D’être ici à Lourdes où des pèlerins du monde entier viennent confier à Jésus par Marie leurs souffrances, physiques, psychologiques ou spirituelles. Ici, la fragilité n’est pas cachée, elle devient le lieu d’une rencontre sacrée. Cette année, le thème du Sanctuaire reprend la salutation de l’Ange Gabriel à Marie : « Je te salue, comblée de grâce, le Seigneur est avec toi » (Lc 1, 28). Il met en lumière cet admirable échange entre deux regards, celui du messager du Seigneur et celui de Marie. Dans ce face-à-face, l’humilité et la générosité d’une jeune fille permettent à Dieu d’accomplir son œuvre de salut. Marie ne garde pas le Seigneur pour elle, mais l’offre au monde en disant à chacun de nous : « Le Seigneur est avec toi. » Cette vérité fonde notre dignité de personne. Et ici, Marie regarde chacun de nous comme une personne unique, ainsi qu’en témoigne sainte Bernadette lors des apparitions de la Grotte. Ce regard maternel nous redit que personne n’est invisible aux yeux de Dieu. A l’heure où certaines sociétés tendent à détourner leurs regards et à fermer les yeux sur la dignité de la vie humaine, « il est urgent d’entretenir en nous et chez les autres, un regard contemplatif. (…) C’est un regard de celui qui voit la vie dans sa profondeur, en saisit les dimensions de gratuité, de beauté, d’appel à la liberté et à la responsabilité. C’est le regard de celui qui ne prétend pas se faire le maître de la réalité, mais qui l’accueille comme un don, découvrant en toute chose le reflet du Créateur et en toute personne son image vivante (Gn 1, 27 ; Ps 8, 6). Ce regard (…) est disposé à percevoir dans le visage de toute personne une invitation à la rencontre, au dialogue, à la solidarité », pour que le monde ait la vie. Dans le dialogue de l’Annonciation, alors que le Seigneur pose sur elle son regard, Marie découvre qu’elle est l’élue de Dieu. Mais au cœur de cette rencontre, c’est chacun de nous qui se découvre personnellement appelé et profondément destiné à l’Amour de Dieu qui est source de vie. Je sais que pour certains d’entre vous, en raison de pathologies particulières et de douleurs parfois terribles, l’horizon peut apparaître sombre, incertain, sans issues. Mais aucune loi humaine ne doit vous faire perdre la certitude de votre dignité. Au contraire, c’est au nom de cette dignité inaliénable de la personne humaine que la tentation de donner la mort sous couvert de fausse compassion doit être fermement rejetée. Il est impossible de considérer comme normal de donner la mort. Ce qui est légal n’est pas nécessairement moral. En ce sens, je vous invite d’une part à développer sans relâche les structures de soins palliatifs et de recherche ; d’autre part à accompagner avec la tendresse les malades, comme ici à Lourdes où médecins, infirmiers, brancardiers, aumôniers, équipes pastorales des malades et tant d’autres encore exercent leur vocation au service de la dignité de la personne humaine, pour que le monde ait la vie. En soignant les corps, vous pansez aussi les âmes. Chers frères et sœurs malades, je tiens à vous dire : vous n’êtes pas un poids, vous êtes le cœur battant de notre humanité et un trésor précieux pour l’Eglise. Je porte dans la prière les épreuves que vous traversez. Je vous confie tous à l’amour maternel de la Mère du Seigneur, en lui demandant de vous obtenir les consolations de son fils Jésus. Que Dieu vous bénisse et vous protège ! ».
Articles tirés du Journal Paroissial de Limoges publiés dans l’ARC EN CIEL :
Vivre en chrétien dans les camps
Rencontre avec une responsable d’agence dePF
Autour de nous
Des obsèques sans prêtres
Je crois à la résurrection de la chair
L’Adoration en Liturgie
Célébrations du mois
quand disparaissent les plus anciens article tiré du N° de novembre 2025 « Le Journal Paroissial »
*Ce que nous avons vécu en Octobre. *Ce que nous allons vivre en SeptembrePour avoir accès à tous les articles, et Evènements vécus (baptêmes, Mariages, obsèques) vous abonner au journal papier, à la maison paroissiale
Discours de mon président de l’Hospitalité devant le Pape cet après-midi Invitation Chorale à La Croix Comtesse le 7 Novembre Toiture de la Maison paroissiale.
Quand disparaissent les plus anciens
Présents dans le souvenir, dans nos mémoires et dans la foi, ils ne disparaissent jamais complétement… Souvenons-nous
Il y a quelques semaines, j’ai appris avec beaucoup de tristesse, le décès, au seuil de ses 101 ans, d’une personne que j’ai très bien connue. Bien entendu, le grand âge rendait cette issue inéluctable. Mais ce qui m’a frappé, ce sont les conditions dans lesquelles partent le plus souvent, les plus anciens d’entre nous. Pour cette dame, enseignante pendant plus de quarante ans dans un lycée auvergnat, cette disparition semblait s’être accomplie dans le sens premier du terme. Elle avait disparu progressivement de la vie de tous ceux qui l’avaient côtoyée.
La retraite isole de la vie professionnelle, puis l’âge et l’affaiblissement des capacités de mouvement isolent du monde extérieur n’offrant que quelques visites liées aux soins et aux repas… Trop isolée, ses enfants avaient installé leur mère dans une maison de retraite plus proche de chez eux, dans le midi, accentuant son isolement par rapport à sa région d’origine, mais facilitant les visites quotidiennes.
Paul Busuttil, rédacteur JP, maître de conférences honoraire, Paris
Sommaire : Editorial. 2-3. Vivre en chrétien dans les camps. Rencontre avec une responsable d’une agence de Pompes Funèbres. 4-5. Autour de nous. 6-7. Des obsèques sans prêtres. Je crois à la résurrection de la chair. L’adoration en liturgie. Célébrations du mois.
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Paroisse Saint-Jean-Baptiste, secteur de Loulay, paroisse d’Aulnay de Saintonge
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