Homélie de Mgr Georges Colomb, lors de la messe du pèlerinage diocésain à PONS – prière pour les vocations
Samuel 1, 20- 22.24-28.  Psaume U2. Évangile : saint-Luc

1) Chez mon père.  2) a la disposition du Seigneur tous les jours de sa vie

1) chez mon père
Marie et Joseph sont surpris, affolés. Ils ont perdu Jésus et lui naturellement leur répond ” il me faut être chez mon père, ne le saviez-vous pas ?”. Beau témoignage de l’incarnation du verbe divin qui se fait homme en Jésus Christ, beauté de la curiosité de l’enfant qui recherche Dieu, qui écoute les docteurs.

Il est difficile de parler de la vocation de Jésus, car il est Dieu, mais il est normal d’en parler parce qu’il est homme !

Joseph et Marie connaissent les mêmes questions que tous les parents, les mêmes angoisses. Ils voudraient bien garder l’enfant Jésus pour eux et lui, leur rappelle leur vocation de parents : élever, éduquer, faire grandir, pour que l’enfant, devenu adolescent puis adulte, soit chez son père. Au bout de trois jours, Marie et Joseph sont frappés d’étonnement. Jésus, vrai Dieu et vrai homme, leur fait part de sa nature divine. Ils ne comprennent pas. Marie médite les évènements dans son coeur.

2) La prophétesse Anne apporte la réponse.
Elle a bénéficié, avec son époux  Elcana, de la grâce de Dieu. Ils ont accueilli le jeune Samuel dans leur famille. Ils sont reconnaissants à Dieu et donnent à l’enfant sa liberté. Le livre de Samuel nous présente le récit de cet appel respectueux de la liberté du jeune Samuel. C’est une invitation pour nous, pour les parents, à rendre grâce à Dieu, à savoir reconnaître, tout spécialement dans nos vies, dans la vie conjugale et familiale, pour les couples, les grâces faites par le Seigneur. La vie est un don de Dieu, la vie physique, mais aussi la vie de l’esprit. Nous ne sommes pas seulement des corps capables de se mouvoir, nous sommes aussi des esprits, nous avons une âme. “Mon âme s’épuise à désirer les parvis du Seigneur, mon coeur et ma chair sont un cri vers le Dieu vivant”. Si la vie est un don reçu, la vie aussi peut être donnée à son tour. Samuel en est l’illustration. Notre Seigneur en est l’illustration parfaite. Il est le don incarné. Il nous suffit, comme Saint-François d’Assise, de contempler la croix pour recevoir le plus bel enseignement qui soit. Il faut accepter, comme le firent Joseph et Marie, de ne pas comprendre. L’enfant est une promesse, l’enfant est un mystère qui invite les parents à la méditation, qui invite les parents à garder les mystères, à garder dans leur coeur les secrets de l’enfant, à les présenter à Dieu dans la prière…

Soyez à l’écoute, chers jeunes, Le Seigneur appelle aujourd’hui comme hier…