Célébrer l’entrée en Carême

Publié le 17 février 2021

“Convertis-toi et crois à l’Évangile”.

C’est avec ces paroles que chaque fidèle est invité à vivre un temps de conversion pendant les 40 jours du Carême, à l’occasion du mercredi des Cendres.

Cette année, cette célébration aura lieu le mercredi 17 février 2021.

L’origine de cette célébration remonte au pape Grégoire le grand (fin du VI° siècle) qui décida de rajouter quatre jours au Carême pour obtenir les quarante jours de jeûne en dehors des dimanches et avança ainsi le début du Carême catholique au mercredi. Sa date change chaque année car elle dépend de la date de la fête de Pâques.

La messe des Cendres ne comporte pas de préparation pénitentielle au début de la messe, car la liturgie après l’homélie en tient lieu. La messe a les même textes liturgiques pour les années A, B et C : Joël 2/12 – 18, 2Co 5/20 – 6/2, Mt 6/1 – 18. Le texte de Joël nous invite à la conversion. L’Évangile appelle à la prière, à l’aumône et au jeûne, en montrant dans quel esprit il faut prier, jeûner et faire l’aumône (agir non pas pour être bien vu des hommes, mais sous le regard de Dieu, par amour pour lui).

Cette célébration est marqué par le geste de l’imposition des cendres.

Celui-ci est hérité de la tradition juive comme démarche de conversion. Chez les juifs, la signification des cendres sur la tête était un témoignage de pénitence, de deuil et de tristesse.

Dès le III° et le IV° siècle, l’Église faisait ce rite sur la tête des pénitents publics après avoir entendu la confession publique de leur faute, puis elle les chassait de la messe jusqu’à leur réintégration le Jeudi Saint.

Ce rite est plus ancien que l’origine du mercredi des Cendres qui remonte au pape saint Grégoire le Grand (fin du VI° siècle). Celui-ci décida de rajouter quatre jours pour avoir les quarante jours de jeûne en dehors des dimanches.

Lorsque la pénitence publique tomba en désuétude au X° siècle, les fidèles demandèrent à recevoir les cendres de la même façon pour marquer le début du carême, afin d’entrer dans une démarche de conversion. Au XIV° siècle la réception par tous les fidèles est universelle dans l’Église d’Occident.

La signification de l’imposition des cendres nous rappelle notre condition humaine : sur cette terre nous ne sommes que de passage et nous retournerons en poussière. C’est le même mot hébreu qui se traduit par cendre et par poussière. D’autre part, le rite exprime que nous sommes pécheurs, appelés à nous convertir et à distinguer dans notre vie ce qui est important et ce qui n’est que poussière. L’imposition des cendres est un geste symbolique riche de significations.

Cependant, en cette période de pandémie, la Congrégation pour le Culte divin et la discipline des sacrements a édité le 12 janvier dernier une note afin d’adapter le déroulement des célébrations paroissiale :

«Ayant dit la prière de bénédiction des cendres et après les avoir aspergés d’eau bénite sans rien dire, le prêtre, s’adressant aux présents, dit une fois pour toutes la formule telle qu’elle se trouve dans le Missel Romain: ‘’Convertissez-vous et croyez à l’Évangile’’ ou ‘’Souviens-toi que tu es poussière, et que tu retourneras en poussière’’».

Ensuite le prêtre se lave les mains et met le masque pour se protéger le nez et la bouche, puis il impose les cendres à ceux qui s’approchent de lui ou, si cela est jugé opportun, il s’approche de ceux qui se tiennent debout à leur place. Le prêtre prend les cendres et les laisse tomber sur la tête de chacun, sans rien dire.