Message de Mgr Colomb à l’occasion du dimanche de la santé

Publié le 6 février 2021

Dimanche de la santé – 7 février 2021

Comme chaque année nous sommes invités à prier pour et avec les personnes souffrantes, leurs familles, le personnel soignant, les bénévoles engagés dans la Pastorale de la santé, alors que l’Église célébrera le 11 février Notre-Dame de Lourdes et la Journée mondiale du malade.

En cette année 2021, toujours placée sous le signe de la pandémie mondiale qui nous tient en haleine depuis maintenant un an, c’est vers le Christ souffrant mais vainqueur du mal et de la mort et vers Marie que se tournent avec confiance nos regards.

La santé est un don reçu de Dieu et il est de notre devoir de la protéger, de la préserver, de l’entretenir et de rendre grâce.

Mais la maladie, le handicap, la vieillesse aussi, sont autant d’épreuves inévitables qui mobilisent notre charité, notre amour du prochain et qui nous provoquent à toujours plus de fraternité, une fraternité qui saisit dans un même mouvement le frère à notre porte et le frère le plus éloigné par la distance, l’âge, la culture.

C’est à cette fraternité universelle que nous invite le pape François dans l’Encyclique Fratelli Tutti. Cette fraternité universelle embrasse dans son amour les hommes, les femmes, les enfants, sans distinction d’origine, d’âge, de culture, pour ne voir en eux que le frère souffrant. Cette fraternité est celle du Christ lui-même épousant jusqu’au bout notre condition humaine pour nous ouvrir la porte de la Rédemption. Cette fraternité humaine, voilà ce qui anime les membres des équipes du Service Evangélique des malades (SEM), des aumôneries des hôpitaux, des maisons de retraite… présents dans le plus petit de nos villages comme au cœur de nos villes. Grâce à eux la personne souffrante ne se réduit pas à sa maladie ou à son handicap. Elle demeure une personne à part entière et à ce titre un être digne de respect et d’amour, un être qui compte et que nous ne saurions abandonner. Dans la relation de confiance qui se construit visite après visite, le malade, le soignant, le visiteur, cheminent sous le regard de Dieu apprenant les uns des autres à s’arrêter, à prendre le temps, à accepter notre vulnérabilité humaine, notre condition de créatures marquées par la mort et cependant déjà sauvées et ressuscitées dans le Christ Jésus.

Oui, s’approcher en vérité de celui qui souffre, de ses proches, des soignants, c’est finalement recevoir une formidable leçon de vie, d’espérance, de confiance et de sens.

Confions aujourd’hui toutes les personnes malades, handicapées, le personnel soignant qui depuis un an, s’il en était besoin, a montré dans le monde entier toute la puissance de son dévouement, leurs familles, les bénévoles qui se donnent sans compter, au Seigneur par Marie, notre Mère, qui veille sur chacun de nous comme elle l’a fait sur son Fils bien aimé. Demandons lui de soutenir notre foi, d’éclairer notre route, de nous apprendre à toujours mieux prendre soin les uns des autres, et à nous découvrir chaque jour un peu plus frères en humanité, cette humanité qu’il a plu à Dieu de sauver en Jésus-Christ.