit : ” Allez par le monde entier, proclamez l’Évangile à toutes les créatures. Celui qui croira et sera baptisé sera sauvé,

Baptiser signifie plonger dans l’eau. L’eau est amphibologique, symbole à la fois de vie et de mort (déluge); le baptème est une mort au péché et une naissance à la vie nouvelle d’enfant de Dieu.

Le cierge pascal nous rappelle que Dieu est lumière et que cette lumière, reçue au baptème, nous avons à la faire briller.

Le baptistère ou fonds baptismaux

Le couvercle est en bois à l’extérieur et en cuivre à l’intérieur.

Il recouvre 2 cuves emboîtées l’une dans l’autre: celle du dessus en cuivre (étamé à l’intérieur) repose sur une autre dont l’intérieur est en bois et l’extérieur en cuivre.

Quant au pied, il est en bois massif tiré d’un pressoir et taillé en forme d’ Y

le tout a été fait à la main en Alsace dans les années 1965-1970.

Le confessionnal

Tite 3,4-5 Mais lorsque se sont manifestés la bonté de Dieu notre Sauveur et son amour pour les hommes, [5] il nous a sauvés non en vertu oeuvres que nous aurions accomplies nous-mêmes dans la justice, mais en vertu de sa miséricorde, par le bain de la nouvelle naissance et de la rénovation que produit l’Esprit Saint. 

Ce pardon donné, l’Église nous offre un sacrement pour le recevoir, la confession ou réconciliation.

Sur la porte le monogramme IHS:

IHS peut être l’acronyme de IESUS HOMINUM SALVATOR (« Jésus, Sauveur des hommes »), IESUM HABEMUS SOCIUM (« Nous avons Jésus pour compagnon ») ou encore IESUS, HOMO, SALVATOR (« Jésus, Homme, Sauveur ») 

cependant, surmonté d’une croix comme ici, c’est plutôt une version abrégée du IHSV  « IN HOC SIGNO VINCES » de l’empereur Constantin (« Par ce signe tu vaincras », mots que Constantin affirme avoir entendus avant la bataille du pont de Milvius, en 312, suivis d’une vision d’une Croix dans le ciel).

Ex-voto de bateau

Frégate du type de la “Bellone” dont les disciplinaires ont contribué à la construction de l’église.

Le bénitier

la coutume veut que l’on se signe avec l’eau bénite qui rappelle notre baptême en entrant dans l’église.

La croix

La grande croix de la nef faisait autrefois face à la chaire (aujourd’hui détruite) depuis laquelle s’exprimait le prêtre.

Autour de la croix, 2 plaques font mémoire des morts pour la France pendant la 1ère Guerre mondiale. 

Siège de présidence

Le chemin de croix

Le chemin de croix est une prière populaire évoquant la Passion de Jésus.

Jn 15,12-13 aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés. 
Nul n’a d’amour plus grand que celui qui se dessaisit de sa vie pour ceux qu’il aime. 

1ère station: Jésus est condamné à mort.

Mc 15,15 Pilate, voulant contenter la foule, leur relâcha Barabbas et il livra Jésus, après l’avoir fait flageller, pour qu’il soit crucifié. 

2ème station: Jésus chargé de sa croix

Jn 19,17 Portant lui-même sa croix, Jésus sortit

3ème station: Jésus tombe pour la 1ère fois

4ème station: Jésus rencontre sa mère.

5ème station: Jésus aidé par Simon

Lc 23,26 ils prirent un certain Simon de Cyrène qui venait de la campagne, et ils le chargèrent de la croix pour la porter derrière Jésus.

6ème station: Véronique essuie la Ste Face

Selon la légende, le visage de Jésus serait resté marqué sur le tissus (cf. le mandylion).

7ème station: Jésus tombe pour la 2ème fois

8ème station: Jésus console les Stes femmes.

Lc 23,28 Jésus se tourna vers elles et leur dit : ” Filles de Jérusalem, ne pleurez pas sur moi, mais pleurez sur vous-mêmes et sur vos enfants.

9ème station : Jésus tombe pour la 3ème fois

La triple chute de Jésus répond symboliquement au triple reniement de Pierre.

Jn 13,38 En vérité, en vérité, je te le dis, trois fois tu m’auras renié avant qu’un coq ne se mette à chanter. ” 

10ème station: Jésus dépouillé de ses vêtements

Jn 19,23 Lorsque les soldats eurent achevé de crucifier Jésus, ils prirent ses vêtements et en firent quatre parts, une pour chacun.

11ème station: Jésus cloué sur la croix

Mc 15,25 Il était neuf heures quand ils le crucifièrent. 

12ème station: Jésus meurt sur la croix

Jn 19,26 Voyant ainsi sa mère et près d’elle le disciple qu’il aimait, Jésus dit à sa mère : ” Femme, voici ton fils. ” 

13ème station: Jésus descendu de la croix

Jn 19,38 Après ces événements, Joseph d’Arimathée, qui était un disciple de Jésus mais s’en cachait par crainte des Juifs, demanda à Pilate l’autorisation d’enlever le corps de Jésus. Pilate acquiesça et Joseph vint enlever le corps. 

Le chemin de croix préfère montrer Marie recevant le cadavre de son fils: ce qu’on appelle une pieta.

14ème station: Jésus mis au tombeau

Lc 23,21 (Joseph)  le descendit de la croix, l’enveloppa d’un linceul et le déposa dans une tombe taillée dans le roc où personne encore n’avait été mis.

Les cloches

“Je m’appelle Marie-Jeanne.
J’ai pour parrain Jean-Paul POULAR
et pour marraine Rolande DETCHEVERRY
j’ai été offerte par le père Frédérique HEUDES
curé de Miquelon de pour ses cinquante ans de prêtrise.”
1988

Elle est signée “BOLLEE Maître fondeur à Orléans FRANCE”.
https://www.bolleefonderie.fr

Fondues pour la paroisse de Miquelon, les 2 plus anciennes ont été consacrées le 1er février 1931, sous le pontificat de PIE XI, Mgr Ch. HEITZ étant Préfet Apostolique des Iles de Saint-Pierre-et-Miquelon, le révérend père VAULOUP étant curé de la paroisse.
Elles sont dénommées VICTORIA-BLANCHE et CLEMENT-AMELIE,
de leurs parrains et marraines:
Victor & Blanche DETCHEVERRY
Clément POIRIER & Amélie CORMIER

“S G Mgr CH. HEITZ
préfet apostolique
R.P. LAVOLÉE
curé de Miquelon

à Villedieu, CORNILLE, HARVARD”

http://cornille-havard.com/