Le Carême avec Dilexi Te – Mercredi des Cendres

18 Fév 2026

Le 9 octobre 2025, le pape Léon XIV a publié sa première exhortation apostolique :

Dilexi te, Je t’ai aimé.

C’est avec cette lettre « sur l’amour envers les pauvres » que le diocèse de La Rochelle vous propose de marcher, tout au long de ce temps du carême, pour apprendre à reconnaître le Christ en nos frères et sœurs les plus pauvres, pour mieux les aimer et à les servir, et pour convertir nos coeurs.

Chaque semaine, retrouvez sur ce site, sur les réseaux sociaux et dans la newsletter du diocèse des témoignages, des extraits de l’exhortation et des textes pour prier.

Bon et saint temps du carême !

Belle montée vers Pâques !

Pour ce Mercredi des Cendres, découvrez le témoignage de Michel, bénévole du Secours Catholique qui participe aux maraudes auprès des personnes qui vivent dans la rue à Saintes.

Parole de Dieu

Ainsi, quand tu fais l’aumône, ne fais pas sonner la trompette devant toi, comme les hypocrites qui se donnent en spectacle dans les synagogues et dans les rues, pour obtenir la gloire qui vient des hommes. Amen, je vous le déclare : ceux-là ont reçu leur récompense. Mais toi, quand tu fais l’aumône, que ta main gauche ignore ce que fait ta main droite, afin que ton aumône reste dans le secret ; ton Père qui voit dans le secret te le rendra.

(Mt 6, 2)

Prière

Seigneur Jésus,
Tu es né dans la pauvreté, fais-toi proche aujourd’hui de tous ceux qui vivent dans la rue, soutiens-les dans les moments difficiles, donne leur l’espérance que Tu es toujours avec eux.
Tu as rencontré tout au long de ta vie ceux qui étaient rejetés, soutiens aujourd’hui les femmes et les hommes qui leur portent assistance et qui œuvrent pour améliorer leurs conditions de vie.
Tu es venu en aide à ceux qui souffraient, donne à tous les chrétiens d’aujourd’hui de s’engager concrètement au service des plus pauvres et de voir en eux des frères, des sœurs.
Fais de nous des bons samaritains pour notre temps, s’engageant sans compter pour un monde plus juste.
Amen.

Dilexi Te

La sainteté chrétienne fleurit souvent dans les lieux les plus oubliés et les plus blessés de l’humanité. Les plus pauvres parmi les pauvres – ceux qui manquent non seulement de biens, mais aussi de voix et de reconnaissance de leur dignité – occupent une place spéciale dans le cœur de Dieu. Ils sont les préférés de l’Évangile, les héritiers du Royaume (cf. Lc 6, 20). C’est en eux que le Christ continue de souffrir et de ressusciter. C’est en eux que l’Église retrouve sa vocation à montrer sa réalité la plus authentique.

Léon XIV, §76

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Pour aller plus loin…

Il est nécessaire que tous nous nous laissions évangéliser

Dans cette perspective, il apparaît clairement qu’ « il est nécessaire que tous nous nous laissions évangéliser » par les pauvres, et que nous reconnaissions tous « la mystérieuse sagesse que Dieu veut nous communiquer à travers eux ». Ayant grandi dans une extrême précarité, apprenant à survivre dans les conditions les plus défavorables, faisant confiance à Dieu avec la certitude que personne d’autre ne les prend au sérieux, s’aidant mutuellement dans les moments les plus sombres, les pauvres ont appris beaucoup de choses qu’ils gardent dans le mystère de leur cœur. Ceux d’entre nous qui n’ont pas connu les expériences similaires d’une vie vécue à la limite ont certainement beaucoup à recevoir de cette source de sagesse qu’est l’expérience des pauvres. Ce n’est qu’en mettant en relation nos plaintes avec leurs souffrances et leurs privations que nous pouvons recevoir une réprimande qui nous invite à simplifier notre vie.

Léon XIV, §102

Que fit le bon Samaritain ?

Et cela nous fait beaucoup de bien de découvrir que cette scène du bon Samaritain se répète encore aujourd’hui. Rappelons-nous une situation actuelle : « Quand je rencontre une personne dormant exposée aux intempéries, dans une nuit froide, je peux considérer que ce tas est un imprévu qui m’arrête, un délinquant désœuvré, un obstacle sur mon chemin, un aiguillon gênant pour ma conscience, un problème que doivent résoudre les hommes politiques, et peut-être même un déchet qui pollue l’espace public. Ou bien je peux réagir à partir de la foi et de la charité, et reconnaître en elle un être humain doté de la même dignité que moi, une créature infiniment aimée par le Père, une image de Dieu, un frère racheté par Jésus-Christ. C’est cela être chrétien ! Est-il possible de comprendre la sainteté en dehors de cette reconnaissance vivante de la dignité de tout être humain ? ». Que fit le bon Samaritain ?

Léon XIV, §106

Ne renonçons pas à l’aumône.

Il convient de dire un […]mot sur l’aumône, qui n’a pas bonne réputation aujourd’hui, souvent même parmi les croyants. Non seulement elle est rarement pratiquée, mais elle est parfois même méprisée. […] l’aide la plus importante à une personne pauvre consiste à l’aider à trouver un bon travail, afin qu’elle puisse gagner sa vie de manière plus conforme à sa dignité en développant ses capacités et en offrant ses efforts personnels. […]

Mais elle invite au moins à s’arrêter et à regarder la personne pauvre en face, à la toucher et à partager avec elle quelque chose de soi-même. […]

En tant que chrétiens, ne renonçons pas à l’aumône. Un geste qui peut être fait de différentes manières, et que nous pouvons essayer de faire de la manière la plus efficace possible, mais nous devons le faire. Et il vaudra toujours mieux faire quelque chose que ne rien faire. Dans tous les cas, cela touchera notre cœur. Ce ne sera pas la solution à la pauvreté dans le monde, qui doit être recherchée avec intelligence, lutte et engagement social. Mais nous avons besoin de nous exercer à l’aumône pour toucher la chair souffrante des pauvres.

Léon XIV, §115-119

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