Le Carême avec Dilexi Te – Premier dimanche

20 Fév 2026

Poursuivons notre temps du carême avec Léon XIV et son exhortation apostolique :

Dilexi te, Je t’ai aimé.

Pour ce premier dimanche de carême, découvrez le témoignage de Nicole, responsable de la Soupe de Grand-Mère et du groupe Diaconia à La Rochelle.

Parole de Dieu

En ce temps-là, Jésus fut conduit au désert par l’Esprit pour être tenté par le diable. Après avoir jeûné quarante jours et quarante nuits, il eut faim. Le tentateur s’approcha et lui dit :« Si tu es Fils de Dieu, ordonne que ces pierres deviennent des pains. » Mais Jésus répondit : « Il est écrit : L’homme ne vit pas seulement de pain, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu. »

(Mt 4, 1-4)

Prière

Seigneur Jésus,

Tu as enseigné les foules, et tu les as rassasiées en multipliant les pains lorsqu’elles avaient faim.

Apprends-nous à aller vers ceux qui ont faim, pour les servir et être auprès d’eux un signe de la compassion de Dieu.

Apprends-nous à leur donner du pain, mais aussi du temps, des sourires, des paroles, de l’amitié.

Apprends-nous à nous nourrir de ta Parole pour pouvoir la partager à ceux qui nous entourent.

Apprends-nous aussi à écouter les plus pauvres et à accueillir ce que Tu veux nous donner à travers eux.

Apprends-nous à reconnaître ta présence dans chacun des plus pauvres que nous rencontrerons.

Amen

Dilexi Te

Les plus pauvres ne sont pas seulement objet de notre compassion, mais des maîtres d’Évangile. Il ne s’agit pas de “leur apporter” Dieu, mais de le rencontrer en eux. Servir les pauvres n’est pas un geste à faire du haut vers le bas, mais une rencontre entre égaux où le Christ est révélé et adoré.  

Léon XIV, §79

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Pour aller plus loin…

Les pauvres sont la chair même du Christ

Pour nous chrétiens, la question des pauvres nous ramène à l’essentiel de notre foi. L’option préférentielle pour les pauvres, c’est-à-dire l’amour de l’Église envers eux, comme l’enseignait saint Jean-Paul II, « est capitale et fait partie de sa tradition constante, la pousse à se tourner vers le monde dans lequel, malgré le progrès technique et économique, la pauvreté menace de prendre des proportions gigantesques ». La réalité est que, pour les chrétiens, les pauvres ne sont pas une catégorie sociologique, mais la chair même du Christ. En effet, il ne suffit pas d’énoncer de manière générale la doctrine de l’incarnation de Dieu. Pour entrer véritablement dans ce mystère, il faut préciser que le Seigneur s’est fait chair, qu’il a faim, qu’il a soif, qu’il est malade et emprisonné. « Une Église pauvre pour les pauvres commence par aller vers la chair du Christ. Si nous allons vers la chair du Christ, nous commençons à comprendre quelque chose, à comprendre ce qu’est cette pauvreté, la pauvreté du Seigneur. Et cela n’est pas facile ».

Léon XIV, §110

La pire discrimination dont souffrent les pauvres est le manque d’attention spirituelle

Nous ne parlons pas seulement de l’assistance et du nécessaire combat pour la justice. Les croyants doivent rendre compte d’une autre forme d’incohérence à l’égard des pauvres. En vérité, « la pire discrimination dont souffrent les pauvres est le manque d’attention spirituelle […]. L’option préférentielle pour les pauvres doit se traduire principalement par une attention religieuse préférentielle et prioritaire ».

Or cette attention spirituelle aux pauvres est remise en question par certains préjugés, y compris chez les chrétiens, parce que nous nous sentons plus à l’aise sans les pauvres. Certains continuent à dire : “Notre tâche est de prier et d’enseigner la vraie doctrine”. Mais, en dissociant cet aspect religieux de la promotion intégrale, ils ajoutent que seul le gouvernement devrait s’occuper d’eux, ou qu’il vaudrait mieux les laisser dans la misère, en leur apprenant plutôt à travailler. Quelques fois, on adopte des critères pseudo-scientifiques pour affirmer que la liberté du marché conduira spontanément à la solution du problème de la pauvreté. Ou même on choisit une pastorale des soi-disant élites, en soutenant qu’au lieu de perdre son temps avec les pauvres, il vaut mieux prendre soin des riches, des puissants et des professionnels afin qu’à travers eux l’on puisse parvenir à des solutions plus efficaces. Il est facile de saisir la mondanité qui se cache derrière ces opinions : elles nous conduisent à regarder la réalité au moyen de critères superficiels et dépourvus de toute lumière surnaturelle, en privilégiant des fréquentations qui nous rassurent et en recherchant des privilèges qui nous arrangent.

Léon XIV, §114

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