Le projet de loi bioéthique revient en deuxième lecture à l’Assemblée nationale, d’abord en commission spéciale bioéthique puis en session plénière.

Origine du projet de loi

Le texte avait été présenté au Conseil des ministres du 24 juillet 2019 par Madame Nicole Belloubet, garde des Sceaux, ministre de la justice, Madame Agnès Buzyn, ministre des solidarités et de la santé et Frédérique Vidal, ministre de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation.

Adopté en première lecture en octobre 2019 après quatre-vingts heures de discussions, le projet de loi bioéthique sera examiné en deuxième lecture à l’Assemblée dès le 6 juillet 2020. Ce projet de loi concrétise la promesse de campagne d’Emmanuel Macron d’ouvrir la procréation médicalement assistée (PMA) à toutes les femmes.

Un projet de loi à hauts risques

  • Une procréation toujours plus artificielle aboutissant à une remise en cause de droits de l’enfant et un bouleversement de la filiation.
  • Une pression vers plus de sélection des générations futures (eugénisme), à travers la multiplication des diagnostics pré-nataux, avec à la clé des risques de discriminations génétiques et de stigmatisation accrue du handicap.
  • Franchissement de lignes rouges graves autour de la manipulation de l’humain, avec la perspective d’ouverture à des modifications génétiques de l’embryon humain, mais aussi l’autorisation de la création de chimères mélangeant des cellules animales avec des cellules humaines.
Projet de loi bioéthique : le point de vue de l’Église catholique

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