Hommage à notre amie Annie Wellens

Au nom du centre culturel diocésain Jean-Baptiste Souzy où nous sommes plusieurs à avoir eu la chance de travailler avec Annie sur divers projets, je me permets de vous partager ces quelques mots.


Annie, son regard sur le monde n’était pas celui de l’indignation ou d’une acceptation de l’inéluctable mais bien celui d’une sorte de révolte contre l’inertie du monde, une « insurrection » permanente pour faire bouger les lignes et les châteaux réservés. Elle comprenait que le monde et ses embarras, les blocages, les bastions imprenables pouvaient et devaient être accompagnés pour être conquis.
Son humour offusqué nous lançait sur les pistes d’un problème, le scandale d’une question qu’elle nous présentait comme important et nécessaire à résoudre. Et que l’on ne devait en atteindre la conclusion ou de définitives synthèses mais qu’on se devait de créer des liaisons, des rapports entre les gens et les faits pour être au cœur du sujet.


Il fallait alors ouvrir une clairière de lucidité, dégager les pistes de réflexion, d’action et de médiation vers un public fidèle et élargi. Trouver les intervenants compétents, présenter les pistes, les choix à faire pour la présentation de la soirée en vue d’enrichir les apports et le savoir pour une forme de vie éclairée de valeurs spirituelles et éthique communes. Arriver à jouer le rôle de passeur, d’informateur pour donner envie de découvrir, de partager et d’agir pour une vie meilleure : soif de transmettre et d’apprendre, telle est la mission qu’Annie avait pour elle-même et pour les autres dans ce travail de préparation des soirées des Forum de Souzy.


Toujours dans une grande humilité, elle était attentionnée à chacun et avait toujours le mot juste. La profondeur et la pertinence de ses partages, la richesse souvent inattendue de ses lectures et son carnet d’adresse nous manqueront.

La dernière conférence de mai dernier à laquelle elle avait largement collaboré avait pour thème : Espérer dans la Résurrection. Cette espérance nous aide à surmonter la grande tristesse qui nous envahit ces jours-ci. Annie était sans cesse dans le partage et elle aimait la convivialité simple et fraternelle. On savait son ancrage ancestral dans le marais et sur les rives de la Sèvre. Désormais on passera autrement à Marans en pensant à tout ce qu’elle nous a apporté.